Police, délinquance, statistiques: en Belgique c'est comme en France.

Publié le 31 Août 2013

Les médias Belges comme les Français jouent avec les chiffres et selon qu'ils oient favorables ou non, en tirent des conclusions allant toujours dans le bon sens. Celui des gourvernements en place. Voici un article qui commente les chiffres en hausse de la délinquance en Belgique.

" Bruxelles, Orange mécanique ? "

+ 16,2% d'infractions contre l'intégrité physique,

+ 19,2% de coups et blessures

+ 10,1% de meurtres et d'assassinats,

+ 158,9% de bagarres au couteau sans oublier les 453 viols

RTBF.be

Certains, comme le Monsieur Alain Destexhe, dénoncent une insécurité exponentielle, avec une hausse angoissante des actes violents dans la capitale. Pas du tout, répond la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet qui rétorque que la criminalité est en baisse. Deux visions opposée d’une même réalité. Les uns comme les autres se basent pourtant sur les chiffres de la police.

C'est un débat qui émerge à chaque approche d'élections: la criminalité des villes, et en particulier celle qui règne à Bruxelles. Faut-il avoir peur de sortir de chez soi? Oui, assure Alain Destexhe qui n'hésite pas à parler d'un Bruxelles "Orange mécanique", en référence au titre d'un film connu pour sa violence crue. Non, répond Joëlle Milquet, ministre de l'Intérieur pour laquelle nos policiers n'ont jamais aussi bien travaillé, le nombre de faits enregistrés baisse globalement. (Cela ne vous rappelle rien ?)

Statistiques critiquables.

Et c’est le nœud du problème: tous deux se basent sur les statistiques de la police qui ne comptent pas le nombre de faits survenus, mais le nombre d'interventions policières.

Si une zone décide d'être plus sévère face aux dealers, elle en arrêtera plus, les statistiques donneront l'impression d'une hausse du trafic de drogue. D'où l'appel des criminologues à se méfier de ces données. Certains d'entre eux plaident pour le retour des enquêtes directes, auprès des habitants pour leur demander de quoi ils ont été victimes ces derniers mois. La dernière de ces enquêtes, menée auprès de 39 000 habitants, remonte à 2009. Mais depuis, plus rien. Elle montrait, à l'époque une criminalité légèrement supérieure à Bruxelles par rapport aux autres villes belges, mais en stagnation.

Les chiffres ont beau être sujet à caution, ils font l'objet de sorties médiatiques passionnelles et certaines entretiennent la peur. Citation du jour par Alain Destexhe: "nos concitoyens ne sont plus en sécurité nulle part, y compris à la maison".

Myriam Bale

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

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Pivoine 01/09/2013 11:59


Même en France, il y en a qui se font agresser chez eux !

mika 31/08/2013 16:15


Bruxelles: La délinquance n'est "insupportable"


que quand elle touche à nos pôvre euros députés



https://www.youtube.com/watch?v=74AlqBj4IcM