Plaidoyer pour une réforme de l'Islam, par Nour-Eddine Boukrouh. Préface Gérard Brazon

Publié le 9 Décembre 2014

Gérard Brazon3 Préface Gérard Brazon

Voici un texte qui a au moins le mérite d'exister. Je salue au passage l'auteur qui, il s'en doute, risque sa têtepour l'avoir écrit. Il débute par les "hassanettes" les fameux bons points qui sont distribués aux croyants obéissants aux préceptes de l'islam. Un peu comme les "images" dans une écoles.

Peux-t-on réformer l'Islam ? "Y en a qu'on essayé" répond le comique de service. Ils sont morts prématurément. Même le si peu libéral Avéorres, qui n'était pas la lumière que nous vantent les islamophiles de France, du fait même qu'il était un magistrat qui appliquait la charia dont on connait "les raccourcis" si je puis dire, à failli lui aussi y passer rien qu'en essayant de valider la raison par rapport à la religion. C'est tout dire.

Pour réformer l'islam, il faudrait s'attaquer au coran lui-même qui représente à peine 14% de substrat islamique, le reste étant la Sunna qui est la vie de Mahomet qui doit-être vénéré en toutes circonstances et surtout à ne pas critiquer sous peine de mort.

Les islamistes en Syrie ne font qu'appliquer les enseignements de ce grand malade qui fût gigolo à ces début et qui a fini en pitoyable pédophile en passant par les toutes les phases de la criminalité. Alors comment réformer cette immonde projet qu'est l'islam de conquête du monde ? 

Cela dit, c'est 14 siècle d'imprégnation des mentalités et ce n'est pas rien. Je crains fort que l'islam ne puisse pas se réformer, il doit se détruire par la vérité de son véritable objet et de ses prétendues découvertes, par la raison qui appelle à observer sa stupidité intrinséque et la condamnation des crimes depuis les origines.

En clair, il faut pas compter sur les journalistes et les politiques français bien trop lâches pour ça.

Gérard Brazon

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Poste de veille.ca

Celui qui accomplit un effort de réflexion (ijtahada) et réussit aura droit (dans l’au-delà) à deux récompenses ; s’il échoue, il aura droit à une.» (Hadith)

Fort de cette assurance du Prophète (QSSSL), nous allons plaider dans cette contribution, qui sera suivie d’autres, en faveur d’une réforme de l’Islam. Selon notre modeste «ijtihad», car la question nous taraude depuis longtemps, le moment est venu de poser la problématique de la réforme de l’Islam en cette étape critique de son devenir. Il est impératif de réformer l’Islam de l’intérieur car, en tant que système de valeurs et de religion majeure de l’humanité, il est en danger d’être détruit par l’inconscience de ses «ulémas» et la barbarie d’une espèce humanoïde surgie en petit nombre mais partout. Qui se souvient dans l’ambiance actuelle qu’il a été derrière une grande civilisation, de grands exemples moraux, des leçons humanitaires emblématiques, une littérature flamboyante, des arts dont la trace demeure en divers endroits de la planète, une musique qu’on étudiait comme une science, des savants, des philosophes avant-gardistes et des inventeurs de techniques ? Pourquoi chercher à réformer l’Islam plutôt que de plaider en faveur d’une législation visant à le contenir dans la sphère privée ? Parce qu’aussi difficile, aussi sacrilège, aussi inconcevable que puisse paraître l’idée de le réformer, elle est encore plus envisageable que de croire pouvoir le balayer puis le cacher, comme la poussière, sous le tapis. Des pays comme la Turquie et la Tunisie qui pensaient, depuis les années 1930 pour la première et les années 1950 pour la seconde, que la laïcité s’était définitivement ancrée dans leurs sociétés avaient lancé à la cantonade «Vogue la galère !» en croyant naviguer sur une mer de tranquillité.

Puis un jour, quelque chose se produisit, des troubles éclatèrent, le peuple fut consulté et le djinn d’Aladin jaillit du fond de la bouteille pour rafler la mise électorale. On a vu aussi en Orient et en Occident des hommes ayant reçu des formations supérieures et scientifiques dans les meilleures universités du monde se ranger derrière des cheikhs incultes ou se compromettre dans des actions de terrorisme. Qu’on le veuille ou non, notre être y est chevillé ; il est incrusté dans notre inconscient collectif et notre imaginaire ; il a conditionné notre histoire et est un marqueur de notre identité ; il domine notre culture sociale, nos mentalités, nos mœurs, notre habillement, notre langage et notre espace public ; il est au cœur de notre Constitution, de notre législation, de notre code de la famille, de notre système éducatif, de notre paysage politique, de nos programmes télé ; il est au centre de nos débats et différends politiques ; des centaines de milliers d’Algériens sont morts et d’autres continuent de tomber en rapport avec lui ; il entre pour beaucoup dans le regard que nous jetons sur les autres, les non-musulmans ; nous sommes touchés par ce qui arrive aux musulmans dans le monde, victimes ou par leur faute… La réforme de l’Islam, la réforme de la vision du monde des musulmans est indispensable dans l’intérêt de l’Islam, des musulmans, des relations entre les peuples et les religions, de la paix dans le monde et de l’humanité dans son ensemble. Cette réforme n’est pas un enjeu philosophique, mais stratégique ; l’enjeu ne concerne pas Dieu mais l’avenir de la planète devenue exiguë et ses parties interdépendantes. Quand l’une est malade, les autres s’en ressentent. Dans l’immédiat, il s’agit de préserver son pays de l’autodestruction qui peut le viser d’un jour à l’autre ; d’arrêter le bain de sang au nom de l’Islam ou en relation avec lui ; de réconcilier les musulmans entre eux, avec le monde, l’humanité, la modernité, la gouvernance démocratique ; de vivre en paix avec les non-musulmans et de contribuer au progrès humain. Il est vital de réformer la vision du monde des musulmans car leurs idées courantes, leurs mentalités et les comportements qu’elles induisent sont devenus, sous l’influence de «chouyoukh», d’«ulémas» et de chefs de guerre déconnectés de la marche de l’Histoire des sources de blocage à leur évolution et des générateurs de conflits qui ont fait de quasiment tout «dar-l-islam» un «dar-l-harb » (champ de bataille). C’est toute la «weltanschauung» de l’Islam, notre compréhension du Coran, nos idées arrêtées qui ont impérativement besoin d’être revues de fond en comble pour rendre peut-être possible un nouveau départ dans l’Histoire à l’instar des nations qui ont surmonté leur décadence et lancé au XXe siècle un «nouveau cycle de civilisation» : Japon, Inde, Chine, Corée du Sud...

L’Islam n’est pas que le Coran et l’exemple du Prophète. C’est aussi et surtout ce qu’en ont fait les hommes en quinze siècles en divers points de la terre, ce qu’y ont ajouté les haines tribales qui ont survécu à l’Islam, les conflits politiques précoces pour la prise du pouvoir, le laxisme des «ulémas» dans ces crises, les interprétations des écoles juridiques, les écrits bons et mauvais, anciens et récents, des uns et des autres, les traditions de peuples de toutes les races, les siècles de décadence, la dégénérescence de la foi en maraboutisme, la colonisation, l’échec des politiques d’inspiration marxiste ou libérale au XXe siècle et, bien sûr, l’Islam politique. L’islam historique est l’œuvre des hommes, et c’est aux hommes qu’il revient de le réformer. C’est sur cette partie que devra porter la réforme que nous appelons de nos vœux mais pas seulement, puisque, joignant l’acte à la parole, nous allons essayer d’y contribuer avec quelques idées.

A voir l’état dans lequel il se trouve, il est impossible de nier que rien ne va plus dans le monde de l’Islam et qu’il court à sa perte, pan par pan, pays après pays. Déjà largement sous-développés, traînant en queue de peloton de l’humanité dans tous les domaines hormis celui de la violence, loin derrière les nations issues de religions jugées inférieures à la leur (hindouisme-Inde, judaïsme-Israël, bouddhisme-Chine et Corée du Sud, christianisme-Occident, shintoïsme-Japon…), bon nombre de pays musulmans sont entrés, avec le troisième millénaire, dans une guerre de religion anachronique qui s’est déjà soldée par des centaines de milliers de morts, accroît les souffrances de leurs populations, pousse à l’exil leurs maigres ressources en matière grise et démantèle les fragiles Etats péniblement édifiés au cours du XXe siècle.

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Nourredine-boukrouh

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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