Politique: La bien pensance et le politiquement correct tuent la Démocratie.

Publié le 7 Février 2010

          Comment ne pas approuver le discours d'Yvan Rioufol dont je vous laisse un large extrait. Je vous invite à lire le texte au complet sur son blog: Yvan Rioufol-le Figaro
En effet, comme je le dis en permanence depuis plusieurs années, la bien pensance ne cesse pas de nous étonner par son discours hors du bon sens populaire. Mais il est vrai que le "populaire" n'a de sens pour ces gens là que lorsqu'il revêt un discours de "masse populaire". Le politiquement correct fait des ravages. Le discours est décortiqué. Les mots sont analysés au peigne fin. Même catholique devient suspect. C'est la chasse ouverte aux mots déviants. Le moindre propos, la plus petite blague de potache peut devenir un crime du langage et vous valoir l'hégémonie des médias. Coluche ne pourrait plus rien dire et ainsi, les "restaurants du coeur" n'auraient jamais vu le jour.
          Il serait temps que les français se réveillent et s'affirment face à ce rouleau compresseur du langage. Le politiquement correct devient une dictature qui s'infiltre dans les mots, les phrases, les comportements et qui oblige progressivement les citoyens au silence tuant par là même la démocratie.
Gérard Brazon

         Le grotesque est atteint, en effet, quand l'usage d'une expression anodine, dénuée de considération religieuse, devient une cause mobilisant les pavloviens. En l'occurrence, l'affaire a incité le PS à lâcher Frêche, mardi, pour tenter de s'allier aux Verts, voire à l'extrême gauche. Mais ces formations sont celles qui, en
janvier 2009 à Paris et sous couvert d'antisionisme, avaient participé aux manifestations propalestiniennes au cours desquelles des drapeaux israéliens avaient été brûlés et où les propos antijuifs excitaient la foule. Comment, dès lors, prendre au sérieux cette pantalonnade ?

Les émois pharisiens étalent leurs excès. Les "discours stigmatisants" et "nauséabonds" sont désormais des expressions lâchées en boucle. Jean-Claude Gaudin, sénateur maire de Marseille, est accusé d'avoir tenu "des propos terrifiants" pour avoir évoqué "un déferlement de musulmans" venus fêter sur la Canebière, sous les couleurs algériennes, une victoire de l'Algérie en football. Le maire UMP de Franconville, Francis Delattre est étiqueté raciste pour avoir dit de son concurrent PS, Ali Soumaré, d'origine malienne : " Au début j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe de réserve du PSG.3 S'il s'agit d'interdire la vulgarité en politique, la tâche s'annonce gigantesque...

Beaucoup de Français ne comprennent plus les précieux ridicules. Frêche a beau jeu de rappeler que plus les partis le victimisent, plus il gagne des voix. Qu'attendent les prêcheurs en dignité, à l'affût du gros mot, pour dénoncer le vocabulaire employé parfois par "la diversité" (c'est-à-dire la population d'origine immigrée) pour désigner ceux qui ne lui ressemblent pas ? Pourquoi taisent-ils la culture antijuive qui vaut à l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui tente un rapprochement avec la communauté juive, d'avoir dû quitter sa mosquée, vendredi, sous escorte policière ? Les distributeurs de bons points disent ne pas vouloir perdre leur âme. Pour eux, ni les mots ni les faits n'ont plus de sens.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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