Patriotes, "il ne faudrait pas que le vent de la discorde vienne freiner son essor." Par Frédéric Pichon

Publié le 5 Novembre 2014

Comment ne pas partager cette appel de Frédéric Pichon dans Boulevard Voltaire. Il est plus que temps de stopper ce qui monte aujourd'hui dans les sphères patriotes et qui consiste à exiger une politique qui fasse de l'anti islam le centre de tous les débats et le marquage unique des patriotes. 

Je n'aime pas l'islamisme qui est l'islam en mouvement. C'est pourquoi je souhaite ardemmment stopper cet islam en mouvement et qu'il reste chez lui, si possible ailleurs qu'en France.

Mais Frédéric Pichon souligne une réalité. Beaucoup feront le choix de rester en France. Ils devront à mon avis accepter notre histoire, nos racines et se conformer à nos lois. Sinon basta... ce qui sera valable également pour les convertis s'ils veulent vivre leur islam pleinement, qu'ils aillent le vivre dans le désert d'Arabie et se fasse soigner à la pisse de chameau comme le préconisait paraît-il, leur prophète au lieu de prendre de l'aspirine inventé par des occidentaux judéo-chrétiens qu'étaient Charles Frédéric Gerhardt et  Felix Hoffmann.

Gérard Brazon

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 Maître Frédéric Pichon

À une heure où le mouvement national est aux portes du pouvoir, dans un contexte dramatique de convergences de catastrophes, il ne faudrait pas que le vent de la discorde vienne freiner son essor pour faire le jeu de nos adversaires soumis au diktat de l’oligarchie mondialiste.

Il existe actuellement, dans le camp national, deux courants. Un courant que j’appellerai identitaire et civilisationnel qui considère que notre pays est une réalité charnelle, culturelle, spirituelle et historique. Ce à quoi adhère peu ou prou l’immense majorité des militants et électeurs du courant national. S’ils considèrent l’immigration comme une menace, ils estiment aussi qu’on ne peut se contenter de lui opposer une vision strictement étatiste, juridique ou contractualiste de la nation et a fortioriencore moins la vision d’une France ou d’une Europe en déclin.

Ce courant considère aussi que si la nation n’est pas un gigantesque terrain vague, les populations qui vivent sur notre territoire tout en professant leur adhésion à des mœurs, des coutumes et une conception de l’existence fondamentalement opposées, n’ont pas vocation à y rester durablement. D’où le concept de remigration développé depuis quelque temps.

Il importe que ce mouvement s’effectue de manière concertée avec les pays d’origine dans le cadre d’une politique de co-développement véritablement réaliste et humaniste.

Il reste que pendant qu’une partie de ces populations sera sur le chemin de retour – ce qui peut se passer plus ou moins bien –, une autre partie est amenée, qu’on le veuille ou non, à rester sur notre territoire.

La politique étant l’art de rendre possible ce qui est nécessaire et, dans la meilleure des hypothèses, même en changeant totalement de paradigme (réforme du Code de la nationalité, expulsion des délinquants, non-renouvellement des titres de séjour, suppression de l’AME), il restera peu ou prou environ 4 à 5 millions sur les 8 à 10 millions d’étrangers et/ou immigrés qu’il faudra, qu’on le veuille ou non, accepter et si possible aimer afin d’éviter un communautarisme destructeur.

C’est ici que le concept d’assimilation prend tout son sens et que le deuxième courant, national-républicain, doit jouer son rôle. Mais une assimilation est et ne pourra jamais être qu’une démarche personnelle. On assimile des personnes et non des blocs. Et surtout, une assimilation ne peut et ne doit pas se faire à l’envers. La conversion de centaines de milliers de compatriotes à l’islam démontre que, face au vide anthropologique et spirituel de notre société, la laïcité, si elle doit être défendue et appliquée de manière ferme et drastique, ne suffit pas.

Si l’égalité est un concept juridique nécessaire, on ne peut raisonnablement mettre sur le pied d’égalité, chez nous en France, le christianisme et l’islam. Nos compatriotes musulmans de bonne volonté doivent savoir que la France est un pays laïc de tradition chrétienne. Cela implique un respect de la laïcité dans l’espace public, ce qui peut amener à des contradictions avec la charia (qui est un système politico-juridique englobant) : refus de la polygamie, égalité homme-femme, prohibition de la burka et du voile dans certains espaces, refus du prosélytisme dans les cantines. Et la plupart de ceux qui, de bonne volonté, aiment réellement la France préféreront toujours une France qui assume son héritage chrétien plutôt qu’une société matérialiste en déclin qui, n’étant pas attractive, ne pourra que favoriser le repli communautariste.

Cette réconciliation réelle avec des hommes de bonne volonté (qui resteront une minorité) — et il en existe — est possible et ne pourra que concerner des personnes prises individuellement et non des communautés.

Il importe donc que tous les patriotes fassent leur cette vieille devise des rois de France qui consiste à « raison garder » et n’attisent pas le feu de la discorde.

Au moment où nous fêtons le centenaire de la mort de Péguy, puisse la figure de ce brillant écrivain et poète mort sur le front d’une balle en pleine tête, socialiste, républicain et catholique, être le symbole de cette vraie réconciliation qui doit être avant tout celle des patriotes du pays de France.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoires des peuples

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ESSYLU 07/11/2014 10:45


La seule vision pertinente est celle de  Chaupprade, le autres circonvolutions ne  sont qu'errements, leurs auteurs  ne recevront ni mon vote ni mon soutien financier

Epicure 05/11/2014 20:42


imparable...


Comme dans le cochon: tout est bon !