Politique: D'élections en élections la France se délite peu à peu. Loin de l'idée que s'en faisait le Général de Gaulle.

Publié le 1 Mars 2010

           Des signaux parviennent de toutes parts pour alerter sur les déficiences, les manques des uns et les ostracismes des autres. Il y a encore quelques temps, ce qui semblait-être le fait d'un discours obscurantiste de vieux radoteur et d'empêcheur de tourner en rond au mieux, de franchouillard raciste au pire, devient de plus en plus évident. 
          La France dont nous sommes les héritiers et dont nous aurions dû assurer l'héritage est touché au plus profond dans ses fondations. A savoir l'école.

Des années de laisser faire, d'abandons méthodiques de nos enseignements du passé au nom du modernisme, de la bonne parole sociale, de l'accueil et au nom de la culpabilité avec ce qui va avec  de facto, la repentance. Voici ce qu'en dit Yvan Rioufol dans son édito du Figaro au sujet des agressions des "profs" par des "élèves".
           
Ces "profs" qui se lamentent parce qu'ils n'arrivent plus à se faire respecter des "gosses" sont les victimes d'un système égalitariste qu'ils ont pour la plupart cautionné. C'est bien l'Education nationale, bastion de la gauche défendu par la majorité des syndicats d'enseignants, qui a avalisé depuis quarante ans les réformes (conduites aussi par la droite suiviste) ayant abouti à vider l'autorité des maîtres, à ringardiser la discipline et à placer l'élève au centre d'un dispositif dévalorisant le savoir. Ce sont ces organisations progressistes qui, dans le même temps, ont  applaudi la démentielle politique d'immigration consistant, depuis trente ans, à faire venir massivement des populations nouvelles sans se préoccuper de leur intégration. L'effondrement du système éducatif, miné par l'illettrisme et la violence, est le résultat de ces politiques irréfléchies qui valaient, à ceux qui les dénonçaient, d'être traités de réactionnaires...
           
              Comment ne pas se souvenir de ce que disait le Général de Gaulle de ceux qui avait oublié: Une porte a livré passage à tous les malheurs qui frappèrent la France à travers son histoire ; C’est la porte où avaient fui les enseignements du passé !
               Qui se souvient encore de cet homme dont les enseignements furent oubliés dès lors qu'il quitta le pouvoir volontairement? Les anciens Présidents à partir de Valérie Giscard d'Estaing n'ont eu de cesse de détruire cette France du bon sens. En triturant, mortifiant les institutions et en transformant une cinquième république qui faisait de la France un pays fort et indépendant en une province d'une Europe sans frontière ou il faut demander l'autorisation pour baisser une TVA ou modifier un paramètre qui relevait autrefois, d'une décision souveraine de gouvernements issu du peuple. Il faut bien se rendre à l'évidence, aujourd'hui, les politiques ne sont plus que des fonctionnaires de Bruxelles.

Le Général de Gaulle n'approuvait pas cette Europe. Il l’a voulait comme l’addition d’états indépendants. Mais depuis Giscard d'Estaing et ses successeurs, principalement François Mitterrand qui a dit à la fin de son deuxième mandat « J’ai été le dernier Président de la cinquième République ». La France n'est plus qu'un pays ficelé par des traités qu’ont continué de signer les Présidents suivants que ce soit Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy.             
          Le droit à la parole du peuple est restreint au minimum. Pour l'exemple, il suffit de se reporter aux derniers référendums qui, dès lors que le résultat n'était pas satisfaisant se sont transformés en vote au congrès de Versailles. Là ou l'on sait bien que les élus sont bien plus malléables. Tout ce que détestait le Général de Gaulle. La politique des partis politiques. Celles des IIIéme et IVéme républiques.

Cette déliquescence de nos institutions a comme corollaire la déliquescence des esprits. Nous n'avons jamais autant parlé de République depuis que la République ne s'exprime plus. Les élections aboutissent régulièrement à l'augmentation d'un parti inattendu. Celui des abstentionnistes. A quoi bon se disent les électeurs de plus en plus nombreux.
            Il serait souhaitable que nos dirigeants politiques de droite cessent de se regarder le nombril et regardent les enseignements du passé dont parlait le Général de Gaulle.


             Les partis de gauche n'ont aucune leçon à donner
eux qui n'ont rien appris et rien compris et qui feraient la honte aux hommes politiques de gauche d'avant guerre. Certes, parmi eux, il y avait ceux qui avaient donné les pleins pouvoirs à Pétain mais aussi ceux qui bien avant avaient une idée de la France. Ces hommes comme Jaurès, Blum, Dormoy par exemple n'auraient jamais approuvés cette France sans pouvoirs et incapable d'être souveraine chez elle.
         Cette situation est vantée comme un progrès par ceux qui ont abdiqué notre souveraineté. Mais de plus en plus de français réalisent, impuissants, que cette France souveraine est morte sans que personne n'ose prononcer son acte de décès. 

La France n'est, en aucun cas, cette France qui nous est présenté dans les journaux des 20 heures. Une France ou ce sont les commissaires européens qui décident in fine. De directives en directives, les lois françaises ne sont plus que des lois d'origines étrangères voulues par des intérêts économiques qui n'ont plus grand chose à voir avec les intérêts français.
      

Je m'égare diront les uns, je suis à côté des sujets me diront d'autres. Pour le moment, ce sont les élections régionales. Mais quelles sont les prérogatives de ces régions et leurs pouvoirs lorsque la France elle-même n'a plus aucun moyen de retrouver sa souveraineté.
       A moins d’admettre une bonne fois pour toute, l'accepter mortifié que la France n'est plus qu'un livre de compte, une entreprise parmi d'autres, un territoire à occuper par des migrants à des coûts favorables pour les entreprises, des salariés mis sous pression, un environnement et des gestionnaires pour diriger un autre ensemble sans frontière. C'est-à-dire, bien loin de cette France chère au Général de Gaulle.
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article