Pakistan : une famille menacée pour avoir refusé de tuer leur fille victime d'un viol collectif.

Publié le 1 Octobre 2011

Une nouvelle preuve que la religion d'amour et de paix n'a pas le rôle civilisateur que nos dirigeants politiques s'imaginent. L'islam n'apporte pas le soutien, le pardon, la justice, l'amour et la paix. On se demande même comment l'Église catholique peut tendre la main à l'islam et chercher à tisser avec lui  des liens fraternels. L'islam, religion politique devrait au contraire lui rappeler ses "errements anciens" du temps de l'Inquisition.

Gérard Brazon

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Kainat Soomro, une jeune pakistanaise de 17 ans, est devenue une sorte de célébrité locale en raison de son combat pour obtenir justice devant les tribunaux pakistanais, un geste audacieux pour toute femme dans ce pays, sans parler d’une adolescente.

Elle se bat pour obtenir justice à la suite d’un viol collectif qu’elle affirme avoir subi il y a quatre ans à Mehar, une petite ville du Pakistan. «En revenant de l’école, je me suis arrêtée au magasin pour acheter un jouet pour ma nièce», dit-elle, en fixant le sol. «Alors que je regardais les objets, un gars a pressé un mouchoir sur mon nez. Je me suis évanouie et j’ai été kidnappée. Puis quatre hommes m’ont violée.»

Kainat dit que sa famille a refusé de la tuer malgré les pressions subies. «C'est la tradition, mais si la famille ne le permet pas, ça ne se produit pas. Mon père, mon frère et ma mère ne l’ont pas permis», dit-elle. Ayant bravé la tradition, la famille de Kainat craint désormais pour sa vie. La nouvelle maison de la famille à Karachi a été attaquée plusieurs fois.

Mais leur combat pourrait ne jamais porter fruits. Un juge local a rendu une décision défavorable à Kainat. «Il n’y a aucune preuve au dossier pour corroborer ses dires. Le seul témoignage de la victime présumée d’un viol est insuffisant», a déclaré le juge dans une décision écrite.

Un autre problème est le fait que les preuves matérielles ne sont généralement pas rercueillies dans les cas de viol au Pakistan, car la police croit rarement les victimes de viol et ne commande donc pas les kits de viol dans un délai raisonnable. Sans tests médicaux pour corroborer son témoignage, il n’y a que la parole de Kainat contre celle des violeurs présumés. Malgré sa défaite devant le tribunal local, Kainat insiste: «Je n’abandonne pas, je vais porter ma cause jusqu’à la cour suprême du Pakistan.»

Source : Refusing to Kill Daughter, Pakistani Family Defies Tradition, Draws Anger, The Atlantic, 28 septembre 2011. Traduction partielle par Poste de veille

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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