Politique: Lettre ouverte à mes amis de la Droite

Publié le 24 Novembre 2009


Hier sur le Grand Jury RTL-le FIGARO-LCI s’exprimait Madame Marine le Pen que l’on commence à voir partout sur les chaînes de télé ou de radios !
Non pas que je le regrette car j’estime qu’elle a autant le droit à la parole qu'Olivier Besancenot.
Mais je me demande finalement, dans mon esprit compliqué, si nous ne sommes pas entrain d’assister à un retour programmé par certains (suivez mon regard) afin de mettre le Président  Nicolas Sarkozy en difficulté dans les prochains mois ou années.
En effet, nous savons tous désormais que le Front National et une création de la gauche mitterrandienne qui a permis à celle-ci de gagner des élections en culpabilisant à outrance la droite dès lorsqu’elle tentait ou semblait tenter un rapprochement de prés ou de loin avec "les idées du FN". (Il a les bonnes questions mais pas les bonnes réponses disait Laurent Fabius).
Nous savons tous que Monsieur François Mitterrand n’était pas un pur socialiste, pur jus et qu’il n’a jamais renié ses amitiés sulfureuses ni son passé de militant de la droite nationaliste d’avant guerre ! Pour autant, ce machiavel de la politique (ancien ministre de l'intérieur pendant la guerre d'algérie, auteur de son propre faux attentat de l'observatoire, etc.) a su favoriser un minuscule parti politique pour mieux contraindre et culpabiliser une droite dite « légitime ». De là à imaginer que l’on nous refasse le coup de Dreux avec Hénin-Beaumont il n’y a qu’un pas que beaucoup franchissent aisément.

En effet, tout l’indique. A commencer par cette élection municipale d’Hénin-Beaumont justement ou la droite, par peur d’être taxé de nationaliste, s’est alliée avec ses pires ennemis politiques et à finit par retomber dans le piège mitterrandien d’autrefois, en renouant avec ses anciennes "culpabilités".

Je dois admettre que nous avons assisté à cette alliance, contre nature, avec un certain désespoir. Préférer venir au secours d’une gauche qui n’a jamais condamnée Gérard Dalongeville (PS) mis en examen pour détournement de fond plutôt que de s’abstenir est incompréhensible pour tous électeurs ayant une conscience politique.
Ce revendiquer de la gauche n’explique pas tout et ne justifie pas tout même, et y compris, lors de bataille politique contre le Front National.

J’ai encore en mémoire les discours de Monsieur Nicolas Sarkozy lors de la campagne de 2007. Discours que je partage absolument et dont on dit qu’ils pompèrent les électeurs du Front National. Que ce soit sur l’immigration, la sécurité et maintenant sur l’identité nationale. Doit-on les récuser comme la gauche serait ravie qu’on le fasse ?

Le parti de l’UMP ne peut pas tenir un tel discours et participer avec les pires ennemis de ce programme politique sans qu’à terme, les électeurs se posent des questions sur l’authenticité du discours ! Le Front National y trouvera forcément une source à ses revendications en tirant la conclusion facile que rien ne vaut l’original !
Est-cela que l’on veut ?

Si j’écoute Monsieur Xavier Bertrand concernant les 200 000 clandestins, "ils ont vocation à retourner chez eux" ce n’est pas cela qui est voulu.

Si j’écoute la réponse de Madame Martine Aubry sur la régularisation massive des clandestins que la gauche s’ingénie à appeler sans papiers, ce n’est pas le même discours que celui Monsieur Xavier Bertrand 
Les électeurs ont le droit de savoir. Celui des politiques est d’affirmer un programme cohérent et non en fonction du lieu, de l’instant et du moment.
A l’heure d’internet tout se sait un jour.
Il est loin le temps ou Maurice Thorez, le déserteur de 1939, s’habillait en mineur à 20 Km des mines pour complaire aux masses populaires idolâtre.


Au régionales nous allons donc renouveler avec les triangulaires dit-on. Celles-ci ont toujours étaient dévastatrice pour la droite.

Pourquoi en sommes-nous là ?
C’est la question qu’il faudra bien se poser ? Nous assistons à une remontée du Front National dans les sondages !
Les sondages ne valent rien par rapport aux élections mais, ils sont des indicateurs.


En tant que Conseiller national de l’UMP et dans la mesure ou l’on me donne le droit de dire les choses, j’affirme qu’il y a lieu de s’interroger sur cette remontée et de pas offrir sur un plateau, à la gauche, des régions ou la droite est majoritaire tout simplement parce que l’on n’ose pas affronter la gauche sur le terrain de la culpabilité !


Nous n’avons pas à être, ou même à nous sentir coupable de ne pas tendre la main à une gauche socialo-communiste dès lors qu’elle est confronté au FN.


Pour mémoire, dans le cas contraire, nous n’avons jamais obtenu, (hormis pour l’élection présidentiel de 2002 ou Jacques Chirac fût élu à l’Africaine avec, comme consigne de la gauche, de se boucher les narines ou de porter des gants au moment de voter) un soutien des partis de gauche!


De quelle culpabilité parle-t-on
 ?

Des fameuses "heures sombres" de notre histoire de France ?

De la collaboration ?

De quoi d’autres encore alors que, c’est un parlement et un gouvernement socialiste qui a fait venir Philippe Pétain !
Alors que le parti communiste a collaboré avec les allemands jusqu’en juin 1941 !
Alors qu’aucun parti actuel n’a de lien hormis le PC avec les partis politique de cette époque !

Nous sommes nombreux à droite avoir dit : "si le FN est un danger pour la démocratie alors, il faut l’interdire "! Sinon, on laisse la démocratie s’exprimer mais surtout, on ne trahit pas ses idéaux en passant des alliances avec la Gauche et le FN.
Ce ne peut-être, en fonction de telle ou telle chose locale ou non, sans mépriser, au bout du compte, l’électeur !

Cette attitude se résume à se retrouver piégé politiquement sous les ricanements du FN et des Socialo-communistes !

Plus jamais cette situation que l’on a connue pendant des décennies. De grâce s’il vous plaît !
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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