Philippe Karsenty grand favori de l'élection législative des français à l'étranger de 2012

Publié le 6 Août 2011

Philippe Karsenty est un ami. Nous nous connaissons depuis quelques années déjà. Il y a peu, nous nous sommes revu et il me disait combien il était confiant dans cette bataille électorale pour devenir le député des Français de l'étranger (Israël, etc)
Je l'ai connu par l'intermédiaire de mon blog qui lui avait été signalé et pour participer à cette bataille qu'il menait suite à ce reportage indigne qui est devenu par la suite "l'affaire Al-Dura". (voir ici).
Il se présente donc aux législatives et même si je ne suis pas un "libéral", je souhaite qu'il gagne cette élection qui verra de ce fait arriver à l'Assemblée Nationale un défenseur inconditionnel d'Israël, seule démocratie du Moyen-Orient, qui en compte peu en ce moment. 
Gérard Brazon

Par Michaela Benhaim pour © 2011 magazine Météor

Pour © 2011 aschkel.info et lessakele




Comme la plupart des médias laissent entendre que Philippe Karsenty est le grand favori de cette élection législative des Français établis hors de France, nous avons décidé de lui poser des questions pas toujours faciles…


Michaela Benhaim :Vous avez été le premier à annoncer votre candidature à cette élection. Pourquoi l’avez-vous fait si tôt ? 
 

Philippe Karsenty : Dès le début du mois de mars, j’ai annoncé ma candidature dans les médias, puis par un message envoyé à mes amis, en France et dans le reste du monde.

 J’ai ensuite participé à des réunions publiques sur le terrain, dans les grandes villes francophones d’Israël. Cette décision de lancer ma campagne tôt a été mûrement réfléchie et préparée. Cela m’a permis de mieux comprendre les préoccupations et les attentes des Français qui résident hors de France. Cette circonscription est vaste et je souhaite m’imprégner des spécificités des habitants de chaque pays que j’aurai à représenter.

En tenant compte du caractère nouveau de ce scrutin, je pense qu’il est important d’informer les futurs électeurs de cette élection et de leur présenter l’intérêt qu’ils auront à s’exprimer lors de ce vote.


M B :N’avez-vous pas l’impression que votre campagne s’essouffle ?
 

P.K : Absolument pas ! En cinq mois, je suis allé au contact des Français d’Israël que je connaissais déjà bien pour avoir effectué, ces dernières années, plus d’une cinquantaine de conférences liées à l’affaire al Dura, et plus généralement aux manipulations médiatiques. J’ai maintenant de nombreux comités de soutien établis en Israël, et je compte y revenir régulièrement pour y poursuivre ma campagne. Je passe maintenant à la deuxième phase de ma démarche qui me conduira en Grèce à la fin du mois d’août où des événements sont déjà organisés. En Italie, où se jouera probablement cette élection, mon équipe se structure et certains sont déjà au travail.

 

MB :Même si vous vous rendez prochainement en Grèce, votre campagne semble axée sur Israël, comme celle de vos concurrents déclarés. Qu’en est-il des autres pays ? Allez-vous leur tenir le même langage ?
 

P.K : Je vais à la rencontre des Français d’Italie, d’Israël, de Grèce, de Turquie, de Chypre et de Malte et je leur tiens le même discours : je défends le berceau de notre culture symbolisée par ces quatre grandes villes fondatrices de notre civilisation occidentale que sont Jérusalem, Athènes, Rome et Constantinople. C’est donc une chance de pouvoir leur parler le même langage. Et je sais que nos compatriotes, quel que soit le pays où ils vivent, y sont sensibles.

Mon message est clair et mon programme politique est précis et détaillé. Il sera disponible sur mon site de campagne à partir du 1er septembre.


MB :Vous parlez encore souvent de l’affaire al Dura. Ne pensez-vous pas que les gens en ont assez de vous entendre là-dessus ?
 

P.K :Je ne le pense pas. Cette affaire n’est toujours pas réglée même si j’ai gagné mes procès, même si les élites françaises et israéliennes savent maintenant que le reportage sur la « mort » du petit Mohamed al Dura n’était qu’une mise en scène. Le combat continue pour l’Histoire, pour que cessent d’être inaugurés des monuments, des rues et des écoles à la mémoire de ce « martyr » fabriqué par la propagande palestinienne, diffusée et protégée par France 2.
L’enjeu est un combat pour la démocratie française et cela va même très au-delà de la défense de l’image d’Israël, toujours essentielle à mes yeux.
Comment accepter que France 2, la télévision publique française, ait pu diffuser, et continue à protéger, plus de 10 ans après les faits, un faux reportage aux conséquences planétaires dévastatrices ?
En 2004, j’avais créé Media-Ratings qui avait pour objet d’analyser tous les médias sur tous les sujets. Le site est encore accessible et on peut y retrouver les analyses médiatiques que nous y avons publiées pendant de nombreuses années.

Pour revenir à l’affaire al Dura, elle dérange. Elle dérange tous ceux qui ont continuellement soutenu le mensonge de France 2. Ceux-là feront donc tout pour me nuire pendant cette campagne. La plupart des autres candidats sont aussi gênés par le dossier al Dura car aucun d’entre eux n’a aidé à la révélation de la vérité. Ils ont donc intérêt à ce que cela soit rapidement oublié.
L’affaire al Dura, c’est aussi la preuve que je sais mener et gagner un combat politique. C’est aussi un révélateur de l’honnêteté intellectuelle et du courage des uns, ou au contraire de la duplicité d’autres. C’est l’affrontement du juste contre l’injuste, de la vérité face au mensonge.


MB :Certains se posent néanmoins une question : n’êtes-vous pas en train d’exploiter l’affaire al Dura ?
 

P.K :C'est tout le contraire. Révéler la mise en scène al Dura est un combat contre la propagande anti-israélienne, contre le Hamas et pour la déontologie des médias en général. Cela fait près de 10 ans que je me consacre à la révélation de la vérité dans le cadre de cette affaire. C’est la plus grande manipulation médiatique des temps modernes.  Nous travaillons pour l’Histoire car c’est l’image la plus dévastatrice qui ait été produite depuis la création de l’Etat d’Israël. Mon action a été utile car elle a eu un effet direct mais aussi indirect sur les médias, les contraignant à plus de prudence lorsqu’ils traitent des informations en provenance d’Israël, ou plus généralement des conflits armés. Lorsqu’en 2009, durant l’opération Plomb Durci, France 2 a présenté un nouveau reportage bidonné, ils ont corrigé en 24 heures. Pensez-vous que cela se serait produit sans l’antécédent al Dura ? Je ne le crois pas. C’est animé par un idéal de vérité que j’ai mené ce combat face aux médias, et je poursuivrai ce même idéal dans l’univers politique. Il y a donc une parfaite synergie entre mes activités médiatiques et politiques ; c’est un prolongement naturel.

Je pense aussi que la poursuite de la vérité dans le cadre de l’affaire al Dura a redonné confiance à ceux qui pensaient que ce type de combats étaient perdus d’avance. C’est un message d’optimisme qui montre que l’on peut vaincre un système injuste quand on s’en donne les moyens.

Monument Al-Dura, au Mali

MB : Vos combats difficiles ne vous ont-ils pas conduit à vous aliéner de nombreux médias et une partie du monde politique ? Comment pourrez-vous agir en tant que député si vous êtes ostracisé ?
 

P.K :Cela était vrai dans le passé mais, depuis mes victoires judiciaires, les choses ont évolué favorablement. Ainsi, que ce soit en France ou en Israël, je rencontre régulièrement des ministres, des députés, de droite et de gauche, des patrons de médias et des journalistes qui affichent publiquement leur soutien à mes combats. Les temps changent, la roue tourne et vous seriez surpris des soutiens dont je dispose maintenant en France, et ailleurs. Prenez par exemple Le Figaro, j’y compte de nombreux amis et supporters. J’ai aussi été invité à prendre la parole dans de nombreux festivals de journalisme, au congrès annuel de l’Association Mondiale des Journaux et j’ai fait des conférences dans le monde entier.

Au Liban...


MB :Vous vous êtes déjà opposé politiquement à Nicolas Sarkozy. Avez-vous des relations tendues avec le Président de la République et cela ne vous gêne-t-il pas dans vos actions ?
 

P.K :Il est vrai qu’en 2008, avec une équipe bien soudée et conduite par Jean-Christophe Fromantin, nous avons remporté la mairie de Neuilly face à David Martinon, alors porte-parole de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Depuis, mes relations avec le Président de la République se sont apaisées et récemment, je lui ai personnellement remis un message du père de Daniel Pearl, le journaliste du Wall Street Journal égorgé au Pakistan en 2002 pour venger la « mort » imaginaire de Mohamed al Dura. J’ai déjà été reçu plusieurs fois à l’Elysée depuis 2007 et des proches collaborateurs du Président m’ont confirmé que, contrairement à ce que certains voudraient faire croire, il n’a aucune hostilité à mon égard.
Néanmoins, l’entourage de Nicolas Sarkozy pose problème.


MB :Que voulez-vous dire par là ?
 

P.K :Nicolas Sarkozy s’entoure mal. Certains de ses conseillers et amis sont des adversaires systématiques d’Israël.

Permettez-moi aussi de rappeler que Nicolas Sarkozy a récemment embauché un nouveau conseiller audiovisuel, Camille Pascal, qui participe aussi activement à la rédaction des discours du Président.

Camille Pascal travaillait au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en 2005 lorsque j’ai saisi l’instance de contrôle des médias français au sujet de l’affaire al Dura. C’est lui qui y a enterré le dossier. Il a ensuite été « naturellement » embauché chez France Télévisions. Une de ses activités a été de « gérer » l’affaire pour empêcher que la vérité n’apparaisse au grand jour.

Dans le passé, j’ai eu un entretien téléphonique avec Camille Pascal au cours duquel le ton est monté très rapidement. J’ai alors eu le réflexe de prendre un enregistreur pour pouvoir analyser, par la suite, la teneur exacte de notre conversation.
Au bout de quelques minutes, une idéologie suspecte a fait surface : il m’a traité d’« agent des services secrets israéliens ». Incrédule, je lui ai demandé de répéter ses propos. Il l’a fait sans hésiter. [NDLR : Philippe Karsenty me fait alors écouter l’enregistrement de la conversation avec Camille Pascal].

Et c’est malheureusement à ce type de personnes que Nicolas Sarkozy fait confiance actuellement !


MB :Pourrez-vous alors voter pour Nicolas Sarkozy en 2012 ?
 

P.K :Dans l’état actuel des choses, je ne le pense pas. En effet, un Président qui conserve dans son entourage proche une personne telle que Camille Pascal ne peut avoir mon vote. Nicolas Sarkozy fait un calcul erroné, et peut-être même cynique. Il se dit que les Juifs ne pourront pas voter à gauche en 2012 car les socialistes sont alliés à des partis infréquentables. Il a raison sur le premier point, mais il se trompe sur la seule issue possible pour les Juifs, les amis d’Israël et de la démocratie. Nicolas Sarkozy pense que les Juifs voteront automatiquement pour lui comme ils l’ont fait massivement en 2007. Et là, il se trompe car les Juifs peuvent aussi s’abstenir. J’en connais même qui - hélas ! - s’apprêtent à voter Marine Le Pen !


MB :Votre opposition à la politique de la France fait dire à certains que vous n’aimez pas la France. Qu’en est-il ?
 

P.K : Je suis français et j’aime la France comme devrait le faire chaque Français. Mais je la préfère quand elle est digne, quand elle se respecte et se fait respecter. Je pense que je l’aime plus que d’autres car je ne me satisfais pas de la voir dériver. La Politique Arabe de la France, à l’intérieur et à l’extérieur, est un désastre et c’est parce que cette politique est mauvaise pour mon pays que je veux la voir changer. C’est aussi le sens de mon engagement politique. Et c'est justement parce que j'aime la France que je m'oppose à la politique actuelle du président et de son gouvernement. 


MB :Certains pensent que votre seule concurrente sérieuse appartient à un parti politique. Vous concourrez en indépendant. Cela ne vous gêne-t-il pas ?
 

P.K :Non car je pense que ceux qui représentent les partis politiques n’ont et n’auront aucune liberté d’action. Leur silence éloquent face aux dérives de leur camp – les positions du PS vis-à-vis d’Israël et les propos indignes d’Alain Juppé – en est la preuve. Ce ne seront que des pions dans un grand échiquier qui les dépasse.
J’ai lu parfois des propos trompeurs sur les bénéfices politiques que procure l’appartenance à un groupe politique tel que l’UMP ou le PS. Cela est faux, archifaux et ce serait bien que certains de vos confrères se renseignent avant de publier des affirmations mensongères. Cela est même l’inverse et, contrairement à ce qu’il est parfois écrit, j’aurai toute liberté de choisir la commission où je souhaiterais siéger à l’Assemblée Nationale. Ce choix ne sera pas possible à un député qui, fraîchement élu, se pliera aux décisions de son parti et aux desiderata des anciens…


MB :Il se dit que Jean-François Copé va venir faire campagne pour Valérie Hoffenberg, et surtout contre vous. N’est-ce pas un handicap pour vous ?
 

P.K :A ce stade, je ne souhaite pas engager de combat politique contre Jean-François Copé mais s’il veut venir, il est le bienvenu. Je l’ai connu quand il était étudiant à l’ENA, il y a plus de 25 ans. Je connais ses qualités. Je connais aussi son parcours.  Je suis sûr qu’en Israël, certains sauront s’en souvenir. Il a été très proche de Jacques Chirac, le président français le plus hostile à l’Etat d’Israël et au monde occidental. Jean-François Copé  a aussi été le porte-parole du gouvernement français qui a offert des obsèques nationales à l’inventeur du terrorisme moderne, Yasser Arafat. J’attends donc sereinement l’arrivée de tout chiraquien dans cette élection. Je compte sur la mémoire des Français pour qu’ils se souviennent des positions de Jacques Chirac, et si par mégarde ils les oubliaient, je les leur rappellerais. David Douillet, nouveau secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, est aussi le bienvenu pour le combat… politique ! Il a le même pedigree chiraquien. Je pense que tout ce qui a été mêlé, de près ou de loin, à Jacques Chirac est totalement discrédité, particulièrement en Israël. Je compte sur la mémoire politique des Français pour accueillir, comme ils le méritent, ceux qui auront fait un bout de chemin avec l’ancien président français.

PK & Sarkozy1

MB :Que vous inspire le refus d’Alain Juppé de considérer l’Etat d’Israël comme l’Etat du peuple juif ?
 

P.K :Cette prise de position d’Alain Juppé ne devrait étonner personne. En effet, Alain Juppé est un pur produit du Quai d’Orsay, traditionnellement hostile à Israël et aux Juifs.
C’est aussi l’école chiraquienne hostile à Israël et toujours présente pour célébrer les Juifs morts de la Shoah.

Fondamentalement, Alain Juppé, le Quai d’Orsay et un bon nombre d’hommes politiques français sont des « néga-sionistes ».

Il faut aussi rappeler qu’Alain Juppé n’en est pas à son coup d’essai dans la détestation d’Israël. Il s’est par exemple réjoui de l’alliance entre les terroristes du Hamas et ceux du Fatah qu’il a qualifiée de « bonne nouvelle ». Alain Juppé souhaite que la France reconnaisse l’Etat « palestinien » à l’ONU en septembre prochain.
Beaucoup ont pensé que Sarkozy allait parvenir à effacer la page sombre écrite par Jacques Chirac. Le résultat est qu’en s’entourant des pires spécimens issus de la diplomatie française, Nicolas Sarkozy s’est inscrit dans la continuité de la politique étrangère de la France, avec le sourire en plus.


MB :Vous devez savoir qu’en 2007, les Français d’Israël ont voté à 90% pour Nicolas Sarkozy. Cela ne vous préoccupe-t-il pas dans le cadre de cette élection ?
 

P.K :Les Français d’Israël ont voté à une écrasante majorité pour Nicolas Sarkozy, comme moi d’ailleurs, mais c’était en 2007, avant qu’il n’inscrive sa politique dans le prolongement de la Politique Arabe de la France.
Les gens ne sont pas dupes : ils regardent le contenu de ce qu’ils choisissent sans se préoccuper des étiquettes. 
Le plan Sarkozy-Juppé pour Israël ne vaut pas mieux que celui de Chirac et cela apparaîtra clairement à tous.
Pour MM. Chirac, Juppé et Sarkozy, Maale Adoumim et les autres villes israéliennes de Judée et de Samarie doivent être vidées de leurs habitants juifs pour faire place à un nouvel Etat arabe.
Après la triste expérience de l'expulsion des Juifs de Gaza, personne ne peut plus croire à l'échange de territoires contre une paix hypothétique.
 

MB :Vous avez été parfois critiqué pour avoir dit crûment des choses au sujet de certains de vos concurrents. Qu’avez-vous à répondre à cela ?
 

P.K :Si j’ai répondu fermement, c’est parce que j’ai subi de nombreuses attaques personnelles et que j’ai été calomnié. J’ai été amené à répondre par des vérités à leurs mensonges. Je ne me laisserai pas faire. Si les diffamations, publiques ou privées, se poursuivaient, je saisirais les tribunaux.

MB : Selon certains analystes, il y a de grandes chances que vous soyez un des deux finalistes de cette élection. Qui pensez-vous affronter au second tour ?
 

P.K :C’est vrai que je lis et j’entends de plus en plus souvent cette analyse politique. C’est agréable de voir que mon message politique passe, en Israël et ailleurs. Néanmoins, je ne crois pas à ces anticipations à dix mois du scrutin. L’élection est ouverte et personne ne peut dire qui sera au second tour. 
Le premier point à souligner est que nous ne connaissons pas encore la liste de ceux qui se présenteront à cette élection. Quatre candidats sont officiellement déclarés à ce jour. En juin 2012, il y en aura probablement une quinzaine, si ce n’est plus. En effet, de nombreuses personnalités issues du monde associatif semblent s’intéresser à cette élection. Elles savent qu’elles ne seront pas élues mais elles veulent faire un tour de piste pour pouvoir se compter. Le danger de ce type de candidatures est qu’il peut provoquer une dispersion des voix utiles qui pourrait profiter à des adversaires politiques et idéologiques résolus.
N’oublions pas le rôle de Jean-Pierre Chevènement, le 21 avril 2002, dans l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle !

Toutefois, si votre pronostic se révélait exact, je pense que je serai opposé à Valérie Hoffenberg, la candidate de l’UMP. Ce serait logique. Deux choix clairs, nets et opposés seraient ainsi proposés aux électeurs.
Ils pourraient alors choisir entre deux visions du monde et se prononcer sur la politique étrangère de la France :
- Est-ce que les électeurs soutiennent  la Politique Arabe de la France ? Voter Hoffenberg, c’est voter « Quai d’Orsay », qui est d’ailleurs son employeur.
- Est-ce que les Français d’Israël sont satisfaits du travail journalistico-politique de Charles Enderlin ? Voter Hoffenberg, c’est voter Enderlin qui est son ami, et qu’elle a soutenu pendant toutes ces années dans le cadre de l’affaire al Dura. Il le lui rend bien d’ailleurs, en ne tarissant pas d’éloges à son sujet.

Néanmoins, rappelons-nous qu’il y aura un second tour et qu’il faudra bien savoir se retrouver au soir du premier pour faire élire le candidat qui sera le plus en mesure de défendre nos valeurs et nos convictions, et j’entends bien être celui-là !

 

MB : Maire-adjoint de Neuily, vous connaissez bien la politique française. Quel est votre pronostic pour l’élection présidentielle de 2012 ?
 

P.K :Je crois, et je le regrette, que la gauche sera aux commandes en 2012. En effet, après 17 ans de présidences Chirac et Sarkozy, je pense que la gauche a toutes les chances de l’emporter.
Il faut dire que par son attitude et par ses reniements, Nicolas Sarkozy aura tout fait pour l’aider. En décourageant ses plus fidèles soutiens politiques, ou en trahissant ses amis, et même en flagornant nos pires adversaires, Sarkozy a réussi à démobiliser beaucoup de ses amis.
La question qui se pose, selon moi, est de savoir si l’UMP résistera à cette défaite à venir. Quel sera le sort réservé aux artisans de cette débâcle annoncée ? 
Il sera alors essentiel d’être au cœur du débat politique de notre pays, à l’Assemblée Nationale, pour participer à la recomposition de la droite française autour de nos valeurs et de nos convictions.

 

Téléchargez l'interview en PDF  Météor 01 aout 2011Interview Philippe Karsenty 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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isabelle 07/08/2011 01:23



Je ne connais pas ce Monsieur, mais je suis choquée de voir que, comme d'autres, il ne conçoit la rivalité pour la présidence de notre république qu'en terme de duel entre l' UMP et le PS.


Et je n'aime pas du tout sa phrase : " J'en connais même qui, hélas, s'apprêtent à voter Marine Le Pen". Pourquoi des Juifs ne voteraient-ils pas Marine Le Pen ? Quelle honte y a-t-il à cela ?



Nancy VERDIER 06/08/2011 21:48



Je souhaite beaucoup de succès à Philippe Karsenty que je connais aussi. C'est un battant. Les Français d'Israël sont certainement à son écoute et le soutiendront. La nature de son
combat pour la vérité et la justice est très honorable. J'aimerais connaître les arguments qu'il va déployer auprès des citoyens français de Grèce, Chypre, Malte et Italie.
Quel malheur que nous ayons cette clique du Quai d'Orsay avec Juppé qui ne fait que des bévues et des bavures en politique étrangère. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe en Libye. Je regrette
tellement d'avoir voté autrefois pour ce nul de Jacques Chirac. J'ai également voté Sarkozy en 2007, mais ce ne sera plus le cas.
Je suis au diapason avec tout ce que dit Philippe Karsenty  sur les erreurs commises par Juppé, Sarkozy, Coppé, la politique pro-arabe de la France à l'intérieur comme à l'extérieur. C'est
une catastrophe.
J'avais été aussi extrèmement choquée de voir les funérailles que notre gouvernement avait offert à Yasser Arafat, cet Egyptien formé auprès des nazis, passé terroriste puis devenu
"Palestinien" et Prix Nobel de la Paix en Norvège....