Poèsie: Honneur au Drapeau, honte à ceux qui le méprisent.

Publié le 3 Novembre 2010

 

           Un poème que j'avais lu il y a quelques temps et que j'avais égaré parmi les centaines de courriels que je reçois. Oh chance, il m'est revenu et j'en profite pour vous le faire découvrir si toutefois ce n'est pas déjà fait.

          Ce poème parle d'un drapeau. Un drapeau fier de ses couleurs et de qu'il représente? Un drapeau qui aime à être haut dans le ciel de France mais qui souffre le plus souvent d'être accompagné, le plus souvent mélé, sans que l'on ait demandé l'avis du peuple qu'il représente.

           Sur nos façades de France, désormais il y a deux drapeaux. Dans mon coeur, c'est l'amour du tricolore qui importe. Celui des Révolutions, des Empereurs, celui des Républiques, celui des Francs Tireurs de 1870, des poilus de 14/18, celui qui flotta sur toutes lattitudes. L'autre ne représente rien ou n'a de valeur que pour ceux qui ont trahis les nations.

             Jamais le général de Gaulle n'aurait accepté que flotte un drapeau étranger sur les façades de la République hormis celui d'une nation amie, d'une puissance invitantée. Jamais le général de Gaulle n'aurait accepté que ce drapeau soit à l'égal de celui de notre pays.

          Mais il y a plus grave, jamais le général de Gaulle n'aurait accepté sans une réaction forte que l'on descende nos couleurs comme à Toulouse pour le remplacer par un autre venant d'un pays étranger. Des "français de papiers"  se réclamant d'un autre pays l'ont brûlé en place publique devant des uniformes rendus impuissants par ordres. Ils ont laissé brûler impunément notre drapeau car, "ce n'est pas grave, c'est festif, surtout pas de vague"! 

            J'ai encore honte de ce comportement de français qui ont oublié ce qu'est le drapeau, son histoire et les symboles d'une Nation. Bientôt, c'est le 11 novembre, que diront ces hommes et ces femmes, ces autorités de Toulouse et d'ailleurs qui, l'année dernière encore, laissérent la barbarie envahir leur place et insulter nos anciens combattants.

Gérard Brazon

 

Les larmes du drapeau  

J’ai longuement flotté sur les champs de bataille,

Résistant bravement aux coups de la mitraille ;

Maintes fois ma voilure épongea dans le vent

Le sang des soldats morts, les pleurs des survivants.

Au sommet du pays je dressais mes couleurs,

Témoignage vibrant de la Foi, de l’Honneur.

Les anciens devant moi soulevaient leur chapeau,

Qu’y a-t-il de plus beau que l’amour d’un drapeau ?

Mais la honte survint par un soir gris d’hiver :

Ma hampe fut brisée par des mains étrangères.

Lacérés, mes beaux plis sanglotaient en silence

En voyant que ces doigts s’attaquaient à la France.

Devant la foule haineuse, on me jeta à terre.

Un instant je pensais : « nous sommes donc en guerre ! »

Mais en guerre un étendard a ses défenseurs,

Ici nul n’accourut pour calmer ma douleur !

Les uniformes bleus trépignaient de colère,

Mais leur chef, tout là-haut, préservant sa carrière,

Me laissa sans mot dire aux mains de mes bourreaux :

Je mourus sans qu’une arme quitte son fourreau.

Ce soir je regrettais de porter ces couleurs,

Car une part de la France est morte dans mes pleurs.

Quand mon pays me laisse ainsi succomber, seul,

Je ne suis plus drapeau, mais je deviens linceul.

Lieutenant-colonel Michel BRAULT

  

 

          Ce poème a été composé par le Lieutenant - Colonel Michel BRAULT. Je le remercie de son autorisation d'afficher son poème, pour que le peuple de France ait l'intelligence de méditer sur la valeur d'un drapeau libre, que tous les pays n'ont pas la chance d'avoir et qu'ils nous envient.  

          Le 18 novembre 2009 Place du Capitole à Toulouse, des hordes de « Français » d’origine algérienne prennent prétexte d’un match de football de leur pays d’origine pour arracher le drapeau tricolore, le brûler et le remplacer par leur drapeau croissanté.

Les autorités interdisent à la police d’intervenir pour ne pas « créer de désordre ».

 Le Lieutenant-colonel Michel BRAULT est ancien élève de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, Chevalier de la légion d’honneur, Officier de l’ordre national du mérite, Citation à l’ordre de la division avec attribution de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec étoile d’argent, Médaille outre-mer agrafe Tchad, Médaille outre-mer agrafe vermeil Moyen-Orient, Médaille d’argent de la défense nationale, Médaille saoudienne de libération du Koweït.

 

Hervé C  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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henri 03/11/2010 13:45


belle leçon de patriotisme. Merci