Politiciens, journaleux, grandes gueules, marre de tous ces cons... par Gérard Brazon

Publié le 13 Juillet 2014

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Il y a des jours comme ça où votre esprit s’évade devant la folie ou l’inconséquence. Ce matin sur RMC et les Grandes Gueules, un sommet fut atteint.

Il avait semblé un moment que la vérité allait éclater au grand jour ! Qu’enfin, devant le danger de ces jeunes volontaires du djihad, les protagonistes allaient dire les choses. Mais non, le couvercle se referme aussitôt. Ce n’est pas l’islam qui est responsable. « Il ne faut pas confondre l’islam et l’islamisme. Il faut éviter de stigmatiser les musulmans qui tous, nous dit la gentille avocate, ne sont pas des islamistes ». Fermez le ban. Et tant pis si les musulmans de France et leurs représentants se taisent sur ce sujet.

Tant pis s’il n’y a eu que quelques centaines de musulmans en Belgique pour manifester contre l’islamisme alors qu’ils sont plusieurs millions. Pas de mot pour le dire alors même que si nous pouvions en parler, bien des choses se remettraient en place. Mais silence… le silence des cons.

Nous sommes nombreux, vous le constatez tous les jours à nous regarder, à nous voir circuler, discuter, gesticuler. Les cons sont innombrables. Il y en a partout, et jusque dans les moindres recoins de notre langue. Celle-ci est farcie de ces cons envahissant souvent incompatibles et qui se regardent et trouvent l’autre encore plus con que lui-même. On est toujours le con de quelqu’un. C’est ce qu’on nous dit en permanence, n’est-ce pas ?

Et puis, au détour d’une chanson de Reggiani: C’est drôle les cons, ça repose. C’est comme le feuillage autour des roses !  Il en semblait convaincu le Serge dans sa complainte du temps qui reste. Cet appel désespéré à la vie. Il est parti désormais, comme les autres, comme nous autres, un jour. Laissant les cons pulluler dans notre Larousse et autre Petit Robert et dans nos rues. Avec ou sans convenance. Mais nous n’avons pas le contrôle du temps qui passe ni de l’heure où sonnera le moment de tirer notre dernière révérence.

Il faut bien en convenir, nous sommes peu de chose. Nous sommes tous des convertibles de la vie au trépas en puissance. Certains, sont convexes, c’est-à-dire courbés et saillants à l’extérieur nous dit le Larousse. Du moins, ils essayent sans tromper grand monde. Les cons c’est bien connu ça ose tout disait Audiard.

Mais nous essayons tous d’être convenables devant cette future convocation et de toutes les façons. Souvent et en premier, en se taisant. Il nous faudra un jour convoler avec la mort, cette convoyeuse au regard sombre. Content ou non, c’est ainsi.  Toute rancune contenue en attendant qu’elle s’étiole, peu à peu dans la maladie ou soudain, sans prévenir sous une lame, un attentat. Nous pouvons toujours la contester cette mort, mais si nous avons la chance de voir un dernier sourire, alors il faudra nous en contenter et éviter les détours, les contours et les tours de cons. La mort s’en amuse.

Ah les cons ! C’est comme les mots ! Sur les continents, sur les moindres îles, utiles, inutiles, souvent futiles, acerbes souvent haineux parfois séduisants. Il y a les doux et les petits, les glorieux et les grands. Les premiers qui, doucement enrobent l’enfant naissant. Les terribles de l’adolescent qui se croit généreux mais si lourd d’ignorance! Pour combien de temps. En Syrie, il sera trop tard…

Les mots les plus cons peuvent montrer les dents. Etres perfides, méprisants. Des crocs dans l’âme du gentil et tendre con. A jamais figé en dedans. Des mots comme des armes. Mots de l’ire et de délire qui vous déchirent. Des mots comme des larmes que l’on voudrait bien fuir!

Des mots pour un Dieu prétentieux, imbu de lui-même, père fouettard, dieu vengeur, destructeur souvent, et assassin des corps, lui qui prétend à nos âmes. En terre d’islam ou ailleurs… Il n’y a pas de mots sans épine. Retour à la Rose et aux cons qui, parait-il reposent, et surtout à ceux qui finalement nous tuent.

Comme ce feuillage qui prolifère, profite  augmente nos impôts en se croyants intelligents alors qu’ils sont si cons de ne rien faire, ne rien voir, ne rien dire.

Jeux de mots. Mots clefs. Mots à mots, ceux de l’indécence politicienne et religieuse. Mots couverts, uniques et de la fin. A double sens. Les mots amis de nos amis. De ceux qui sont partis. De ceux qui  nous ont trahis. Et puis… Le dernier du mourant et d’autres que j’oublie. Des mots tout simples et finalement si cons.

Gérard Brazon 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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aude monin 14/07/2014 00:27


Ce n'est plus le silence des agneaux, c'est le silence des veaux...

L'EN SAIGNANT 13/07/2014 14:59


Oui Gérrd, vous avez raison CONS et CONNASSES (ne pas oublier ... ce sont les pires .!)