Après l'Autriche, la Grèce étudie sa sortie de l'Euro et... de l'Europe?

Publié le 16 Février 2012

Sortir de l'euro sans sortir de l'UE? Ou les deux? Les textes sont-ils si complexes? Il semble presque impossible d'y réfléchir sereinement. Evoquer ces possibilités paraissent interdites par la pensée ambiante. Selon François Asselineau président de l'Union Populaire Républicaine (UPR) les traités affirment que l'euro n'est pas la clé de la prison de l'UE, car sortir de l'euro c'est du même coup sortir de l'Union sans plus rien lui devoir. Cet article rappelle la demande de sortie de l'Union Européenne par l'Autriche.

Voir l'article sur ce blog ICI (Europe: initiative populaire,demande de référendum en Autriche pour sortir de l'union! Qui en parle en France?).

La tentation serait alors grande pour certains membres de se faire la belle.

Par François Asselineau

Ce sont deux beaux pavés dans la mare que Mme Maria Damanaki, Commissaire européenne de nationalité grecque chargée de la pêche, et Mme Neelie Kroes, Commissaire européenne de nationalité néerlandaise chargée des nouvelles technologies, viennent de lancer coup sur coup.

1) CONFIRMATION OFFICIELLE : DES PLANS DE SORTIE DE L’EURO SONT BIEN À L’ÉTUDE PAR LE GOUVERNEMENT GREC

Dans le journal grec To Vima, Mme Damanaki a révélé que la sortie de son pays de la zone euro était une possibilité à l’étude. Interrogée sur les scénarios envisagés, elle a précisé « qu’il ne s’agissait pas de simples scénarios mais de plans alternatifs. »

2) CONFIRMATION OFFICIELLE : POUR LA COMMISSAIRE NÉERLANDAISE, IL N’Y AURAIT « PAS MORT D’HOMME » SI UN ÉTAT QUITTAIT LA ZONE EURO

Dans le journal néerlandais De Volkskrant, Mme Kroes vient de déclarer qu’ « une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro ne serait pas un drame pour l’UE. Il n’y a absolument pas mort d’homme si quelqu’un quitte la zone euro. On répète toujours que si on laisse un pays partir ou qu’on lui demande de partir, l’ensemble de la structure s’effondre. Mais cela n’est pas vrai. »

On fera d’ailleurs remarquer que, si « mort d’homme » il y a, c’est bien du fait de l’euro.

On ne compte plus, en effet, les suicides de grecs ruinés et désespérés par la crise économique, monétaire, financière, morale, sociale et politique créée par la chimère criminelle de la monnaie commune européenne.

3) PANIQUE À BRUXELLES

Toutes les monnaies plurinationales de l’histoire ont toujours fini par exploser et il est toujours bien plus facile et rapide de recréer une monnaie nationale que de faire le chemin inverse.

Et il est tout à fait normal et sain que le gouvernement grec étudie un plan de sortie de ce désastre. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait, sous le sceau du secret, les gouvernements allemand et néerlandais. En revanche, il est à craindre que le gouvernement français n’a rien étudié du tout, tellement le débat chez nous fait l’objet d’une interdiction totale de pensée rationnelle.

Ce terrorisme intellectuel ne triomphe pas qu’à Paris, mais aussi à Bruxelles. Les deux déclarations de Mmes Damanaki et Kroes ont fait l’effet de deux bombes. 

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient donc d’organiser une conférence de presse en catastrophe, en allant même chercher Jacques Delors pour l’occasion, pour déclarer : « Nous voulons que la Grèce reste dans l’euro. » (Nul ne dit ce que marine Le Pen dit depuis plusieurs mois sur ce scénarios! Aurait-elle eu avec ses experts raison avant tout le monde? Il semble bien que les "populistes", les "souverainistes" les "extrèmistes de droite" soient bien plus raisonnables que les gamins au pouvoir qui font joujou avec la sécurité des peuples. ndlr Gérard Brazon)

CONCLUSION : LA TERREUR DES GARDE-CHIOURMES DE L’UE

Et pourquoi cela ?

Parce que si la Grèce décide de sortir de l’euro, les traités l’obligent à sortir de l’UE par l’application de l’article 50 du TUE. C’est la position de tous les juristes au vu des traités, c’est la position officielle de la Commission européenne elle-même, et c’est la recommandation de l’UPR pour la France.

Dès lors le dilemme des européistes serait cornélien : 

a) – soit il faudrait autoriser la Grèce à sortir de l’euro sans sortir de l’UE.

Mais cela violerait ouvertement les traités, transformerait donc l’UE en une zone de non-droit international au vu et au su de toute la planète, achevant donc de se déconsidérer mondialement, et cela ouvrirait la voie à d’autres sorties rapides de l’euro. 

b) – soit il faudrait imposer à la Grèce le respect des traités, et donc obliger la Grèce à sortir de l’UE par application de l’article 50.

Mais alors toutes les opinions publiques européennes découvrirait qu’il est en effet possible de sortir juridiquement de l’UE, conformément à cet article qui fait l’objet d’une « loi du silence » absolue en France, que seuls moi-même et l’UPR osons briser.

Cela ouvrirait alors la Boîte de Pandore et une poussé irrépressible traverserait tout le continent en faveur de cette désintégration de la prison des peuples baptisée « Union européenne ».

Dans tous les cas, les européistes sont terrorisés par une autre conséquence : c’est que la sortie de la Grèce de l’euro et de l’UE, non seulement n’apporte pas l’Apocalypse qu’ils affirment, mais apporte bien au contraire un redressement politique, économique et moral sans précédent, comme on le constate ces temps-ci en Islande.

Qu’il y ait une vie – et une vie heureuse – après la « construction européenne », c’est évidemment la preuve que les européistes refuseront avec la dernière énergie de voir se concrétiser.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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23bixente23 17/02/2012 04:44


bien que je compatisse aux malheurs des ces pauvres Grecs (après tout, LEURS malheurs sont aussi les nôtres, et on va s'en approcher de plus en plus, et de plus en plus vite, de "leurs" malheurs
!!!), c'est au final peut-être une bonne chose: si la Grèce sort de la prison UE, on peut espérer que d'autres pays suivront...


bien entendu, le "génie" français aura, comme toujours, 10 ans de retard, et à moins d'une révolution nationale avant ces 10 ans qui ferait sortir la France plus vite, je suis persuadé que
celle-ci sera parmi les derniers pays à quitter l'URSE (Union des Ripoubliques Socialistes Européennes), ne serait-ce qu'à cause de l'orgueil démesuré des
co****** qui nous ont imposé l'URSE.... de plus, contrairement à tous les peuples d'Europe, ils ont de considérables intérêts
matériels et financiers à rester dans cette prison, EUX...!

Marie-Claire Muller 16/02/2012 15:30


Nous savons que l'Allemagne fait imprimer"en secret" des Deutch mark en GBdepuis belle lurette,mais chez nous,les européistes, surtout ceux qui s'engraissent comme députés européens,ceux aux
multi mandats ,ont peur que le populo s'affranchisse,comme ceux qui l'on fait du communisme.En fait ce qui arrive à la Gréce et qui arrive à plusieurs Pays européens est peut être une chance,car
cette Europe s'est transformée  en uerss

Vanpyperzele 16/02/2012 15:25


Si la Grece sort de l'Europe,je crois que c'est un nouveau cheval de Troie pour cette Europe.Des puissances comme la Chine pourraient bien s'en accomoder.