"Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ?" par Yves-Marie Laulan

Publié le 22 Février 2012

Nancy Verdier et Gérard Brazon pour Puteaux-Libre ont  suivi jeudi 16 février 2012, le Colloque organisé par Yves-Marie Laulan, Président de l'Institut de Géopolitique des Populations dans la salle ASIEM  Paris- 7ème sur le thème "Peut-on raisonnablement calculer les coûts de l'immigration?".

Ce colloque était sous la présidence matinale du recteur Charles Zorgbibe puis celle de Guy Vidal dans l'après-midi.

Cet évènement réunissait plusieurs spécialistes notamment:

Jacques Bichot, professeur émérite à Lyon 3;

Philippe Conrad, journaliste et professeur d'histoire et de géographie;

André Pertuzio, ancien conseiller auprès de la Banque mondiale ;

Jean-Paul Gourevitch, expert et essayiste;

Jean-Yves Le Gallou, Président de Polemia,

 Joëlle Anne-Robert, responsable d'associations.

Gilbert Collard, avocat et essayiste pour des raisons professionnelles fût remplacé par M° Tarride.  

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Les actes de ce colloque paraîtront prochainement. En attendant, nous avons le plaisir de vous présenter la synthèse de ce Colloque par Yves-Marie Laulan, fondateur de l'Institut de Géopolitique des Populations. Économistedémographegéopoliticien et banquier, ancien directeur à la Société générale puis directeur général du Crédit municipal de Paris, il a enseigné dans plusieurs universités, à l'ENA, à l'Institut d'études politiques de Paris, à l'université Paris-Dauphine et Paris 2 ou encore comme conférencier à l'École supérieure de guerre ou à l'École polytechnique. Il est aussi spécialiste des problèmes de défense, ce qui l'amène à déplorer l'insuffisance de l'effort de défense de la France.

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Pourquoi ce colloque ? Pour hâter une prise de conscience collective des coûts, écrasants, d’une immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France.

Le tableau de Bord de l’Immigration en chiffres présenté en introduction illustre tout le drame français : une immigration annuelle  qui ne faiblit pas avec des entrées annuelle de 200 000 personnes environ, 250 000 au moins, avec l’immigration clandestine ; une immigration familiale proche de 100 000 par an ; une immigration par mariage  soutenue, presque 50 000 par an, qui renforce l’implantation de l’Islam en France ; des naturalisations à  haute dose, 100 000 personnes par an, qui créent peu à  peu un peuplement de substitution. En bref, les frontières de la France sont de véritables passoires à l’immigration. Le communautarisme et la haine de la France y fleurissent déjà. Demain la violence ?

On  retiendra  d’entrée de jeu l’approche originale et humaniste du professeur Bichot qui s’attache à décrire les coûts supportés les immigrés  eux-mêmes. En fait, il va plus loin et  dénombre quatre catégories de populations  qui supportent   l’impact de l’immigration, à savoir : les migrants eux-mêmes ; les habitants du pays de départ ; les autochtones du pays d’arrivée ; mais aussi les immigrés déjà installés et les allochtones de la seconde génération. Il en ressort qu’à divers titres, tous sont plus ou moins victimes de coûts financiers mais aussi de coûts psychologiques ou sociologiques . En conséquence, loin d’être une bonne affaire,  loin d’être une chance comme les naïfs ou les cyniques de la Gauche l’ont répété à satiété, l’immigration est une malchance pour tout le monde. L’immigration,  ce n’est pas la solution, c’est le problème.

L’approche d’Yves-Marie  Laulan, économiste et démographe, est très différente. D’une part, il a voulu cerner les coûts macro économiques de l’immigration en termes de production,  de consommation,  d’investissement mais aussi de  productivité. Il  ressort  de son analyse rigoureuse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d’euros, les immigrés ne se peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours  à une aide sociale  massive et à des activités hors marché. Sous l’impact de l’immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D’autre part,  il s’est efforcé de calculer le  coût  des dépenses  des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l’éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l’ordre, de la justice, auxquels s’ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant, 73,3 milliards d’euros. Il  conclut enfin que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur  le déficit budgétaire,  85 milliards d’euros et  donc sur l’endettent de la France : 1 646 milliards d’euros. On parvient toujours à la même conclusion : l ’immigration n’enrichit  pas, elle  appauvrit la France et les Français. L’immigration est financée  par l’endettement : un comble en période de crise.

Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde  cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l’immigration  supplémentaire, autrement dit, les nouvelles  entrées  sur le territoire français, qu’il chiffre, de façon très conservatrice, à 200 000 personnes par an seulement.  Sa méthode d’investigation est également  plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus, indemnisation du chômage, fonctionnement  des services  publics  etc, les coûts d’infrastructure supplémentaires  retenus par Maurice Allais , le seul prix Nobel français d’économie : il s’agit des transports, de la construction de nouveaux   établissements scolaires, des prisons, des universités etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, à un coût  supplémentaire  de 18 milliards  chaque année. Ce chiffre peut paraître excessif. Rapporté à la dépense publique de la France, 1000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8 % de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention. C’est quand même 6 fois plus  que la part de  la dépense publique alloué à chaque citoyen de l’hexagone (0,3 %). Autre observation significative. Selon ce calcul , chaque immigré qui rentre en France coûterait donc 9 000 euros dès qu’il met le pied sur le territoire national. Ce chiffre, et cela est intéressant, est à rapprocher du coût annuel supplémentaire par tête, 10 000  euros, calculé en octobre dernier par Yves-Marie  Laulan en procédant à l’actualisation des chiffres du colloque de l’IGP en 2005.

Jen-Paul Gourevitch, expert, s’attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l’immigration  clandestine cette fois (probablement 500 000 personnes. Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d’euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement  inquiétant : le développement rapide de l’économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au delà d’un pourcentage de 30%, c’est la disparation programmée d’un Etat organisé dans une société moderne. C’est le chemin le plus court vers le sous développement économique. On y court. Il conclut sur l’islamisation progressive de la société française.

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De gauche à droite : Jean-Yves Le Gallou,

Joëlle - Anne Robert, Guy Vidal (photo Nancy VERDIER)

 

Le professeur Philipe Conrad, de son côté, dresse un tableau dramatique du reflux des Français d’origine devant les immigrés dans les banlieues, « les territoires perdus de la République » et du démantèlement du système scolaire sous la poussée de l’immigration. Plus grave, on assiste, impuissant, à la dégradation de la langue française remplacée par une espèce de sabir parlé dans les nos écoles. Mais ce qui frappe le plus, car il s’agit de l’âme de la France, c’est la perte d’un bien inestimable,  la disparition de la mémoire collective. Dès lors, la France ne sera plus la France. Et la France n’est déjà plus la France. Et les Français ne le savent pas.

En fait, ils  ne veulent pas le savoir. C’est Joëlle-Anne Robert qui nous  l’affirme. Car la France d’aujourd’hui se caractérise par le règne d’une double loi : la loi du mensonge et celle de l’ « omerta », celle du silence maffieux. Or c’est bien une maffia d’une nouvelle sorte visant à travestir  la réalité et à maintenir l’opinion dans l’ignorance qui est en oeuvre autour de nous. Les médias   distillent le mensonge, les organismes officiels le diffusent  les administrations publiques et  bruxelloises  font barrage à la vérité. L’objectif visé est partout et toujours le même : empêcher le public de savoir pour l’empêcher d’agir et de réagir. C’est le refus de voir des uns et la peur de savoir des autres.

La France se meurt  et les politiques assistent,  impassibles, à son agonie au bord de sa tombe,  avec une  Droite indifférente et la Gauche complice. Qu’allons -nous faire ? 

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 Alerte à l’immigration.

Trois chiffres clef sont à retenir du colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations qui s’est tenu hier le 16 février à Paris sur le thème:

« Peut-on raisonnablement calculer les coûts de l’immigration ? »

1 - Coût global de l’immigration, 73,3 milliards d’euros par an, selon Yves-Marie Laulan, économiste.
2 - Coût annuel de l’immigration clandestine cette fois, calculé par Jean-Paul Gourevitch, expert : près de 5 milliards par an.
3 - Coûts supplémentaires de l’immigration  annuelle, environ 200 000 nouvelles entrées par an : 18 milliards d’euros selon Jean-Yves Le Gallou, essayiste, président de Polémia

Combien de temps une France qui s’appauvrit d’année en année pourra-t-elle supporter ce fardeau  écrasant ? Mais les politiques refusent de voir et la France a peur de savoir.

 

Pour plus de détails et dans l’attente des Actes, voir

le site de l’Institut de Géopolitique des Populations.   

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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DUPEUDESENS 22/02/2012 16:47


Le coùt social et économique de l'immigration est exorbitant et plombe nos finances publiques tranformant notre Gouvernement en tonneau des danaïdes. L'immigration est un gouffre dans tous les
domaines et les 57 pays de l'OCI s'en donnent à coeur joie. Tant qu'il aura du pétrole.... ces chers pays tribaux monarchiques et dictatoriaux continueront de nous acheter des biens et des
services et de nous envoyer leurs esclaves incultes et incompétents pour s'y multiplier, nous envahir et tenter de nous imposer le salafisme et le wahhabisme. Nos zélites mènent campagne dans nos
territoires restants et ne voient toujours rien venir sur la route qui poudroie. Hallal, immigrations, charia, mosquées du magrheb et de saoud, imans salafistes qui promettent le califat,
rappeurs qui insultent la France et les Français, zones de non-droit, appel à la haine publique contre d'autres religieux par cette R.H.I.G....etc...et tout cela dans un silence radio
étourdissant dans leur campagne pour prendre notre Pays exsangue, sauf MLP.


(RHIG, Religion de Haine d'Intolérance et de Guerre)

Selda 22/02/2012 14:04


Merci, très bon travail.


L'évaluation est toujours difficile et le choix des critères toujours un peu arbitraire.


La démarche de présenter chacune montre la multiplicité du phénomène de l'immigration qui est actuellement globalement négatif qu'elle que soit l'approche choisie.

yves IMBERT 22/02/2012 09:28


Selon moi, le côut est à décomposer comme dans un compte d'exploitation d'entreprise pour être crédible car l'approche statistique globale est subjective quand j'aurais du temps à y consacrer je
le ferai si le FN ne le fait pas avant:


1- Coûts variables:


  Montant Allocs diverses


 Montant Subventions aux assocs immigrationnistesnombre


 coût des remboursements pour dégradations par assurances x % d'immigrés  mis en cause dans ces affaires


2- Charges fixes:


 - Coût annuel des charges hospitalières (personnel et amortissement infrastructure) x ( Immigrés/ population totale) ce qui est une évaluation par défaut à cause de la sur représentation
des premiers


- Idem pour Justice, Police et tous services publics