Politique: réflexion sur la 5 éme République!

Publié le 19 Novembre 2009

 C'est le débat d'hier et d'aujourd'hui! En fait le débat depuis 1958! Depuis sa naissance, la 5éme République est contestée, admirée, louée, vilipendée! La 5éme est toujours là, modifiée certes mais toujours gaillarde. Mais pourquoi donc cet engouement ou cette haine pour cette République?
Le général de Gaulle connaissait bien la France. Même si l'on dit qu'il considérait les français "comme des veaux" il aimait passionnément cette France et lui avait tout donné. 
Quand il confia à Michel Debré la mission de créer une nouvelle République il savait qu'il lui fallait rompre avec la "chienlit" de la 3éme et de la 4éme.
Le pouvoir parlementaire avait prouvé son incapacité à gouverner lors de grands chocs politiques importants. La 3éme s'était installée en catimini à la faveur de l'amendement Wallon.
La France de l'époque était monarchiste. Sans doute l'est-elle encore. La première assemblée nationale après la chute de l'Empire était composée en majorité de Royalistes, de Bonapartistes et de quelques républicains. Cela peut paraître étonnant de nos jours mais la république n'avait pas les faveurs des français contrairement à ce que dit l'histoire officielle aujourd'hui.
La peur constante des parlementaires leur interdisait d'imaginer un président fort ! Le Prince Louis Napoléon Bonaparte hantait encore les esprits. Pourtant, les 18 ans du second Empire furent des grands moments de progrès pour la France quoiqu'en disent les républicains.

Le général de Gaulle en grand historien débarrassé des petites ambitions personnelles savait tout cela. Le français aimerait ce compromis du Roi républicain élu pour 7 ans renouvelable à vie. Le plus long règne, finalement, fût celui du socialiste François Mitterrand, celui là même qui, au sujet de la 5éme république, parlait de «coup d'état permanent". Le même qui disait que la 5éme était dangereuse avant lui et le serait après lui. Le sphinx François Mitterrand et son cynisme inimitable.
La 5éme République est devenue increvable quoiqu'en dise les "progressistes de tous poils car elle a de la souplesse.


Nous n'avons pas besoin de changer de République!  Elle a cette élasticité voulue par Michel Debré et de Gaulle. Présidentielle et forte le plus souvent (C.de Gaulle, G.Pompidou, V.Giscard, F.Mitterand, N.Sarkozy) parfois parlementaire du fait de l'invention de la cohabitation (contraire à l'esprit Gaulliste) des 1er Ministres (Balladur, Chirac, Jospin). Cette cohabitation a perverti la 5éme à mon sens. Mais la Vème est toujours là.


La 5éme demain ce peut-être un autre Président laissant tous les pouvoirs au 1er ministre! C'est faisable, la constitution le permet. Le Président Roi élu pour 5 ans se retire dans son Palais et se contente de stimuler, d'orienter ou de faire un discours le 31 décembre de l'année. Dirons-nous que la Vème n'existera plus? Certains le diront bien sûr les adeptes d'un pouvoir fort dans lequel je crois.

Le problème s'il devait y en avoir un, n'est pas la 5éme République mais bien le Président élu par le peuple qui dirige le pays!


Le Président Nicolas Sarkozy
 s'est volontairement coupé (rogné?), à tort où à raison, les ailes en accordant des droits supplémentaires au Parlement. On peut observer que le remerciement du parlement n'est pas d'une grande évidence particulièrement chez les "progressistes" devenus conservateurs. C'est le moins que l'on puisse dire.

L'ancien Président Jacques Chirac lui, a choisi de raccourcir la durée du Mandat à 5 ans.

Pour mémoire, et au risque de me répéter, le seul qui n'a rien modifié est François Mitterrand curieusement!

Pour ma part, je l'ai déjà dit
,  je suis pour un pouvoir fort. Bonapartiste convaincu, je me contente d'un Président élu avec des assemblées qui délibèrent et doivent-être présente dans les parlements. Et c'est loin d'être le cas.
Je suis outré, à ce propos, d'entendre des élus protestant sur le fait qu'ils pourraient être sanctionnés pécuniairement du fait d’absences répétées en commissions ou en séances. N'est-ce pas le minimum?  Un représentant du peuple doit être présent sinon il démissionne!

Je suis pour un statut de l'élu qui le rémunère correctement mais lui interdise le cumul des mandats. Un seul mandat renouvelable 2 fois seulement.  Ce qui n'interdirait pas à l'élu de briguer un autre mandat sur une autre instance. Toutes les expériences sont bonnes. En contre partie, il serait convenable de mettre en place des formations et des équivalences de diplômes afin que l'élu puisse se reconvertir si le besoin s'en faisait sentir au bout de quelques années de vie politique.
Bien entendu, les trains de vie et les comptes bancaires doivent être contrôlés.
C'est de cette manière que l'on favorisera le renouvellement des élus dans les différentes instances.

Utopie, bêtise, délire passéiste? C'est, dans tous les cas, ce que je défends!

J'ai toujours en mémoire l'exemple du général de Gaulle qui ne faisait pas "carrière" et se moquait des indemnités. Quand il partit de son plein gré en 1969 sans que rien ne l'oblige à part lui-même, il renonça à sa retraite de Président de la République "se contentant de celle de général"!
C'est si loin des préoccupations des successeurs du général.
Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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