Politique: la fessée? Nouveau débat pour rien ou révélateur d'impuissance?

Publié le 16 Novembre 2009

Faut-il ou non une loi contre la fessée ? Grand et vaste débat s’il en est. Comment appliquer à terme cette éventuelle loi ? Pire, comment demander une loi contre la fessée alors qu’aujourd’hui, des enfants tapent sur leurs parents ou leurs profs.

Alors qu’il existe des émissions de téléréalités qui nous démontrent que l’autorité parentale est bafouée non seulement par des enfants mais aussi par l’éducation nationale exerçant une surveillance sur des familles y compris monoparentales qui pourraient sévir sur des enfants dont ils ont la charge éducative.

Comment peut-on confondre châtiments corporels avec les fessées ? La charge du mot châtiment est lourde de signification. Personne ne peut accepter qu’un enfant soit châtié ! Les foudres des Dieux, les flammes de l’enfer, le fouet, la geôle, Gavroche Thénardier, etc.

 

Première remarque: Les mots ne sont pas innocents. Ils ne sont pas utilisés par hasard. Utiliser des mots forts et lourds de sens. La culpabilisation est devenu, depuis quelques années, une technique de manipulation du mental des français.

Culpabiliser les français est devenu une méthode d’éducation des masses populaires semble t’il. Cela va des élèves formatés en tant que futurs citoyens français dans des écoles aux parents lobotomisés de demain dans la société.

Comment peut-on attendre de la part de citoyens d’être responsables lorsqu’ils sont, de moins en moins, en capacité de décider et choisir y compris dans leur famille ce qui est le mieux sans se sentir mal du fait des mots à charges.

 

La fessée n’est pas un châtiment mais un moyen, une possibilité in fine! Elle doit-être laissé aux parents comme l’ultime possibilité certes, envers des enfants qu’ils connaissent bien mieux qu’un juge, un groupe, une société. Les parents sont responsables. Veut-on, là aussi, pratiquer l'assistanat et transformer les parents en éducateurs impuissants. 
Au delà qui aura cette charge de l'éducation? Les maternelles, les écoles primaires?

Quel est le parent qui n’a pas déjà vu revenir de l'école ses enfants rapportant le fameux numéro de téléphone d’alerte aux enfants battus?
La pression de la société existe, la loi est présente. Battre et violenter un enfant est un scandale qui doit être interdit par la loi mais, interdire la fessée éducative, la main qui se lève en menace et confondre la fessée et la violence envers des enfants relève de la posture politique facile.

 

Deuxième remarque: lors de différents débats sur les radios, un parallèle revient fréquemment à charges ou à décharge de la fessée.  Celui de la femme battue. La fille subissant des violences de son père, de son frère, de sa famille. La femme violentée par son mari. Ignoble et inconvenant ce parallèle.

Comment peut-on le faire si ce n’est pour démontrer que notre société est en recul en n’ayant comme comparaison que les lois de défense de l'égalité et de soutien de la femme par rapport à l’enfant. La femme serait-elle mineure pour ces dialecticiens socilologues de salons. Etre pour le maintien de la fessée comme moyen éducatif ultime n’a rien à voir avec la problématique de la femme battue.
Toujours cette même volonté de relativiser, de confondre, de troubler les esprits sous prétexte d’une réflexion sur la conformité à des normes européennes.


Troisième remarque:
c’est l’application de cette éventuelle loi d’interdiction. Comment va-t-on l’appliquer cette loi ?
Sera-t’il organiser des réunions (procès ?) de parents après dénonciation (anonyme ?) par des enfants?

Quelles seront les sanctions pour une fessée, une gifle ?

Ira-t-on jusqu’au retrait des enfants pour les placer au paradis de DDAS ?


Dans quelle société voulons-nous vivre ? Est-ce cela la nouvelle Europe des familles ? 
Une nouvelle loi pour rien? Une de ces lois qui encombrent nos différents codes ?

Sans doute que la France gagnerait à appliquer les lois qui existent plutôt que de produire des lois pour se faire plaisir et être dans le vent.

Etre dans le vent c’est-être dans la politique de la feuille morte disait Kundera !

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

Droppie de Post.fr 16/11/2009 17:43


J'ai pris des raclées lorsque j'étais môme, pour diverses raisons (surtout pour des conneries), mais je n'en suis pas mort, que diable !

Mon instit, la Communale, nous filait des coups de règle en bois sur le bout des doigts pour du chahut ou de mauvaises réponses ! Je l'en remercie aujourd'hui, car c'est bien grâce à des instits
comme ça que je peux me targuer d'avoir un minimum de culture !

Mais de nos jours.............. plus moyen de corriger ses gosses, interdiction formelle aux profs et instits de punir un élève turbulent (voire pire), sous peine de passer pour d'infâmes
tortionnaires et d'être accusés de violence sur mineur de moins de 15 ans ! Lamentable...............


Gérard Brazon 16/11/2009 17:23


@ 911!
Je me souviens de cette époque. La règle m'a suffit une fois! J'ai eu aussi un beau livre en cadeau en fin d'année. J'ai même été le premier à ramener un dictionaire à la maison? Sur une estrade on
félicitait les enfants en fin d'année sous le préau! Les parents était fiers. Ils se feraient brûler leurs voitures sur le parcking maintenant et d'autres hurleraient à l'élitisme et au scandale de
mettre en avant des enfants méritants.
Tout n'était pas mauvais en ce temps là hormis sans doute l'apprentissage et les orientations scolaires débiles.
Bien à vous 


Gérard Brazon 16/11/2009 17:16


@JML
Sauf qu'Asterix n'est pas véritablement le symbole Gaulois ancêtre du français d'aujourd'hui ni même pas d'hier. cela dit, une bonne taloche n'a jamais fait de mal à personne! Tout est
dans la mesure. D'autant plus que le tordu qui fait mal aux enfants n'aura pas la main moins lourde avec une éventuelle loi! Bien à vous.


amateur de 911 16/11/2009 16:38


Bonjour,
Il n'y a pas que la Suède mais les pays nordiques en général ont interdit la fessée. Mais même en appréciant beaucoup d'éléments de leur culture, notre identité nationale en pâtit de cette
interdiction. Loin de moi, l'idéologie "Tape ta mère en gentil", c'est un moyen et là je suis donc 100% d'accord avec M. Brazon.
A part un grand chef d'entreprise (oups il a des actionnaires!), un chef d'Etat (peut être!) qui n'a pas pris une petite baffe?dans son enfance j'entends!....
Et dite qu'à mon époque je devais tendre le bout des doigts pour me prendre un coup de règle métallique pour désobéissance (terme n'ayant plusla même signification....).......


JML 16/11/2009 15:34


Il existerait une loi similaire en Suède appliquée avec succès

est-ce que la fessée fait  partie de  notre identité nationale ?

tel est le vrai et grand débat ;)

Dans Astérix, tout le monde se colle des baffes