Paroles aux lecteurs: L'abstention par Annie Keszey.

Publié le 17 Mars 2010

         A la suite de la dernière campagne électorale aux municipales, j'ai eu l'occasion de rencontrer et surtout d'apprécier Madame Annie Keszey. Cette femme d'une grande probité et au coeur immense avait cru au discours de Christophe Grébert et avait donc été, comme les autres, trahi par ce gribouille de la politique. Depuis, il va d'échecs en échecs et son parti ne fait que 5,04% à Puteaux alors que son blog est connu dans le monde entier y compris sur la planète Mars. C'est dire avec quelle attention il est écouté sinon entendu.
       Madame Annie Keszey mène un combat social admirable et poursuit ses analyses politiques. Je vous livre, dans le cadre le l'ouverture de ce blog aux lecteurs, son analyse de l'abstention.
Je la remercie de sa contribution à la liberté d'expression.
Gérard Brazon
     


L’abstention, lors du premier tour des élections régionales 2010.

 

Parler de l’abstention, ce n’est qu’émettre des hypothèses. Les enquêtes sur les motivations des abstentionnistes, groupe instable, sont rares.

 

L’abstention est une possibilité d’expression démocratique donnée aux citoyens français, contrairement à certains citoyens de pays  étrangers concernés par l’obligation de voter.

 

L’analyse de l’abstention ne peut se détacher du type d’élection. Les élections régionales, historiquement récentes, ne sont pas celles qui captent les masses, pour des raisons légitimes :

-          Les élus régionaux ne sont pas tous connus,

-          Les actions régionales sont rarement médiatiques,

-          Les bilans sont difficilement accessibles et quand ils sont évoqués dans les medias, ils ne sont pas exacts : ainsi disait-on que les bilans des équipes sortantes étaient, en général, satisfaisants, alors que tous les conseils généraux ont augmenté régulièrement les dépenses de fonctionnement, ce qui nuit gravement à l’avenir.

-          Les programmes et leurs nuances n’ont pas été présentés dans les medias.

 

Dans cette situation de carence de l’information politique, seuls les citoyens attachés à un parti et désireux de le soutenir inconditionnellement, pouvaient voter, comme d’habitude, sans, pour autant, avoir travaillé les personnalités ou les propositions.

 

Plus de la moitié de la France est étrangère aux partis, tels qu’ils sont : c’est une fracture de la démocratie qui n’est pas indifférence mais réflexion. C’est une « dépolitisation positive ». C’est l’abstention- sanction.

Il y a une rupture historique avec la bipolarisation, usée par sa tradition de combats de coqs, à efficacité réduite, de plus, par temps de crise. La fin des Partis, aux leaders excessivement narcissiques, pour des structures transversales d’acteurs compétents et efficaces est en gestation.

L’abstention est ambivalente, mais elle signifie de toute façon, majoritairement, que le pouvoir désiré n’est pas le pouvoir proposé.

 

L’UMP a sans doute suscité des abstentions dans son camp en fédérant tous les courants dans les listes uniques du premier tour, privant les petites formations (le Nouveau Centre, les Chasseurs, De Villiers…) de leur souhait de voter, au premier tour, au plus près de leur choix, selon leurs sensibilités et de ne voter « utile » qu’au 2ème tour.

Eric Besson a privé l’UMP, des voix « extrêmes », par son débat, non pas inutile, mais très mal conduit, sur l’identité nationale et a « réveillé » le Front National. La composante « sécuritaire », capturée lors de l’élection présidentielle, a échappé cette fois-ci à l’UMP.

 

Le PS sort premier,  mais pour des élections de second rang. Il devra faire ses preuves, ultérieurement, aidé par des alliances possibles, avec Europe- Ecologie, par exemple.. Un pouvoir central de droite, avec des pouvoirs régionaux de gauche, ou inversement, est une situation qui pourrait être un équilibre réussi, à la condition que les erreurs des uns et des autres ne soient pas les mêmes. Il s’agirait de rééquilibrer, en permanence, les plateaux de la balance gestionnaire. Malheureusement, les deux camps partagent l’art de l’endettement.

 

Pour avoir fait un séjour d’un an au MoDem, la débâcle de ce parti rend particulièrement optimiste quant à la maturité des électeurs. Ce parti n’est pas démocratique : il est rejeté. Les nombreux démissionnaires et désabusés ont pu se réfugier dans l’abstention, mais provisoirement. 

Annie Keszey.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude H 18/03/2010 00:04



Voilà la vérité surgir du commentaire d'un lecteur du Figaro !


"http://plus.lefigaro.fr/page/eddy-khttp://plus.lefigaro.fr/page/eddy-kHYPERLINK
"http://plus.lefigaro.fr/page/eddy-k"Eddy K


"Ce que Sarkozy ne veut pas admettre: c'est le manque de réformes, ou les réformettes timorées, qui ont conduit les
électeurs de droite à bouder ces élections.


Résultat: une claque pour Sarkozy au 1er tour.
2ème résultat prévisible: une autre baffe au 2ème tour, puisque Sarkozy nie l'évidence.
3ème conséquence: s'il se présente en 2012, la gauche passera.
Sarkozy nous aura fait perdre 10 ans: 5 années d'un quinquennat de frime et d'inaction, plus 5 années supplémentaires à subir le dogmatisme et l'irresponsabilité de la gauche.


Merci Sarkozy."


 



vandenproot 17/03/2010 16:22


Bleu blanc rouge. Personne pouvant prouver sur 50 générations qu’il a toujours été français, soit blanc et catholique cf. également FDS : Français de souche.


Gérard Brazon 17/03/2010 18:00


Comme le nom de l'auteur, c'est du vent pour ne pas dire plus. Alors je vais laisser ces deux commentaires anonymes pour "l'éducation du peuple" et démontré le niveau de la "garde avancée des
masses populaires".


vandenproot 17/03/2010 16:20



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