Plus de 13.000 femmes excisées vivent en Belgique.

Publié le 6 Février 2014

Les femmes ayant subi une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes sont au nombre de 13.112 sur le territoire belge, estime une étude financée par le SPF Santé publique et présentée mercredi à la presse. L’étude, réalisée par deux chercheuses de l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, conclut également que 4.084 filles ou femmes habitant en Belgique sont “potentiellement à risque d’excision” de par leurs origines.

Par le Réduit National

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Selon les données rassemblées par les chercheuses de l’Institut de Médecine Tropicale, la prévalence des mutilations génitales féminines sur les femmes de 15 à 49 ans approche des 100% en Somalie (97,9%), au Djibouti (93,1%), En Guinée (95,6%) et en Egypte (91,1%).

Par rapport à la dernière étude réalisée sur le même sujet, datant de 2008, le nombre de femmes “très probablement excisées” a plus que doublé (6.260 en 2008). “Cela est dû à la prise en compte de nouvelles données, notamment concernant l’Irak (où l’on sait aujourd’hui que la prévalence des mutilations génitales féminines est de 8%, ndlr)”, précise Fabienne Richard, une des chercheuses, qui pointe également “l’arrivée de femmes originaires de pays où l’excision est traditionnellement répandue, ainsi que la naissance d’une deuxième génération dans ces communautés”.

Les femmes habitant en Belgique et supposées excisées ou à risque de l’être sont en premier lieu originaires de Guinée (5.872 femmes), de Somalie (1.698) et d’Égypte (1.134) et s’installent prioritairement à Bruxelles. La capitale devance les provinces d’Anvers et de Liège quant au nombre de femmes concernées accueillies. La majorité de cette population féminine “très probablement excisée ou à risque de l’être” entre dans la tranche d’âge des 20-49 ans. “Ce sont probablement surtout des femmes arrivées adultes et déjà excisées”, indique Fabienne Richard. Ces femmes, en âge de donner elles-mêmes naissance, doivent être “un public-cible privilégié pour les gynécologues”, note-t-elle.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Droits des femmes

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Pivoine 07/02/2014 13:14


Ces gens-là sont des barbares, qui n'ont rien à faire chez nous !


Les animaux, prétendus inférieurs, ne pratiquent pas ces mutilations.

mika 06/02/2014 13:58


...Et en France ?


Publiée
le 25
nov. 2011


L'excision concerne plus de 50 000 femmes
en France selon des chiffres de 2009. La mutilation est souvent pratiquée dans le pays d'origine, car l'excision est un délit passible de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende
en France. A Chartres, une clinique propose une chirurgie réparatrice du clitoris.



https://www.youtube.com/watch?v=WXoYjrY8qHE