Politique: Nicolas Sarkozy et l'UMP, jamais mieux trahis que par ses amis.

Publié le 26 Août 2010

Je suis à l’UMP depuis de nombreuses années. J’ai voté pour Nicolas Sarkozy en 2007. Je ne suis pas toujours d’accord avec son action, loin de là!  Comme par exemple l’ouverture à gauche, la trop tardive prise en compte du fait sécuritaire, les tergiversations vis-à-vis des délinquants, ses positions face à l'islam, etc. C’est mon droit, ma liberté.

Je suis Conseiller National de mon parti politique et à aucun moment, un membre de l’UMP m’a fait une remarque sur ma liberté d’expression. L'UMP n'est pas un régiment. Moi qui suis un homme libre, je suis outré aujourd'hui de constater que les pires coups bas viennent de nos rangs.

Qu’est-ce que c’est que ces ex premiers ministres, ministres, responsables politiques qui se déclarent contre le Président Nicolas Sarkozy et sa politique sécuritaire.

Qu’est-ce que c’est que ce Villepin qui parle de tache sur le drapeau français lui qui n’a dit aucun mot pour le défendre lorsqu’il était brûlé sur une place publique.

Qu’est-ce ce c’est que ces états d’âmes d’hommes et de femmes qui rejoignent de la pire des façons les bobos et les pleureuses droits-de-l’hommistes.

Qu’est-ce que c’est que cet Alain Juppé qui fût en son temps condamné par la justice comme d’autres socialistes donneurs de leçons.

Qu’est-ce que c’est que cette Rachida Dati qui doit tout à Nicolas Sarkozy y compris les postes qu’elle occupe aujourd’hui.

Qu’est-ce que c’est que ce Raffarin qui parle de « dérive droitière » ? Il préfère sans doute que la droite continue sa dérive à gauche ?

Que dire de Christine Boutin. Elle est sans importance, elle n’existe pas. Son mouvement ne représente rien mais elle parle... à tort et à travers. On aimerait l’entendre dire ce qu’elle pense de l’islamisation de la France et de l’atonie de l’Eglise.

 

Les Roms ne sont pas déportés que je sache ! Ils ne sont pas internés. Qu’est-ce que c’est que c’est amalgame honteux qui rappelle disent-ils les heures sombres de notre histoire sans compter le nauséabond de la chose. Pitoyable argumentation. Si l’on doit les écouter, c’est toute la misère du monde qu’il nous faudrait accueillir, loger, nourrir et financer!

Stigmatisation, le mot est à la mode ! Il ne faut pas stigmatiser les immigrés, pas stigmatiser les Roms, pas stigmatiser les voyous des cités, pas stigmatiser les islamistes, pas stigmatiser les rappeurs qui bavent la haine.

Par contre, on peut stigmatiser les franchouillards. Ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de leur pays. On peut stigmatiser ceux qui se regroupent, se rassemblent pour exprimer leur angoisses devant la montée de l’insécurité.

 

 

          Le discours présidentiel de Grenoble le 30 juillet laissera des traces profondes. Très critiqué à gauche, le tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy indispose aussi dans les rangs de l'UMP. Et désormais c'est l'ensemble des anciens Premiers ministres de Jacques Chirac qui s'émeuvent du climat ambiant. Après Alain Juppé et Dominique de Villepin, c'est Jean-Pierre Raffarin qui est monté au créneau ce mardi pour s'étonner du mutisme de François Fillon. Invitant l'actuel Premier ministre "à prendre la parole", celui qui dit incarner l'aile humaniste de la majorité s'en est pris directement à la surenchère du parti présidentiel: "C'est l'UMP qui aujourd'hui sur ces sujets pose problème". Pour le sénateur de la Vienne, le parti présidentiel est entré dans "une dérive droitière qu'il convient de corriger". "La pensée politique ne doit pas être la monoculture de la sécurité mais une polyculture dans laquelle toutes les valeurs de il n’y a pas de l'humanisme sont présentes", a lancé Jean-Pierre Raffarin sur RMC (Note de Michel Garroté :  primo, il n’y a pas de tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy et il y a toujours autant de délinquants mahométans en action ; secundo, l'ensemble des anciens Premiers ministres de Jacques Chirac s'émeuvent et leur hypocrite émotion ne nous émeut point ; tertio, quant à leur humanisme, il a bon dos, l'ensemble des anciens Premiers ministres de Jacques Chirac s’avérant tous totalement incapables de nous définir, à la fois philosophiquement et concrètement, ce fameux humanisme qu’ils évoquent).

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         L'attaque la plus sévère est venue lundi de Villepin. Après avoir laissé tout au long du mois d'août ses lieutenants critiquer la surenchère sécuritaire, le président de République solidaire a franchi encore un cap dans une tribune publiée dans Le Monde datée du 24 août, qualifiant la politique du gouvernement de "tache de honte sur notre drapeau". Il a réitéré ses charges ce mardi matin sur RTL : "Ma famille politique n'a pas à être tirée vers l'extrême-droite comme elle l'est aujourd'hui". Très dur sur la politique contre les Roms qu'il juge "indigne", il a indiqué qu'à ses yeux "la droite française, ce n'est pas cela!". "François Fillon ou Michèle Alliot-Marie ne peuvent pas être très à l'aise", a-t-il ajouté. Même la pourtant très sarkozyste Rachida Dati est aussi allée de sa critique. Dans une tribune au Monde du 24 août, elle a dénoncé "l'amalgame entre immigration et délinquance". Le virage à droite, elle le juge "regrettable" et "pas sain". "Cessons donc d'opposer les Français les uns aux autres", ajoute-t-elle, taclant au passage le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (Note de Michel Garroté :  primo, on s’en tape de l’avis de Villepin-le-bandit-sarkophage ;  secundo, la très sarkozyste Rachida Dati n’est plus sarkozyste depuis belle lurette).

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Jointe par LEXPRESS.fr lundi 23 août, Christine Boutin s'est fait écho des critiques de l'Eglise."Répondre à l'exaspération des Français par la stigmatisation de populations est inacceptable", a fustigé la présidente du Parti Chrétien-Démocrate, mettant "en suspens" la question de l'association de son mouvement avec l'UMP. Sur France Inter le 18 août, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a jugé que "parfois le gouvernement dérape!". Une critique destinée à Nicolas Sarkozy mais aussi à son ministre de l'Industrie Christian Estrosi, qui proposait de sanctionner "les maires laxistes". Ces différents rappels à l'ordre seront t-ils entendus par l'exécutif ? La rentrée sociale avec l'examen de la réforme des retraites et du budget 2011 devrait permettre de mettre entre parenthèses, au moins progressivement, les questions sécuritaires ». Fin de l’article paru sur lexpress.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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David CABAS 26/08/2010 22:22



SarkoGate : Raccompagnons Nicolas Sarkozy à la frontière … de l'Elysée : http://www.facebook.com/group.php?gid=142284815808171


 


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David CABAS


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Francis NERI 26/08/2010 12:26



Merci Gérard,


J'aurai pu écrire cette chronique. Je suis dans le même cas. Je ne sais si c'est pareil chez toi, mais ici à Strasbourg en particulier, l'UMP dont je suis adhérent est dans un
triste état. Aucun de ses responsables, par exemple, ne s'est intéressé à notre apéritif du 4 septembre et ma foi nul besoin de leur aide. Je me débrouillerai seul et nous allons gagner
!


Bien à toi !


Francis NERI


http://semanticien.blogspirit.com 



Gérard Brazon 26/08/2010 17:35



Il ne doivent pas voir cela d'un bon oeil. Il nous faudra de la patience et de la persévérance j'imagine.