Politique et Emplois fictifs : Delanoë défend l'accord avec Chirac.

Publié le 30 Août 2010

           Chacun sait que je n’ai pas pour Jacques Chirac une grande sympathie. Ses positions politiques, à géométrie variable, tout au long de sa carrière, m’ont toujours fait dire qu’il était d’abord et avant tout, un Radical-socialiste ! Dans le sens du vent plutôt que dans la rigueur de la doctrine.

           Ancien distributeur de tracts communistes, adhérent sur le tard à la majorité gaulliste (1962). Il changea de positionnement en permanence. Il lâcha Chaban pour Giscard, puis Giscard pour faire son beurre. Anti européen (le discours de Cochin sur le Parti de l’étranger). Il retourna sa veste accepta et puis signa par la suite tous les traités européens pourfendeur de souveraineté nationale.

           Cet homme fût Président de la République inutile et brassa de l’air mais a su trés bien en profiter. (Voir reportage sur ses vacances et ses exigences à l’île Maurice). Mais il n'est pas le seul j'en conviens. Bref, je n’aime pas les politiques qui ne tiennent pas parole. Non pas que celle-ci ne peut évoluer en fonction des évenements mais alors, il faut expliquer mais pas faire le contraire...

           Avec l’accord obtenu avec les socialistes et l’une des têtes de ce parti Jacques Chirac se sort d’un mauvais pas. Merci qui ? Merci les Socialistes! Il est vrai qu’en 2002, il avait déjà voté pour lui. Pour conclure, comme Lionel Lucas, je trouve qu’il serait indécent que l’UMP paye à sa place. D’autant plus qu’au delà, ce sont les contribuables in fine qui le feront. Financement publique des partis politiques oblige.

Gérard Brazon

 

           Par LEXPRESS.fr avec REUTERS, publié le 28/08/2010. La mairie de Paris approuve le remboursement de 2,2 millions d'euros à la capitale. Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a défendu samedi l'accord avec Jacques Chirac prévoyant le remboursement à la municipalité du coût des emplois fictifs reprochés à l'ex-chef de l'Etat et maire de la capitale.

 

Reuters/Jacky Naegelen

Bertrand Delanoë défend l'ancien maire de Paris, et balaie les critiques d'une partie de la gauche. L'édile socialiste de Paris a défendu ce samedi 28 août l'accord avec Jacques Chirac. Celui-ci prévoit le remboursement à la municipalité du coût des emplois fictifs reprochés à l'ex-chef de l'Etat et maire de la capitale.

Le protocole d'indemnisation, qui doit encore être voté au conseil de Paris, prévoit le paiement de 2,2 millions d'euros correspondant au préjudice, intérêts et frais de justice.

Jacques Chirac devrait en échange pouvoir comparaître plus serein à son procès pour ces emplois présumés fictifs. La ville de Paris retirant sa constitution de partie civile, il se retrouverait sans adversaire ni accusation au tribunal, le parquet ayant de son côté indiqué qu'il demanderait la relaxe.

Le procès de Jacques Chirac, redevenu un justiciable ordinaire à la fin de son second mandat en mai 2007, devrait avoir lieu fin 2010 ou début 2011.

"Je ne confonds pas justice et vengeance", a déclaré Bertrand Delanoë, répondant sur I-Télé aux critiques d'une partie de la gauche concernant cet accord. "Ce qui m'importe, c'est que la vérité soit établie, que les faits soient reconnus et que les réparations auxquelles les Parisiens ont droit soient reçues", a-t-il ajouté.

"Un mauvais deal", pour les Verts. Les Verts, qui participent à la majorité municipale et sont à l'origine des poursuites, dénoncent vivement cette décision.

"C'est un mauvais 'deal' au très haut niveau qui traduit une fois encore un mépris de la justice", déplore. Eva Joly, possible candidate des Verts à la présidentielle de 2012, samedi dans Libération

"A mes yeux, c'est une faute politique", ajoute l'ancienne juge d'instruction. "Les grands perdants dans cette histoire sont les Parisiens, qui vont payer deux fois, la première avec les fonds détournés et maintenant avec l'argent reversé."

Le protocole d'indemnisation révélé mercredi par le Canard enchaîné prévoirait en effet que l'UMP verse 1,65 million d'euros à la municipalité, et Jacques Chirac 550 000. Ni le parti de Nicolas Sarkozy ni l'entourage de Jacques Chirac n'ont confirmé cette répartition.

Selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, les deux-tiers des recettes de l'UMP en 2008 venaient du financement par l'Etat.

Jean-Pierre Mignard, avocat de la mairie de Paris, a pour sa part précisé à Libération que "nous sommes ignorants de la manière dont Jacques Chirac et l'UMP se répartissent les sommes".

 

Le député UMP Lionel Luca a demandé vendredi que les militants du parti présidentiel puissent se prononcer. "Il va de soi que si cette participation de l'UMP à cet 'arrangement' devait se confirmer, il ne pourrait s'effectuer qu'après l'avis de ses membres", a-t-il déclaré.

Selon le député des Alpes-Maritimes, l'UMP ne doit pas valider l'accord car "cette affaire judiciaire ne la concerne pas puisqu'il n'y avait pas d'UMP avant 1995", quand Jacques Chirac était maire de Paris. "Une mise au point rapide de la part des responsables de l'UMP est nécessaire et indispensable", a-t-il ajouté.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Thouvenin 30/08/2010 19:23



Les horribles magouilles qui se trament en ce moment entre les protagonistes socialistes et UMP au sujet des "casseroles" de l'ex-maire-ex-Président Chirac font penser à ces farces théâtrales
molièresques où tout le monde trompe tout le monde pour que tout le monde s'esclaffe. Sauf qu'aujourd'hui, personne ne rit plus et les têtes des Chirac, Delanoë et autres guignols seraient plus à
leur place dans un fichier de la police des fraudes qu'à la une des journaux.


 


Car fraude il y a eu. Il est tordant de constater que les socialistes (qui ont tendance à oublier leurs propres turpitudes) jouent les âmes charitables et miséricordieuses face au vieux requin
paresseux.


Car fraude il y a eu. Mais l'ex-maire de Paris continue de clamer son innocence tout en disant qu'il paiera quand même pour n'avoir rien fait. Tout ça vaut mieux qu'un procès avec déballage
nauséabond des guenilles du passé. Les généreux donnateurs de l'UMP seront ravis d'apprendre que leur parti chéri va devoir casquer un million et demi d'euros pour réparer les erreurs de Lézard
Ier (les arts premiers !) surnom amical donné à l'ex-Président connu pour ses excès de paresse et son goût prononcé pour l'art primitif africain.


Car fraude il y a eu, à l'échelle de la grande magnanimité des socialistes par la voix de Delanoë qui sait qu'un service rendu n'est jamais perdu en politique. Au jeu de la barbichette,
les grands de ce monde sont imbattables car ils sont comme pourri et ripoux, interchangeables.


 



Geneviève HALET ou Bichette 83400 ou 30/08/2010 10:28



DE toutes les façons, ils s'arrangeront toujours entre eux, qu'ils soient de droite ou de gauche, division que je ne peux supporter et qui n'est qu'un leurre -



Gérard Brazon 30/08/2010 14:28



Dans tous les cas, faire ces petits arrangements entres amis me dégoûte un peu. "La personnalité préféré" des français va s'en tirer les cuisses propres. Une bonne bièrre à la santé du
con...tribuable qui paye.