Politique: Villepin joue la victimisation. Il nous fait le coup du petit moineau dans son nid.

Publié le 29 Janvier 2010

           Voilà ce que dit Valeurs Actuelles  au sujet de l’affaire  Clearstream devenue l’affaire Dominique de Villepin depuis. Comme les événements filent, que la justice est bien pressée, l’article tombe à l’eau du fait de l’appel qu’à fait le Procureur sur cette décision de blanchir l’ancien premier ministre.

            Qui a dit que la justice n’était pas indépendante dans notre pays ? A ceux qui en doutaient les trois magistrats de la 11 ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, présidé par Dominique Pauthe, ont répondu jeudi 28 janvier. Après trois mois de délibéré, ils ont en effet relaxé l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream. De tous les chefs d’accusation. Relaxé aussi le journaliste Denis Robert. En revanche, ont été reconnus coupables de faux, usage de faux et complicité de dénonciation calomnieuse Jean- Louis Gergorin, l’ancien vice président d’EADS et l’informaticien Imad Lahoud.(...)

            Il est vrai que nul ne connaît encore, les « vrais commanditaires » de cette affaire, malgré les 326 pages du jugement. Une affaire consistant à salir des hommes politiques dont Nicolas Sarkozy devenu Président de la République entre temps.

Le débat fait rage.  Faut-il qu’un Président de la république s’acharne selon les uns, demande justice pour les autres. Est-ce que sa fonction ne l’obligerait pas à être moins pugnace ? Outre le fait que rien n’interdit à un Président de le faire, rien ne lui interdit de se retirer. Pour autant, c’est un homme, ministre à l’époque qui fût sali de la plus vilaine des manières, à travers son honneur.  Oublier cette dimension c’est oublier l’affaire elle-même qui ne peut se résumer simplement à une histoire de pardon entre deux ex ministres, deux adversaires politiques voire deux copains.

J’exècre la trahison. Ce n’est pas dans ma nature. La trahison entre amis est ignoble et j’en parle en connaissance de cause. Elle n’est pas digne mais là, c’est de l’honneur d’un homme que l’on parle. Alors qu’il est tort ou raison, je comprends Nicolas Sarkozy.

Après ce jugement, il se retire. Dont acte. Le procureur fait appel car il considère que le mystère des commanditaires de ce « coulage politique » n’est pas révélé. La justice va donc de nouveau poursuivre. Est-ce un bien ? Qui avait intérêt à couler ou à se venger de Nicolas Sarkozy ? Là est la vraie question.

Dominique de Villepin poursuit sur sa ligne de la victimisation. C’est donc lui la victime alors qu’il est en jugement et c’est Nicolas Sarkozy qui est coupable de le poursuivre alors que l’on avait porté atteinte à son honneur. C’est le monde à l’envers. Hier, il disait que la justice est indépendante puisqu'il fût blanchi et ce matin sur RMC qu'elle est à la solde du Président de la République puisqu'il y a eu appel du parquet. Du pur positionnement de victime.

Bien sûr que cette affaire devient politique et sera bientôt essentiellement politique. Sans doute que le procureur aurait mieux fait d’accepter le jugement. Car enfin, il faut savoir que le français aime les victimes politiques. Il adore se porter au secours des "supposés victimes" du pouvoir et  manifester contre le Roi, l’Empereur ou le Président. C’est dans sa nature. Dominique de Villepin qui adore l’Histoire l’a bien compris.

Le « Masque de fer » est plus populaire que Louis XIV, il le sait bien le bougre.

A Puteaux nous avons connu cette période ou un simple citoyen, créateur de blog émettait son avis. Le Maire de l’époque par je ne sais quel folie du moment, s’est acharné sur celui-ci. De rien, il en fît un opposant politique de poids sur la ville. Certes, le temps d’une élection. Le temps que les Putéoliens s’aperçoivent que derrière la victime, il y avait un farouche opposant qui n’avait pas d’envergure. Une simple bulle d’air acide d’une mauvaise foi intolérable. L’ancien Maire aurait mieux fait de le laisser tranquille. Ce n’est pas faute de lui avoir dit à l’époque.

La victimisation d’un adversaire est une erreur. Cela peut devenir une arme redoutable. Pour les français qui souffrent de la crise, ce peut-être un moyen pour eux d’exprimer leur souffrance. Pour les partis politiques de gauche ce sera un véritable outil de déstabilisation du pouvoir en place en nous présentant le Président comme un seigneur du moyen âge ayant tous les pouvoirs et se moquant du bon peuple en souffrance. J’entends déjà le discours. Valérie Pécresse risque d’en être la première victime.


Gérard Brazon
Conseiller National de l'UMP

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Gérard Brazon 29/01/2010 18:14


Oui c'est anormal que les politiques eux-mêmes ne soient plus convaincus du travail qu'ils font pour la Socièté. Nous sommes sûrement arrivés au bout de
quelque chose. On est loin dans tous les cas du détachement matériel et des honneurs d'un général de Gaulle.
Bien à vous
Gérard


charles daney 29/01/2010 17:27


Ce qui m'interpelle, c'est que sur C dans l'air, tous les interlocuteurs ont trouvé normal qu'il n'y ait de politique que les coups tordus.