Pas fous les Somaliens! Un séjour dans les prisons françaises, c'est bien mieux!

Publié le 18 Février 2012


Le face-à-face s’est achevé dans le calme mais le bras de fer débute.
Le face-à-face s’est achevé dans le calme mais le bras de fer débute. (Photos R. DE HULLESSEN)

"Arrêtez-nous ! Arrêtez-nous !" Quand la peur tenaille la grande majorité des sans-papiers, une trentaine de Somaliens a, à l’inverse, choisi d’aller sous les fenêtres du préfet pour demander son interpellation. Face à elle, quelques CRS et plusieurs policiers de la brigade anticriminalité (Bac) ont reçu l’ordre de ne pas interrompre cette démarche insolite et inédite.

Ces réfugiés de la Corne de l’Afrique sont arrivés en ville l’été dernier, pour certains, mais sont contraints de vivre dans la clandestinité. Selon la Cimade, qui tente d’organiser leurs dossiers, ils seraient un peu plus de 70 à vivre dans un bâtiment désaffecté du côté de la gare, alors qu’ils auraient dû bénéficier d’une autorisation provisoire de séjour, le temps que leurs demandes d’asile soient examinées par la commission nationale.

"Au lieu de trouver une solution, on est dans l’absurdité"
Jean-Paul Nunez, de la Cimade

Au cours des dernières semaines, plusieurs d’entre eux ont été interpellés, parfois dans leur squat, puis conduits au centre de rétention de Nîmes d’où ils ont été libérés par décision du tribunal administratif. "Le juge les libère le temps que leur demande d’asile soit examinée. En attendant, la préfecture doit leur remettre un titre d’autorisation provisoire de séjour mais elle refuse de s’exécuter", déplore Me Sophie Mazas, qui ajoute : "J’ai déjà gagné dix dossiers et Me Ruffel deux. Les autres préfèrent donc être arrêtés pour avoir les droits d’un demandeur d’asile."

Ces derniers mois, la préfecture avait mis en avant l’impossibilité de lire les empreintes digitales des intéressés et donc de savoir si des demandes de séjour avaient été déposées dans d’autres pays européens pour justifier les refus. Mais selon les statistiques de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), 60 % des demandes d’asile émises par les Somaliens sont acceptées en raison de la situation du pays, en guerre, particulièrement dangereux et où les structures d’État ont disparu.

"Je suis parti de Somalie mais, ici, ma situation est la même que là-bas, alors qu’ici, il y a un État", notait, hier, l’un des Somaliens en attente d’une autorisation provisoire de séjour. "On demande que ce qu’on a obtenu pour trois, quatre ou cinq, la préfecture l’octroie pour les 70 autres. Mais au lieu de trouver une solution, on ne sait pas, on est dans l’absurdité", ajoute Jean-Paul Nunez, qui a été reçu par le nouveau secrétaire général de la préfecture Alain Rousseau.

"Sur les quelques dossiers jugés par le tribunal administratif, un réexamen des situations sera effectué rapidement", ont répondu, hier soir, les services de l’État. Le bras de fer ne fait probablement que commencer.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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DURAZDUBOL 18/02/2012 21:12


Comment se fait-il qu'ils ne se dirigent pas vers les pays musulmans monarchique riches du Golfe persique où on les attends les bras ouverts pour leur donner le gite et le couvert grâce à allah
le miséricordieux ? Devinez ? D'autant qu'ils n'auraient aucun problème d'intégration par la religion. Il serait peut-être temps que des campagnes médiatiques s'organisent pour que les riches
pays musulmans pétrolifères accueillent les pauvres musulmans de la planète. Si les pauvres africains affamés traversveront le continent liquide de la Méditerranée, comme l'avez prévue Alfred
SAUVY, il serait peut-être temps de les encourager à traversée La Mer Rouge.

marco 18/02/2012 18:40


Je comprends et soutien la décision de la préfecture,ne trouvez vous pas que ça fait _un peu beaucoups d'immigrés dans notre pays?vous ne croyez pas ?c'est assez curieux quand même,quand les
pouvoirs publics décident d'une expulsion,aussitôt c'est le tribunal qui décide du contraire,vraiment l'anarchie dans ce systeme............

jpb 18/02/2012 15:44


ras le bol que l'on prend la France comme terre d'asile,la liste est longue ,qu'ils restent chez eux ,on nous prend vraiment pour des cons,qu'ils règlent le problème dans leur pays,aprés le droit
d'asile accordé ils foutent le bordel en France et toujours revendiquer comme ci on leur devait ,vivement les urnes .