Plainte historique contre le gouvernement en Tunisie...!!!

Publié le 2 Septembre 2012

Tunisie : un collectif d’associations et de citoyens poursuit l'Assemblée constituante en justice

C'est une plainte historique en Tunisie ! Elle a été déposée le 30 août au tribunal administratif de Tunis contre le bureau de l'Assemblée constituante, par un collectif d'associations et de citoyens. Ce collectif réclame la transparence, c'est-à-dire l'accès aux données de l'Assemblée constituante.



Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali (d) et le président de la République Moncef Marzouki à l'Assemblée constituante tunisienne, le 6 décembre 2011.
Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali (d) et le président de la République Moncef Marzouki à l'Assemblée constituante tunisienne, le 6 décembre 2011.
La transparence pour trancher avec les réflexes de l'ancien régime ! Un droit censé être garanti par le réglement intérieur de l'Assemblée constituante tunisienne, et des décrets lois postrévolutionnaires. Mais ces textes ne sont pas respectés. 

Amira Yahyaoui qui préside l'organisation Al-Bawsala déclare : « Cinquante ans de dictature, cela laisse des traces. La vraie liberté c'est l'ouverture . Et là on se retrouve devant une Assemblée où l'on ne peut rien savoir » 

Contenus des débats, détail des votes, listes de présence. Son organisation compte pour l'instant sur les coups de main d'élus conciliants pour réunir tant bien que mal des données sur un site marsad.tn : « C'est le garantie de la représentativité du peuple. C'est que chaque Tunisien peut savoir ce que son élu a fait ou les autres élus ont fait », ajoute Amira Yahyaoui . 

Les activistes d'Al-Bawsala ont finalement porté plainte après des mois de démarches infructueuses, notamment auprès du président de l'Assemblée, Mustapha Ben Jaafar. Autre plaignante, l'association Nawaat, représentée par Malek Khadraoui. 

Pour lui le partage des données est synonyme de bonne gouvernance et de rigueur : « Pour l'instant, on a des soupçons sur un niveau d'absentéisme assez élevé. Au bout de trois absences, il y a une démarche de sanctions qui peut aboutir jusqu'à la radiation du député ». 

Un absentéisme d'autant plus problématique que la rédaction de la Constitution, prévue pour octobre, pourrait avoir plusieurs mois de retard, de l'aveu même de son rapporteur général. 
Source: RFI


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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L'EN SAIGNANT 02/09/2012 18:51


Des Tunisiens qui nous donnent là, une BONNE LEÇON .? Ne pourrait-on en faire autant en France, y compris contre des membres du Gouvernement et quelque tribun véreux...  tel celui dont nous
parlions hier  par exemple ... ? Ça c'est du concret et ça ne peut que déboucher sur du concret ... !