Peine de mort en Californie. Préface Gérard Brazon

Publié le 25 Avril 2012

Ce qui fait la différence entre un état fédéral américain et un état de l'union européenne c'est sa liberté par rapport à sa fédération! L'état français n'est pas officiellement un état fédéral de l'Union européenne et cependant sa liberté de manoeuvre, ses pouvoirs sur sa propre législation, sur son propre système fiscal et sa taxation sont quasi inexistants. Les directives européennes ont force de lois en France. Elles sont décidées par un aréopage de technocrates non élus. Approuvé par un parlement croupion sans initiative. En clair, la France a moins d'indépendance que l'état de Californie. Par exemple sur la peine de mort!

Je n'aime pas la peine de mort, celle-ci me glace d'effroi! Autant je peux comprendre le désir de vengeance d'un père, d'une mère, et même l'acte de vengeance par lui-même, suite à la perte violente d'un être cher même si, on ne peut pas juridiquement et pour la pérennité de la société et notre civilisation faire justice soi-même. Pour autant, je n'arrive pas à concevoir la mort froide 2 ou 5 ou 10 ans après un jugement par des mains anonymes au petit matin. Probablement suis-je encore sous l'emprise de Victor Hugo. Sûrement suis-je trop sensible à la douleur humaine d'où qu'elle vienne! Mais la vengeance déléguée à la société me fait froid dans le dos.

Bref, tout cela pour dire que la Californie est plus souveraine aux Etats-Unis que la France dans l'Union Européenne! Les Californiens élisent un gouverneur qui est plus autonome en interne qu'un Président de la république française. Ils vont être consultés sur la peine de mort. En somme, "notre" Europe est liberticide c'est une évidence et il faudra bien que ce thème, soit évoqué de façon plus ferme et contraignante pour  nos dirigeants.

Gérard Brazon

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Un référendum sur le sujet va être organisé en novembre dans cet État américain où 700 condamnés sont en attente d'exécution dans le couloir de la mort.

La Californie sera-t-elle bientôt le 18e État américain à interdire la peine de mort ? Le 6 novembre prochain, une proposition de loi en ce sens sera soumise aux citoyens par référendum dans cet État de la côte ouest desÉtats-Unis. Lundi, le texte a, en effet, réuni plus de 500 000 signatures nécessaires à la tenue d'une consultation populaire sur le sujet.

Ce texte de loi propose de remplacer la peine de mort par une peine de prison à vie, sans possibilité de libération anticipée. La missive rétroactive pourrait alors s'appliquer aux 700 condamnés attendant leur exécution dans le couloir de la mort californien, le plus peuplé des États-Unis.

Pour les défenseurs de cette mesure, l'abolition de la peine de mort représenterait des économies pour la Californie qui pourraient s'élever à «plusieurs dizaines de millions de dollars par an», selon l'estimation financière fournie à l'appui de la pétition.

Le texte prévoit également d'allouer une enveloppe de 100 millions de dollars aux forces de police, étalée sur quatre ans (2012-2016), pour financer les enquêtes sur les meurtres et les viols. La loi permettrait, en outre, aux détenus condamnés à la prison à vie sans libération conditionnelle de trouver un emploi en prison, ce qui est actuellement interdit pour des raisons de sécurité.

«Notre système carcéral est coûteux et il y a toujours le risque d'éxécuter quelqu'un par erreur», explique au Huffington Post Jeanne Woodford, l'ancienne directrice de la prison San Quentin, la seule qui soit habilitée à appliquer la peine de mort en Californie, qui soutient aujourd'hui la mesure.

Treize personnes ont été exécutées en Californie

Les détracteurs du texte, eux, se rangent du côté des victimes de crimes et dénoncent de prétendues manœuvres politiques de la part de certaines associations, comme l'American Civil Liberties Union («l'Union américaine pour les libertés civiles») qui s'oppose à la peine de mort.

Reste que la proposition de loi a peu de chances d'être adoptée en Californie.Pour preuve, le Los Angeles Times rappelle que les électeurs californiens sont traditionnellement favorables à la peine capitale et que plusieurs mesures ont élargi le nombre de crimes passibles de la peine de mort dans cet État au cours de ces dix dernières années.

À ce jour, treize personnes ont été exécutées en Californie depuis le rétablissement de la peine de mort, en 1976. La dernière exécution, qui remonte à janvier 2006, avait provoqué un tollé dans le pays: le condamné, Clarence Ray Allen, était âgé de 76 ans, aveugle, partiellement sourd, cardiaque et en chaise roulante. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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