Pierre Mauroy, contre-panégyrique pour une crapule de droite déguisée en socialiste

Publié le 22 Juin 2013

Par Pascal Olivier

Pardon pour ce titre un tantinet provocateur mais devant l’avalanche de panégyriques suscitée par la disparition de Pierre Mauroy, il est nécessaire de rétablir quelques vérités.

Pierre Mauroy n’est pas l’homme de gauche authentique que prétendent ad nauseam les innombrables eulogies prononcées suite à sa disparition. Pierre Mauroy était l’homme de droite du Parti socialiste. La confusion vient du fait qu’il a été le premier chef de gouvernement de la gauche au pouvoir en 1981 et que du coup son nom est accolé aux réformes qu’ont été les nationalisations, la retraite à 60 ans, les 39 heures, la cinquième semaine de congés payés et tant d’autres.

Très peu ont rappelé que la «parenthèse libérale» (dixit Lionel Jospin) ouverte en 1983 et jamais refermée depuis est en partie imputable à l’influence qu’a exercée Pierre Mauroy (et Jacques Delors) auprès de François Mitterrand. Il paraît même qu’il aurait mis sa démission dans la balance pour peser de tout son poids dans la décision du président de la République. Et quand on apprend par Jean-Pierre Chevènement que le Président a longtemps hésité avant de se laisser porter par le vent mauvais venu d’outre-Manche et d’outre-Atlantique (thatchérisme et reaganisme) on mesure mieux la responsabilité que Pierre Mauroy porte dans les malheurs qui nous accablent depuis 30 ans.

Jean-Pierre Chevènement, Laurent Fabius et Pierre Bérégovoy favorables à la sortie de la France du Système monétaire européen (SME, ancêtre de l’euro) avaient tenté de faire pencher la balance de l’autre côté, en vain. Ce fut la cause de la première démission du Che.

La suite fut l’Acte unique européen (signé en 1986, entré en vigueur en 1987) et sa cohorte de pas moins de 300 directives de dérégulation, la politique du franc fort qui nous a coûté la bagatelle d’un million d’emplois pour coller au mark en vue de l’euro, le traité de Maastricht qui nous prive d’une part importante de notre souveraineté et qui asphyxie notre économie et celles des pays du sud de l’Europe.

Le regretté Philippe Séguin, membre d’un parti classé à droite, était bien plus à gauche que Pierre Mauroy, plus patriote, plus démocrate, plus républicain. Le traité de Maastricht est l’anti 1789 proclama-t-il dansson mémorable discours à l’Assemblée nationale renvoyant ainsi les partisans du traité, dont Pierre Mauroy et Jean-Luc Mélenchon, dans le camp de la contre-révolution. Jean-Pierre Chevènement qui sait où il habite, ou qui du moins le savait, vota l’exception d’irrecevabilité soulevée par Philippe Séguin.

En 1979 lors du Congrès de Metz, Pierre Mauroy avait passé alliance avec Michel Rocard, la deuxième gauche, autrement-dit la vraie droite. Le Ceres de Jean-Pierre Chevènement fit échec à cet attelage en soutenant François Mitterrand, il lui permit de demeurer Premier secrétaire et d’être le candidat du PS à l’élection présidentielle. Peine perdue, en 1983 la victoire du camp Mauroy-Delors est totale.

Jean-Pierre Chevènement avait écrit les deux programmes du PS dans l’opposition, celui de 1972 « Changer la vie » (il n’est pas l’auteur du titre) et celui de 1980 « Comprendre, vouloir, agir ». Il aurait dû se méfier, quand on a choisi de changer la vie c’est qu’on a renoncé à changer le monde. Seulement un an après la fondation du PS au congrès d’Epinay en 1971, tous les renoncements du Parti socialiste étaient déjà inscrits dans cette formule.

Il n’est pas étonnant que l’un des hommages les plus appuyés vienne de l’inénarrable Alain Minc. «Ce n’est pas Pierre Mauroy qui aurait gardé Montebourg à l’Industrie !» a-t-il déclaré dans un cri du cœur. Soit Alain Minc a la mémoire courte et ne se souvient pas que Jean-Pierre Chevènement était ministre de l’Industrie du gouvernement Mauroy, soit il  suggère à François Hollande et à Jean-Marc Ayrault de faire subir au supposé succédané du Che un sort similaire.

La confusion est telle sur ce qu’a réellement été Pierre Mauroy que même dans un parti patriote et plutôt de gauche comme le Front nationalun hommage appuyé lui a été rendu par Steeve Briois. Heureusement que les lapidaires condoléances exprimées par Marine Le Pen au nom de son parti se limitent à la stricte courtoisie et bienséance !

«La construction européenne est le temps qui permet à l’Allemagne de recouvrer sa souveraineté pendant que le France perd la sienne» (Marie-France Garaud citée de mémoire). Dans la continuité de l’œuvre de Jean Monnet agent des Américains, Pierre Mauroy avec Jacques Delors et beaucoup d’autres a grandement contribué à cette aliénation. Il faudra dans les premières heures qui suivront la Libération débarrasser le Panthéon des cendres de Jean Monnet, ennemi de la nation. En attendant, la classe ouvrière et plus largement les patriotes se doivent de rendre à Pierre Mauroy le contre-hommage qu’il mérite.

Pascal Olivier

http://blog.pascalolivier.fr/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 22/06/2013 18:41



Nigel Farage


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UE:  Nouvelle dictature
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