"Populisme" ? Après la Finlande, voici la Hongrie en attendant la Suisse

Publié le 20 Avril 2011

           Nos belles âmes s'inquiètent de la "montée du populisme" sans que l'on sache ce que cela veut dire vraiment. 

Quid du Populisme: 

Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple (d’où son nom), s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. Il suppose l'existence d'une démocratie représentative qu’il critique. C'est pourquoi ses manifestations ont réapparu avec l'émergence des démocraties modernes, après avoir connu selon certains historiens une première existence sous la République romaine.    Wikipédia

            En clair, le populisme met en avant le peuple par rapport à la représentation parlementaire. D'où le soupçon d'anti parlementarisme. Donc l'horreur absolue. On ne peut critiquer les parlementaires dans une démocratie parlementaire puisqu'ils sont les représentants du peuple. Mais voilà quand les parlementaires ne votent pas comme le peuple? Prenons par exemple, au hasard, le référendum contre la constitution européenne. Le peuple dit non en 2005 et qu'avons-nous pu constater. Le congrès qui est l'ensemble des parlementaires français (Députés et Sénateurs) votèrent contre le peuple. Alors on me dira que ce n'était plus la Constitution européenne mais le traité de Lisbonne. Sauf que... même Giscard d'Estaing admis qu'au fond, c'était la même chose à quelques iotas prêt. Faudrait-il que le peuple ne se sente pas floué? Qu'il n'ai pas eu l'impression que "quelque part" on l'avait baladé? Alors que reste-t-il à ce brave peuple de mal embouchés qui ne comprennent pas que les parlementaires n’ont qu'un seul soucis: leur bien être!

Le populisme est une réaction. Une simple réaction pas autre chose. Les profs de management vous apprennent le classique : action/réaction. Toute action génère une réaction. Dans ce cas précis, les actions des gouvernants, des parlementaires ne sont plus en phase avec le peuple d'où de multiple réactions. Je crains fort que cela ne soit désormais un quotidien.

Le populisme pour la gauche s'apparente à quelque chose qu'elle déteste. Le peuple d'en bas qu'elle est sensé représenter lui fait peur en fait. Comme un chien dont on se méfie. On le caresse mais on le craint. Ce peuple, ces travailleurs, ces "pues la sueur" ne peuvent pas comprendre. Ce peuple n'a pas de réflexion! Il lui faut une "avant garde", des représentants à la hauteur! Sinon c'est du populisme, cette maladie qui génère de l'insécurité politique au mieux. C'est pour ça que la gauche n'aime pas les référendums. L'excuse à deux balles de cette gauche ? Le peuple ne répond jamais à la question. Baliverne. e peuple a du bons sens. Bien sûr que parfois il est agacé. Qu'il manifeste son énervement et pour cause. Il n'a que les élections présidentielles pour s'exprimer et même celle-ci sont l'emprise de décisions parlementaires  qui lui échappe in fine comme les fameuses cinq cent signatures? Tout lui échappe dès lors que les élections législatives sont terminées. Les sénatoriales ne sont pas à sa portée. Le peuple n'est pas ignorant. Il sait que les parlementaires n'ont aucune marge de manœuvre dans les assemblées tant celles-ci sont sous le contrôle des partis politiques. Si le général de Gaulle voyait ce que l'on a fait de sa république il serait effaré.

Alors le populisme est-il une saine réaction? Je n'en sais rien! Je sais simplement que si l'on l'écoutait un peu plus ce peuple, si on le respectait, si on lui demandait son avis sur différents sujets sociétaux de temps en temps si ce n'est souvent, il y a fort à parier que le "populisme" ne serait plus quelque chose à craindre. Il ferait partie de la vie politique normale. Le peuple apprendrait à contrôler ce pouvoir. Au lieu de ça, on lui accorde un semblant de "référendum d'origine populaire" qui n'a aucune chance de se concrétiser un jour, du fait des filtres parlementaires.

Le populisme d'aujourd'hui est le résultat d'une absence de démocratie. C'est la prise de conscience que les décisions ne sont plus au niveau des élus. Que tout se passe ailleurs, à Bruxelles, dans les banques, les finances, les grandes entreprises. Les décisions se prennent par des femmes et des hommes qui n'ont aucun lien avec le peuple. Ils ne sont élus par lui mais désigné par des représentants qui ont vite oublié les promesses faîtes aux électeurs. 

Le populisme est une réaction qui peut-être plus ou moins violente. Cela dépendra des gens de pouvoir. Ceux qui décident vraiment. Je pense que confusément, le peuple sait qu'il est au bout d'un cycle et qu'il lui faudra réagir vite. Pour cela, il utilisera toutes les élections qui viennent. Ces élections ne seront même plus des soupapes si les dirigeants n'y prennent pas garde. Les prochaines élections se feront sur la sécurité, la justice, l'immigration, l'islamisation et donc sur la laïcité. Il ne suffira pas de donner à un "code de la laïcité" à ronger. Cette action à deux ans de retard. Désormais il faudra aller plus loin messieurs, mesdames les politiques.

Gérard Brazon

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Voici un article du Figaro sur la montée d'un retour des valeurs nationales et judéo-chrétiennes en Hongrie.

Les parlementaires chantent l'hymne national hongrois après avoir approuvé la nouvelle Constitution.
Les parlementaires chantent l'hymne national hongrois après avoir approuvé la nouvelle Constitution. Crédits photo : Laszlo Beliczay/AP

Le Parlement a approuvé à une large majorité un texte ultraconservateur, jugé «liberticide» par l'opposition. 

Le Parlement hongrois a massivement approuvé, par 262 voix contre 44, avec une abstention, une nouvelle Constitution, tandis que plusieurs milliers d'opposants ont défilé samedi et dimanche pour protester contre des mesures jugées discriminatoires envers les athées, les homosexuels et les familles monoparentales. Vivement contesté par l'opposition socialiste, les syndicats et une frange de la société civile, le texte doit maintenant être approuvé par le président de la République, Pal Schmitt, le 25 avril, avant de prendre effet au 1er janvier 2012. Cette signature ne devrait être qu'une simple formalité, le chef de l'État étant un proche du premier ministre, Viktor Orban. Lors de sa campagne triomphale des élections législatives d'avril 2010, celui qui est aussi le chef du parti Fidesz (conservateur) avait promis de réviser la Constitution existante, jugée trop libérale. Comme prévu, le vote est passé très facilement, le Fidesz disposant de la majorité des deux tiers à la Chambre basse. Lors des débats, aucun parti d'opposition ne s'était manifesté, jugeant n'avoir aucune chance de faire entendre sa voix dans une assemblée acquise au projet de loi gouvernemental.

Les points de controverse ne manquent pas, au sein de la «Constitution Orban», ainsi rebaptisée par l'opposition et les médias. Caractérisée par un retour en force de «l'ordre moral», la nouvelle loi fondamentale introduit de nouvelles références à la religion et à la famille au sens traditionnel, rappelant «le rôle du christianisme» dans «l'histoire millénaire» de la Hongrie. Cette allusion à l'acte fondateur d'Arpad, chef de tribu venu des plaines orientales fonder la nation magyare, devrait s'accompagner de la refonte du drapeau hongrois, dont les couleurs vert-blanc-rouge seront désormais ornées des armoiries nationales.

Autre mesure âprement combattue par les associations gays et lesbiennes, un passage du texte précise que «la Constitution protège le mariage, considéré comme l'union de base la plus naturelle entre un homme et une femme et fondement de la famille ». La nouvelle Constitution revient également sur le droit à l'avortement, jusqu'ici très largement toléré en Hongrie, en stipulant que «depuis sa conception, la vie mérite d'être protégée comme un droit humain fondamental», ajoutant que «la vie et la dignité humaine sont inviolables». Cette mention, qui pourrait être interprétée comme une mise hors la loi de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), illustre l'influence croissante de l'Église et des mouvements «pro-vie» sur la scène politique hongroise, avec le retour au premier plan des conservateurs du Fidesz.

Procédure «antidémocratique»  

Enfin, la «Constitution Orban» confirme l'octroi de la nationalité hongroise aux Hongrois de souche résidant à l'étranger. Vieille antienne du Fidesz, cette mesure qui concerne plus de 500.000 personnes établies dans les pays voisins, en premier lieu desquels la Slovaquie et la Roumanie, qui dénoncent inlassablement les visées irrédentistes de Budapest, accusé de vouloir rétablir son influence dans les territoires perdus en 1918.

Privée de tout pouvoir de nuisance au Parlement, très affaiblie depuis sa déroute électorale d'avril 2010, l'opposition socialiste espère encore provoquer une sortie de route, en dénonçant une procédure «antidémocratique». Une Constitution votée par un seul parti «ne convient pas à un État de droit», protestent plusieurs organisations non gouvernementales, dont TASZ, l'Association pour les droits de l'homme. La précédente Constitution, élaborée en 1949, avait été largement remaniée en 1989 après la fin du communisme. «Même si personne ne l'aimait vraiment, elle avait été alors élaborée avec la participation de tous les acteurs publics», relève le politologue Gabor Török.

En visite à Budapest dimanche et lundi, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, a incité les autorités hongroises à consulter les institutions internationales, à commencer par l'Union européenne, dont la Hongrie assure justement la présidence jusqu'au 30 juin prochain. «Je sais qu'il y a des inquiétudes au niveau international, a déclaré le haut fonctionnaire onusien. J'apprécierais que la Hongrie prenne conseil auprès d'autres (institutions), en Hongrie ou auprès du Conseil de l'Europe ou des Nations unies». Viktor Orban, qui se dit «serein», a déjà précisé qu'il envisageait de soumettre la Constitution à la Commission européenne, sans pour autant s'engager à accepter d'éventuelles modifications. 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Nancy VERDIER 20/04/2011 19:50



C'est tragique. Les américains qui ont imaginé "cette mouture mondialiste" n'ont eux-mêmes aucune culture, aucune conscience d'appartenir à une élite culturelle, surtout les gens de la Côte
Ouest. Mes séjours en Californie à Stanford et Berkeley où j'avais rencontré des étudiants en Droit qui ignoraient où se trouvait Paris (Ah! Oh! France, I don't even know where it is...!),
m'avais laissés une curieuse impression. Tout est à craindre. Ils ne comprennent rien à la culture, à nos 2000 ans d'histoire, à nos racines gréco-latines, judéo-chrétienne, tout cela n'a pas
grand sens pour des gens sortis de ces "grandes" Universités avec un bagage très pauvre, qui n'est qu'un vernis et des conceptions du monde totalement fausses.



muller marie-claire 20/04/2011 18:15



Je pense que les peuples d'Europe voient que l'Europe en question joue contre eux et que "le populisme" décrié par certains surtout de gauche est une réaction saine du peuple qui paie et trime
pour en retour avoir  droit à garder sa souveraineté et "son mot à dire" à ce sujet je voudrais rappeler ce que Monsieur François Asselineau a dit(voir sa conférence à Marseille sur you tube
sous le titre:Qui est derriére l'Europe?, et aussi cet article paru sur Défrancisation:


Le projet Rivkin : comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines.


 


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Le meilleur moyen de résoudre les conflits ethniques en France et de s’assurer que la France ne relèvera pas la tête pour s’opposer aux intérêts mondialistes US, c’est de créer une
nouvelle synthèse culturelle dans laquelle il n’y aurait plus de culture française ou islamique, mais, sous l’étiquette des « droits de l’homme » et de l’ « égalité », une
culture d’adolescents alimentée par Hollywood, MTV, le cyberespace, McDonald’s et Pepsi.


Du 19 au 22 Octobre 2010, Charles Rivkin, ambassadeur américain en France , a invité une délégation de 29 membres du Pacific Council on International Policy (PCIP) à une conférence en France,
dont le but déclaré était de discuter des présences arabes et islamiques dans le pays [1] . La réunion faisait partie d’un vaste programme subversif ayant pour objectif de transformer
l’ensemble du caractère de la France, et en particulier la conscience de la jeunesse française, programme comprenant l’utilisation des jeunes musulmans de France dans une
stratégie mondialiste typiquement manipulatrice et se cachant derrière l’habituel paravent des « droits de l’homme» et de l’«égalité».


La délégation s’est ensuite penchée sur trois thèmes. Tout d’abord, le groupe a eu un échange d’idées avec le Dr. Bassma Kodmani, directeur du « Arab Reform Institute » sur la dynamique
Franco-Musulmane en France, ainsi qu’avec Madame Rachida Dati, la première femme ministre d’origine maghrébine, et maire du 7ème arrondissement à Paris. Le tout fut suivi d’un déplacement à la
Grande Mosquée de Paris pour une rencontre avec le Recteur et Directeur de Théologie, afin d’arriver à une appréciation plus profonde de cette dynamique. Deuxièmement, rencontres avec monsieur
Jean-Noel Poirier, VP-affaires externes chez Areva, et avec monsieur Brice Lalonde, ancien ministre de l’environnement et référant climatique, le tout dans un but de familiarisation avec les
politiques énergétiques et nucléaires en France et aux USA. Finalement, la délégation s’est penchée sur les relations entre médias et culture en Californie (Hollywood), d’une part, et en France
de l’autre par des rencontres au Louvre, au Musée d’Orsay, et chez France 24, média d’informations internationales et d’affaires courantes [2].


L’accent était mis avant tout sur le multiculturalisme, non seulement sur les relations avec les Arabes et les musulmans en France, mais surtout, sur l’influence de la culture hollywoodienne sur
les Français.


Le PCIP, dont Rivkin est membre, a été fondée en 1995 comme un appendice régional de l’omniprésent groupe de réflexion Council on Foreign Relations (CFR) [3]. Il est basé à Los Angeles avec des
membres et des activités le long de la côte ouest des États-Unis et à l’étranger. Le financement provient, entre autres : Carnegie Corporation of New York, Chicago Council on Foreign Relations,
City National Bank, The Ford Foundation, Bill and Melinda Gates Foundation, The William & Flora Hewlett Foundation, Rockefeller Brothers Fund, The Rockefeller Foundation, United States
Institute of Peace.[4] Le PCIP est donc un autre grand acteur dans le réseau mondialiste en comprenant des centaines d’organisations reliées entre elles, dans les lobbies, la société civile, les
ONG et les think tanks, associés au gouvernement des États-Unis avec avec aussi des banques et d’autres sociétés. (…)


Pourquoi la France ?


La France a longtemps été une épine dans le flanc de la mondialisation US, à cause de son attachement obstiné aux intérêts français autour du monde, plutôt qu’à ceux d’une « communauté
mondiale » préfabriquée. Est-ce que ce fut seulement une coïncidence si la révolte étudiante de 1968, déclenchée pour une raison on ne peut plus puérile, arriva au moment où, à la fois, la
CIA faisait un gros effort pour le financement des mouvements étudiants dans le monde, et où le président De Gaulle donnait bien du souci aux USA ?


De Gaulle se refusait de jouer la carte américaine de l’après-guerre. Il retira la France du commandement militaire de l’OTAN. Même pendant la 2e Guerre mondiale, comme chef des Français Libres,
les USA se méfiaient de lui [5] . Il aurait été tout particulièrement inquiétant de voir De Gaulle plaider pour une Europe unie pour contrebalancer l’hégémonie US. [6] En 1959, lors d’un discours
à Strasbourg : « Oui, c’est l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, c’est l’ensemble de l’Europe qui décidera du destin du monde« .
L’expression impliquait la détente entre une Europe neutraliste à venir et l’URSS. En 1967 il décréta un embargo des ventes d’armes à Israël et se rapprocha du monde arabe. C’est le type d’homme
d’état dont les mondialistes ont peur. Entre les bouffonneries de Sarkozy et la tension montante avec la jeunesse musulmane, un choc en retour pourrait amener au pouvoir un régime
anti-mondialiste intransigeant et « xénophobe ». Dans le contexte actuel, quel meilleur moyen de saper le nationalisme français et décapiter toute résurgence d’une force
anti-mondialiste que d’exploiter la vaste composante islamique non-assimilée de la France, tout comme la révolution bolchévique fut en grande partie le fait des minorités défavorisées de
l’Empire Russe ?


Il est également curieux de noter l’intérêt porté par la délégation du PCIP à l’influence d’Hollywood sur la culture française. Cette préoccupation pourrait paraitre étrange au premier abord.
Cependant, Hollywood, symbole d’une excroissance culturelle internationale, est un agent important de la mondialisation pour ce qui se révèle être une guerre culturelle mondiale. Le but
ultime de la mondialisation n’est pas de promouvoir les identités et les cultures ethniques, mais plutôt de les submerger dans un vaste melting pot de consumérisme global, de déraciner l’individu
de son identité et de son héritage, et de remplacer tout cela par le Centre Commercial mondial, et le « village global ». C’est ainsi que le multiculturalisme devrait être
considéré : comme l’opposé de ce qu’il paraît. Bien loin de multinationales voulant promouvoir un soi-disant multiculturalisme pour garantir l’existence d’une diversité de cultures, comme
l’expression le laisse croire; cela fait au contraire partie d’un processus dialectique par lequel, sous couvert d’un idéal humaniste, les populations d’héritages très différents sont déplacées à
la surface de la terre comme des pions sur un échiquier. C’est un exemple de la « double pensée » orwellienne.[7] Il est remarquable que les instigateurs de ces « révolutions de
velours » qui balaient maintenant l’Afrique du nord et arrivent près de l’Iran sont pour la majorité des jeunes « sécularisés » sans racines traditionnelles fortes.


La suite sur Défrancisation


Oui le peuple de France doit réagir pour retrouver sa souveraineté et se détacher de l'Europe qui ne lui veut pas du bien



Gérard Brazon 21/04/2011 14:12



A mettre en article. (sourire)



Johanny 20/04/2011 09:10



la colont&é d'un peuple relève-t-elle du "populisme ?