Personne n’est à l’abri d’un coup tordu à la Bourdouleix… par Pierre Cassen

Publié le 25 Juillet 2013

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Par Pierre Cassen 

J’ai lu les différentes versions qui circulent sur ce qui est devenu « l’affaire Bourdouleix ». Je ne connais pas le maire de Cholet, et quand je lis qu’il se vante d’avoir autorisé l’installation d’un minaret dans sa commune, je serais plutôt réticent à son encontre.

Pour autant, sa version m’interpelle. J’avoue que j’ai du mal à croire qu’un élu soit assez stupide pour prononcer la phrase qui lui est reprochée, et je trouve une certaine cohérence à la thèse du député-maire de Cholet.

Et s’il disait vrai ? Et s’il était vraiment victime d’une cabale ? Il affirme en effet que le journaliste qui a lancé l’affaire a fait des coupes dans la bande-son qu’il a diffusée, ce qui avait totalement dénaturé les mots prononcés.

Je ne peux m’empêcher de penser, en l’écoutant, aux propos que j’ai tenus, lors d’une conférence, quelques semaines après les Assises internationales sur l’islamisation de nos pays, fin 2010.

Dans la salle, un participant m’avait demandé pourquoi les journalistes français avaient si peu relayé l’organisation de cet événement, alors qu’une centaine avait obtenu une accréditation et que ces Assises avaient été évoquées dans de nombreux pays, y compris par la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera.

Je lui répondis alors que ces journalistes français n’avaient pas dû trouver ce qu’ils étaient venus chercher. En effet, personne, dans le public, n’avait crié : « Les Arabes à la Seine », ni davantage : « Les juifs au four ». Ajoutant que personne n’avait fait de salut nazi dans la salle. Je me souviens même avoir levé le bras en prononçant cette phrase.

Avec le recul, je me dis qu’un photographe mal intentionné (on l’a vu récemment contre les participants de la Manif pour tous) aurait pu, prenant un cliché de moi à ce moment, raconter partout que j’avais fait un salut hitlérien. Ou bidouiller mon intervention pour n’en extraire que les passages qui m’auraient fait dire le contraire de ce que j’affirmais. J’aurais alors dû me défendre, des jours durant, accusé d’avoir milité pour qu’on jette les Arabes à la Seine, ou les juifs au four.

De même, je fais partie de ces gens qui trouvent sain qu’on puisse dire dans l’intimité des choses qu’on ne dirait pas en public. Parfois, je ne peux m’empêcher de penser qu’une personne malveillante, avec caméra cachée, pourrait tout à fait me filmer, et reproduire, sur Internet, des propos qui n’étaient pas destinés à la publication. Personne n’est à l’abri d’une telle manipulation, surtout dans le climat actuel où tout paraît bon à certains médias pour tuer politiquement un adversaire.

Sommet de l’hypocrisie, alors que personne ne nie que les Roms occupaient un terrain illégalement, ni qu’ils ont fait, eux, des saluts nazis, aucune poursuite ne sera engagée à leur encontre. Le seul lynché sera un élu de la République qui, aubaine, s’avère de droite, et est totalement abandonné par son camp, plus pleutre que jamais devant la dictature du politiquement correct.

La prudence devrait s’imposer à tous avant de participer à la lapidation du soldat Bourdouleix. Celui qui lui jette des pierres aujourd’hui sera peut-être le lynché de demain…

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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LA GAULOISE 26/07/2013 09:41


JE SUIS PERSUADEE QUE C EST ENCORE UN COUP DES JOURNALEUX ET QUE TOUTE LA VERITE   UNE FOIS DE PLUS A ETE BAFOUEE.

FRANHENJAC 26/07/2013 02:42


vous avez dit peut-être ....  espèrons sûrement  demain !