Parisot : les entreprises risquent «l'étranglement»

Publié le 20 Juin 2012

Par Marc Landré (Figaro)

Taxe sur les dividendes distribués, hausses de cotisations, relèvement du smic, durcissement des conditions de licenciement… La présidente du Medef s'alarme des projets du gouvernement Ayrault.

«Moment historique… angoisse palpable… inquiétude immense… étranglement programmé… climat de survie… risque sur l'emploi.» Laurence Parisot a multiplié mardi matin, lors de sa conférence de presse mensuelle, les formules chocs pour alerter sur la situation de l'économie européenne en général et française en particulier. «Nous avons tous le sentiment aujourd'hui que nous vivons un moment grave, historique, un moment de vérité», a expliqué sur un ton très solennel la présidente du Medef, à son retour du sommet des responsables patronaux mondiaux - le «B20», qui s'est tenu juste avant le G20 des chefs d'État à Los Cabos, au Mexique.

S'ajoutant à l'incertitude sur l'avenir de la zone euro (et le sentiment, selon la patronne des patrons, que le Vieux Continent n'est plus un marché d'avenir pour nombre de pays étrangers), les projets de réformes économiques et sociales du gouvernement de Jean-Marc Ayrault se traduisent par «une angoisse palpable et une inquiétude immense chez tous les entrepreneurs», a ainsi insisté la patronne des patrons.

 

 

«Le nouveau gouvernement et le nouveau Parlement doivent prendre la mesure des circonstances», a martelé la présidente du Medef, dont la veste pimpante tranchait avec la dureté du discours et des messages. Pour elle, les projets du nouvel exécutif sont totalement «déconnectés de la vie de l'entreprise, de ce que peut supporter une entreprise». Et la patronne des patrons de dresser alors un tableau on ne peut plus noir de la situation. «De partout on a les mêmes informations: effondrement des marges, chute des carnets de commandes, tensions sur les trésoreries, gel des projets d'embauche, suppression des projets d'investissements… Il existe une grande part de désarroi actuellement.»

Revêtir «la PME attitude»

Si le Medef se félicite que le gouvernement soit allé moins loin que prévu dans la hausse des cotisations retraite pour financer le retour partiel à la retraite à 60 ans, Laurence Parisot considère toutefois que «c'est déjà trop». Et ce d'autant que le gouvernement ambitionne encore d'augmenter bien d'autres taxes: les cotisations accidents du travail-maladie professionnelle (AT-MP), lafiscalité sur les dividendes

«Ces augmentations ne vont pas être supportables longtemps», a prévenu la patronne des patrons pour qui tous ces prélèvements vont «toucher beaucoup de TPE-PME» déjà mal en point et font surtout «courir le risque que les investisseurs privés investissent moins ou ailleurs» à l'avenir. L'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail «assécherait» de surcroît l'économie et le coup de pouce programmé du smic, au-delà de sa revalorisation automatique, fera peser «un risque sur l'emploi», lui aussi en berne. «Nous avons peur d'un étranglement programmé», a-t-elle estimé, face à l'accumulation de nouvelles taxes à l'horizon contre les entreprises.

La patronne des patrons s'inquiète enfin de deux projets de lois en préparation au gouvernement, sur «les licenciements abusifs» (pour ne pas dire «licenciements boursiers») et sur l'obligation de «cession d'un site en cas de fermeture». Deux chantiers qui doivent relever, selon elle, de la seule négociation entre les partenaires sociaux.

«Attention à ne pas transformer notre pays en une sorte d'enclave déconnectée du reste du monde», a donc prévenu la présidente du Medef en appelant une fois de plus l'exécutif à revêtir «la PME attitude». Avant de lâcher un ultime avertissement à qui veut bien l'entendre, François Hollande en tête: «Nous sommes dans un climat de survie.»

LIRE AUSSI:

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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DURADUPIF 20/06/2012 14:54


Le MEDEF mal placé maintenant pour faire quelques commentaires alarmistes. Quand on se mèle parait-il on se démèle. Madame PARISOT aurait dû faire comme  l' ont fait tous ses prédécesseurs :
SE TAIRE. Taisez-vous Mme PARISOT !

Mascara83 20/06/2012 10:56


Tout d'abord un grand merci à Claude Germain pour ses excellents commentaires, et, notamment celui sur Mme Parizot, qui a tellement vociféré, injurié et même écrit du n'importe quoi sur MLP
!!!  Voilà, une fois de plus, "l'arroseur arrosé..."


Un grand merci également à toute l'équipe de Gérard Brazon, qui nous diffuse régulièrement de véritables informations, que ne ne lisons nulle part ailleurs, et entendons encore moins sur toutes
nos ondes radios, plus ou moins censurées et, ou à la botte des gauchos !

GERMAINE 20/06/2012 09:22


IL NE ME SEMBLE PAS AVOIR ENTENDU Mme PARIZOT s'élever contre cette nouvelle aide (prenez donc des mutuelles braves gens pour pouvoir completer ce que ne vous rembourse plus l'assurance maladie)
?



 


  


04 juin 2012



Une aide financière pour des utilitaires légers mieux équipés




Depuis le 1er juin, l’Assurance Maladie – Risques Professionnels propose aux entreprises
de moins de 50 salariés une aide de 2 500 euros pour l’achat ou la location longue durée d’un utilitaire neuf avec les 6 équipements pour la
sécurité du conducteur et des passagers.




La majorité des 6 millions de véhicules utilitaires légers en circulation a plus de trois ans. Ces véhicules professionnels ne disposent pas tous d’équipements de sécurité pour le conducteur et les passagers.
Souvent sous-estimé, le risque routier professionnel est un risque majeur qui concerne, tous les jours, de nombreux professionnels amenés
à utiliser un véhicule dans le cadre de leur travail. Ces équipements sont en priorité, l’antiblocage des roues du type ABS, l’aide au freinage d’urgence, le contrôle électronique de la
stabilité, les airbags passagers, une cloison de séparation et points d'arrimage conformes aux normes en vigueur et le limiteur de vitesse.


Afin d’améliorer la sécurité des salariés utilisateurs de ce type de véhicule légers, l’Assurance Maladie – Risques
Professionnels propose aux entreprises de moins de 50 salariés une aide de 2 500 euros
pour l’achat ou la location longue durée d’un ou plusieurs utilitaires neufs avec les 6 équipements
de sécurité requis.


Tous les constructeurs
automobiles disposant d’une gamme d’utilitaires sont associés à cette opération.


Les entreprises ont jusqu’au 15 octobre 2012 pour réserver cette aide auprès de leur Caisse régionale (Carsat) et Cramif pour
l’Ile de France. Le dossier d’information est disponible sur www.ameli.fr. Il faut rappeler que les accidents de la route sont la première
cause de mortalité des accidents du travail. Le risque routier représente près de la moitié de l’ensemble des décès reconnus par
l’Assurance Maladie – Risques Professionnels au titre d’accidents de travail et de trajet.


B.P


Claude Germain V 20/06/2012 08:19


Madame Parisot ,schuuuttttttt ........SURTOUT Madame Parisot ......Fermez là !!!! vous aurez ce que vous meritez ,Marine le Pen vous avait donné une solution sociale , vous l'avez diabolisé
.Maintenant le diable ,le vrai , vous l'avez en face de vous puisque vous l'avez voulu ....alors ????? demmerdez vous maintenant ......