Parole aux lecteurs: Lettre ouverte à Mapéa une fidèle lectrice.

Publié le 19 Janvier 2010

Vous me dites :

            Le port de  burqa est indigne, tout le monde l'a bien compris . J'ai peur que le fait d'en parler quotidiennement ne  fasse le jeux des Islamistes. Je me dis que si il y a une loi contre le port de la Burqa , les femmes musulmanes se mettent toutes à porter un foulard......Est -ce plus tolérables ? le foulard aussi est un signe extérieur d'appartenance religieuse. Il y a Quick , mais il ya aussi les jours d'ouverture " pour les femmes "  dans des  piscines publiques , des menus sans porc à la cantine de l'école publique, les salons de coiffure (pas loin à Suresnes par exemple) ou les femmes peuvent être accueillies dans une salle fermée ou derrière des paravents .......Nous sommes allés trop loin , pourrons nous revenir en arrière. Je me pose des questions. Mapea

           

            Pour moi Mapéa c'est l'inverse que je crains. Le fait de refuser d'en parler, d'en débattre, d'interdire, d'assumer les choix de nos règles républicaines, d'affirmer notre laïcité, d'avoir peur d'offusquer une minorité, de craindre d'offenser une religion alors que ce n'est qu'un groupuscule d'islamofascistes qui veulent tordre le bras de nos dirigeants politiques qui me fait terriblement peur. Dès lors que la peur s'installe dans les esprits c'est la démocratie qui se meurt.

Charles de Gaulle portait en lui le besoin de transformer la confusion en ordre comme tous les hommes de l’Histoire qui ne sont pas des hommes de théâtres disait André Malraux.
 
Mais Charles de Gaulle n’est plus. Ceux qui l’ont remplacé n’ont plus l’amour désintéressé de la Patrie, de la France.

Dans ce monde en changement constant, les troupes ne sont plus que des usines y compris d’armements. La grandeur de la France se résume à son PIB. Elle est loin cette France des lumières, cette France universelle, cette France n’est plus qu’un terreau ou chacun peut planter son arbre y compris ceux dont les fruits seront amers et sans doute contraire à l’existence de notre France dans le futur. Au nom des Droits de l’hommisme, de l’Europe, du commerce, de l’argent et tout cela dans le désordre au sens propre comme au sens figuré.

              Une porte a livré passage à tous les malheurs qui frappèrent la France à travers son histoire ; C’est la porte où avaient fui les enseignements du passé disait Charles de Gaulle comment ne pas se rendre compte que ces enseignements n’ont plus court aujourd’hui.

                  Désormais, c’est table rase du passé, c’est l’installation à grand frais d’une population à qui l’on ne demande même pas d’aimer ce pays qui l’accueille généreusement.
                 C’est une déculturation progressive et fatale d’une France qui, dans 10 ans, aura oubliée sa grandeur. Nous ne serons plus très nombreux dans 20 ans à se souvenir du général de Gaulle et de notre histoire et de notre passé glorieux.
Dans 30 ans on vendra du Louis XIV et du Napoléon aux rayons des savons et plus aucun français ne saura ce que c’est « le siècle des lumières » hormis au rayon électricité du Centre Leclerf. Nous serons tous « des frères » consommateurs égaux en droits devant l’hypermarché du coin.

               Si vous me demandez si je crois en l’avenir de la France, alors je ne peux que vous répondre que pour moi l’avenir de la France n’existe pas.
Au nom de la démographie, des caisses de retraites, du nombre de consommateurs, des « déplacements nécessaires » de "populations pauvres" vers des "bassins de richesses ou d’emplois", certains ont décidé à l’ONU ou dans les conseils d’administrations d’entreprises internationales de mettre fin aux spécificités nationales.
               Les cultures nationales sont devenues des freins à l’expansion économique, à la rentabilité financière semble t'il. Tous les politiques le savent confusément ou non. Aujourd’hui, un politique n’a plus les coudées franches  des politiques du siècle dernier.

Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatibles avec les droits et les devoirs de la République répétait Charles de Gaulle en 1963.
C’est si près ce discours et tellement loin déjà.

           Des hommes ont parlé en son nom pour mieux faire le contraire. D’autres se sont chargés de détruire son œuvre à commencer par sa Constitution qui n’a plus grand-chose à voir avec celle de Michel Debré. Aucun pays ne modifie aussi souvent sa constitution qui pourtant devrait être sacré. Au  moins respecter son esprit à défaut de la lettre.

             Ces hommes sont devenus les adeptes cachés de Talleyrand : on peut violer les lois sans qu’elles ne crient disait-il

             Je terminerai sur une dernière citation d’un homme qui, comme d’autres avant lui et comme beaucoup d’autres après lui,  entrera dans les abîmes de l’oubli. Voici ce qu’il disait des beaux discours politiques et des bonnes paroles:

 les grands orateurs qui dominent les assemblées par l’éclat de leurs paroles sont en général des hommes politiques des plus médiocres : Il ne faut pas les combattre par des paroles, ils en ont des plus ronflantes que les vôtres ; Il faut opposé à leur faconde un raisonnement serré, logique ; Leur force est le vague il faut les ramener dans la réalité des faits ; la pratique les tue ! Napoléon 1er.
Qui sera cette femme ou cet homme qui s'opposera à leur faconde? 

Pour ma part, je suis convaincu que l’enseignement du passé serait la solution  à bien des maux y compris au mal être des français d’aujourd’hui. Qu’il soit de souche ou non.  Il semble que l’Histoire soit vécu non pas comme une solution mais comme une maladie par nos dirigeants. Une maladie qu’il faut éradiquer.

Est-ce le prix pour créer une Europe des marchands, une Europe supranational, une Europe fédérale, un grand marché de dupes, sans mémoire ?  Alors que tous les peuples aux alentours se réclament du nationalisme. Quelle dérision.

Voilà Mapéa une réflexion bien triste j’en conviens volontiers et rien à l’horizon ne me signale un vent contraire nous empêchant d’éviter la dérive. Notre beau navire France vit ces dernières décennies et terminera sa course dans les poubelles de l’histoire comme une province oubliée, un pays perdu, un empire de jadis.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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