Pierre Moscovici, 1er prix de la carpette anglaise ne veut plus communiquer en français - Par Laurent Herblay

Publié le 29 Décembre 2014

En "socia-lie", l'idiotie est tellement naturelle, que l'un d'eux a trouvé intelligent d'écrire en Anglais à son copain socialiste. Une seule explication est possible, Moscovici pense peut-être que son copain Sapin ne sait pas lire le Français? 

 

Pour "La gauche m'a tuer"

 

Résultat de recherche d'images pour "michel sapin"  Michel Sapin      Résultat de recherche d'images pour "moscovici" Pierre Moscovici


Il y a quelques jours, l’ancien ministre de l’économie,(Moscovici) promu commissaire européen malgré des résultats désastreux, a été honoré d’un prix qui lui va bien, celui de « la carpette anglaise », pour avoir envoyé une lettre anglaise à son successeur, Michel Sapin. Plus qu’une anecdote.

 

Pourquoi une telle évolution ?

Bien sûr, l’envoi d’une missive en anglais par Pierre Moscovici à Michel Sapin est totalement ridicule. En outre, rien ne le justifie, le français faisant en plus partie des langues de travail de la commission. Rien ne justifiait l’emploi de la langue de Shakespeare entre deux français, à moins qu’il ne soit décrété que l’anglais soit la seule langue de travail de l’UE, ce qui n’est pas le cas. Et cela est d’autant plus absurde que Londres devrait organiser un référendum sur la sortie de l’UE. Il est donc encore plus affligeant que deux français correspondent officiellement dans la langue d’un pays qui pourrait quitter l’UE. Un ami indique souvent que la Banque de France publie de plus en plus en anglais sans même traduire.

Il faut bien reconnaître que l’anglais a fini par s’imposer comme la nouvelle lingua franca du monde, portée par de multiples vents : la place économique des Etats-Unis, le relais de la culture populaire anglo-saxonne mais aussi la mondialisation, qui pousse les multinationales à adopter cette lingua franca pour travailler par-delà les frontières. L’immense majorité de ceux qui cèdent à l’utilisation de l’anglais le font bien plus par commodité que par un quelconque dessein funeste, influencés que nous sommes par les différents facteurs vus plus hauts. Mais comme le note Alain Borer dans une interview passionnante, « nous collaborons à la disparition du français », un asservissement et un appauvrissement.

Une invasion au ralenti, mais à repousser

Car tous les composants de la langue contribuent à façonner ce que nous sommes, notre façon de pensée, notre identité. Comment ne pas voir dans la synonymie de dette et faute en allemand, Schuld, une influence dans le comportement de notre voisin dans la crise européenne, même si cela n’est qu’un facteur parmi d’autres, le fait que l’Allemagne étant caution solidaire de dernier ressort n’étant pas étranger, ni illogique à la raideur d’Angela Merkel et de tout le peuple allemand. La langue est une composante essentielle de notre identité. Elle doit donc être protégée comme la prunelle de nos yeux et il est effarant de voir la légèreté avec laquelle nos dirigeants laisse la colonisation de l’anglais progresser.

Pourtant, il ne serait pas compliqué de suivre l’exemple du Québec et de bannir sans la moindre restriction l’emploi de l’anglais dans l’espace public. Il est très irritant de voir le nombre de campagnes publicitaires ou de noms d’enseignes en anglais. Le problème est que cette invasion au ralenti est trop lente pour sembler dangereuse ou même véritablement s’en rendre compte. Il y a également une forme de fatalité liée à cette mondialisation, contre laquelle on ne pourrait rien faire, révélant au passage son caractère assez totalitaire. Et en attendant que nos dirigeants ne se réveillent, nous pouvons tous résister, en refusant les anglicismes comme celui qui est utilisé pour parler de l’épuisement professionnel.

Encore une fois, Pierre Moscovici se distingue, en mal. Il est un des représentants les plus emblématiques de cette partie de nos élites, superficielle, complètement déconnectée de la réalité et de ses racines, qui ne prend soin que d’elle-même et oublie ceux à qui elle doit finalement tout.



Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article