Pendant le ramadan, plus tu bouffes, plus ton corps se venge...

Publié le 18 Juillet 2013

Et c'est pour cela que vous nous gonflez avant, pendant et après, messieurs les collabos du gouvernement ! Voulant nous faire croire qu'il s'agit de jeûne et de méditations et accordant des permissions allant à l'encontre de la loi de 1905 ! C'est pour ces gens-là que vous voulez nous faire abdiquer nos valeurs ? Ce n'est pas le doigt que vous fourrez dans l'œil, c'est la main entière !

Josiane Filio

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Rue 89 (journal bien pensant de gauche)  Par Nour K. | Journaliste


Pâtisseries orientales à Paris (Simon Isabelle/SIPA)

Il fait chaud. J’ai envie de me lever pour mettre le nez par la fenêtre, histoire de respirer un peu, mais j’ai la flemme. Je suis allongé sur mon lit, la gueule ouverte, éprouvant des sensations bizarres.

Deux heures plus tôt, j’ai fait des choses terribles dans la cuisine. Quoi exactement, je ne sais plus trop. Tout est flou.

Je me souviens seulement d’un pot de Nutella et d’un autre, de mayonnaise. De certaines couleurs dans le sandwich que j’ai fait et que je tenais à deux mains.

Il y avait du vert, du rose, du bleu pastel et du violet je crois.

Ma gorge me pique. Ma langue est sèche, malgré la bouteille d’eau que j’ai descendue comme l’ourson de la pub Valvert.

Il est 5 heures du matin et la rupture du jeûne n’est prévue que dix-sept heures plus tard. Une goutte de sueur qui ruisselle sur mon torse imberbe me fait rigoler – on s’occupe comme on peut à cette heure-ci.

Un petit moi, en slip, ricane dans ma tête. Il sait qu’une fois de plus, j’ai violé toutes mes résolutions en termes de diététique et d’éthique – l’objectif durant ce mois n’est-il pas d’apprendre à se contenter de peu ?

Il y a au moins deux façons de passer le ramadan :

  • la manière douce et agréable : soupes légères, fruits, légumes, riz sans sauce et viandes cuites au four. Vous faites le plein de tonus et votre bide vous dit merci ;
  • la manière brutale, comme un ourson – le même que dans la pub – dans un Flunch avec plusieurs carnets de Ticket-Restaurant.

« On se casse d’ici »

Lors de l’édition 2007 du ramadan – c’est un peu comme le Tour de France – ma mère avait décrété quelques règles très simples et logiques à respecter.

Pas de gaspillage – donc plus le choix entre neuf repas chauds –, moins de sucre à table et plus le droit d’emporter des aliments avec soi dans sa chambre, pour manger en position allongée comme un empereur romain.

En guise de protestation, mon père et mon frère s’étaient levés brusquement du canapé. Dans leurs yeux, j’ai lu le message suivant :

« Et quoi encore, des graines de soja et des écorces d’arbre aussi ? On se casse d’ici. »

Menaces en l’air, d’autant que trois jours plus tard, ce règlement n’existait plus. Sitôt le coucher du soleil arrivé, mon père, mon frère et moi nous adonnions donc à notre discipline favorite : le marathon de bouffe, qui consiste jusqu’au lever du soleil à avoir constamment quelque chose dans la bouche.

Limite, tu ne vas pas aux toilettes pour ne pas perdre de précieuses minutes.

Un ventre avec des bourrelets rebelles

Un exercice qui ne comporte en réalité que des inconvénients.

D’abord, les goûts n’ont plus d’importance. Tu tapes dans tout, sans vraiment savoir pourquoi. Tu ne communiques quasiment plus avec les autres, puisque chacun est vraiment concentré dans son truc.

Ensuite, on ne finit généralement pas ce qu’on commence, ce qui est gênant et qui s’appelle du gaspillage – à l’opposé de nos habitudes le reste de l’année et de l’esprit ramadanesque.

Enfin, on prend du poids, même si une journée de jeûne en été s’étale sur près de dix-huit heures. Tu ne manges pas, tu ne bois pas, tu ne dors pas, mais tu prends des formes, que tu ne remarques de manière claire et objective qu’après le ramadan.

Oui, car avant, les saligauds comme moi vivent dans l’illusion d’avoir au mieux un peu maigri, au pire de ne pas avoir pris un gramme. Sauf que non. On ne peut pas engloutir des kilos de gâteaux – dont le miel a la même texture que la glue – et s’en sortir indemne.

Parmi les effets très indésirables recensés (par moi-même) :

  • des fesses qui prennent une forme de parallélogramme,
  • des joues gonflées, comme s’il y avait des noisettes à l’intérieur,
  • un ventre avec des bourrelets rebelles, surtout ceux du bas.

L’an passé par exemple, mon cousin – nous carburons aux mêmes saloperies – n’entrant plus dans ses vêtements, avait dit à sa mère qu’elle pouvait aussi bien découdre les boutons de ses pantalons – il n’en avait plus besoin, ses frocs tenant tout seuls.

« J’en ai rien à foutre, passe-moi du pain »

Les médecins sont quasiment unanimes. Le laps de temps pour faire le plein étant relativement court – cinq, six heures –, il faut fractionner ses repas de manière à ménager l’estomac :

  • commencer par quelque chose de léger, comme de la soupe ;
  • un peu plus tard, enchaîner par un vrai repas, mais en laissant tomber les sauces et le gras, pour des féculents qui permettent de mieux recharger les batteries ;
  • puis, dans les derniers moments, favoriser les laitages, les fruits et les céréales pour consolider le tout. Et surtout, continuer de boire, pour éviter d’être ramassé par des touristes après une perte de connaissance dans le métro 4.

Jeudi soir, j’ai dit tout ça à maman (déjà convaincue) et à mon oncle, qui était notre invité.

La réponse de ce dernier fut brève :

« J’en ai rien à foutre. Passe-moi du pain et ce qui te tombe sous la main. J’ai de grands projets immédiats. »

Des madeleines et des pâtes en sauce

Cette semaine, mon cousin, traumatisé par son expérience de l’année précédente, m’a dit qu’il ferait du sport, pour ne pas gonfler. « Soit tôt le matin », parce que le ventre est encore plein, soit juste avant la rupture du jeûne pour pouvoir boire dans la foulée.

C’est effectivement ce qu’il faut faire, mais pour ça, encore faut-il manger sainement.

Mercredi – le premier jour – il avait opté pour la matinée, s’essayant à un footing d’une demi-heure.

Arrivé sur la piste d’athlétisme, il m’a confié avoir fait deux tours, aperçu des tigres et des guépards près de lui (c’était dans sa tête), avant de s’allonger dans la pelouse en demandant pardon :

« J’ai eu une absence. »

Une présence surtout. Dans son bide. Des madeleines, des pâtes en sauce, des glaces, des fruits, des crêpes et plein d’autres surprises encore, en contradiction totale avec l’hygiène de vie d’un homme qui veut faire du sport, au moment même où son corps subit un changement de rythme.

Comme un toxicomane

Quelle est la logique lorsque l’on se goinfre ? Aucune. Vraiment. Dans ses rares moments de lucidité en matière de diététique, mon père a dit un jour :

« Pendant le ramadan plus tu bouffes et tu entasses, plus ton corps se venge. »

J’acquiesce. Quel jeûneur très gourmand ne s’est pas réveillé un matin avec la sensation d’être affamé, alors que quelques heures auparavant, il avait ingurgité l’équivalent d’un demi-bison ? En titubant, avec des regrets, comme un toxicomane qui s’était promis de ne plus mettre le nez dedans. Mais qui a tellement apprécié son rail, qu’en rentrant le soir, il s’en refait un (encore plus long et plus gros).

C'est pourquoi la plupart se mettent en "arrêt de travail" à la charge de la Sécurité Sociale. Comme ça, ils ne bougent plus du canapé et mate le frigo en attendant ...

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Pivoine 19/07/2013 16:56


Cette coutume est absolument débile !


Elle était supportable pour les bédouins du temps de mahomerde, qui passaient la journée sous la tente pour éviter au mieux les grosses chaleurs, mais ailleurs, elle est carrément nocive !