Philippe Bas, ancien ministre, Président de la commission des lois du Sénat pris sur le fait d'un déni de démocratie.

Publié le 6 Février 2015

Tribune de Philippe Bas, ancien ministre, ancien secrétaire général de l’Élysée Président de la commission des lois du Sénat.

Il n’est pas possible de mettre sur le même plan le Parti socialiste et le Front national. L’un est une force de gouvernement pleinement inscrite dans une démocratie de l’alternance. L’autre est une force de contestation proposant un changement irréversible de modèle politique, économique et social.

 

Qui est-il pour affirmer ce déni ? Devant ce discours niant au Front National son existence en tant que parti politique et sa force de propositions, on ne peut que réaliser que l'UMP ou le PS sont exactement la même chose puisque d'accord sur l'essentiel qui est la domination de l'Europe sur les Nations, la volonté d'interdire à d'autres partis la possibilité de gouverner et de mener une autre politique. Bref, d'interdire si ce n'est de nier aux Français le droit de mettre au pouvoir ceux qu'ils souhaitent voir gouverner.

Devant ce déni de démocratie, l'UMP et le PS répondent qu'ils sont pour la liberté et la démocratie. La question est: de quelle liberté et de quelle démocratie s'agit-il ?

Par Gérard Brazon

Avec les socialistes, mes divergences sont profondes. Je ne peux leur donner quitus de leur gestion mais j’assume aussi de dire que ce qui me sépare du Front national est plus grave encore. 

Pour moi, l’Europe n’est pas le problème, c’est une partie (importante) de la solution. Pour moi, le rejet systématique de l’étranger et du musulman ne renforce pas la cohésion de la Nation mais l’affaiblit en divisant les Français.

Pour moi, la fermeture des frontières et l’autarcie seraient facteurs d’appauvrissement, de hausse des prix et de chômage, pas de croissance et d’emploi.

Pour moi, derrière les propositions du Front National, il y aurait l’exercice de la contrainte par la force publique sur des groupes entiers de la population : étrangers et Français d’origine étrangère, englobés dans une même suspicion ; musulmans généralement traités comme des islamistes en puissance ; personnes bénéficiant de revenus d’assistance enrôlés dans une forme de travail forcé ; jeunes en désarroi « rééduqués » par la voie de l’embrigadement ; chefs d’entreprise empêchés d’importer et d’exporter pour développer leur activité par le commerce international.

Le Monde

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 06/02/2015 16:41


A force de repeter POUR MOI , POUR MOI et encore POUR MOI , le Philippe Bas collabo dhimmis se retrouve a l'image de jojo le mérou
petite ......et grande gueule .......................................pas grave , un parasite politique de plus .........