Pot de fer et pot de terre par Olaf de Paris

Publié le 5 Octobre 2011

Par Olaf de Paris 

Comme le site Poste de veille le reflète très bien, l’islam est arrivé en Occident, il s’impose, cherche à s’y établir et s’y développer. Cela engendre pour le moins des accommodements, au pis des frictions et des conflits, au point que nombreux sont ceux à s’inquiéter légitimement de l’avenir de la civilisation occidentale dans ce qui, n’en déplaise aux belles âmes, ressemble de plus en plus à un choc de civilisations.

Et l’inquiétude grandit, à mesure du développement de l’islam en Occident, de ce que certains veulent croire comme son ancrage. Elle se nourrit des faits. Ici et là, hélas, fleurit la violence, se flétrit la liberté, et nait le désespoir de nombreux occidentaux et partisans de l’Occident. Je ne referai pas la litanie des renoncements progressifs à ce que nous sommes, nous étions, ou voulons être, des libertés bafouées, de l’indignité qui se pavane dans nos rues, de l’irrationnel érigé en vérité. Ce désespoir se fonde hélas sur des raisons bien tangibles. Toutefois, avant qu’il ne dégénère en un embrasement définitif, je voudrai faire savoir à tous qu’il faut garder espoir, il y a une raison fondamentale d’espérer la chute rapide de la maison Islam et l’échec de sa conquête de l’occident : l’islam est fondamentalement un pot de terre.

Je tire cette conclusion de mes recherches personnelles. Je ne suis certes pas un grand clerc, mais en bon occidental, en bon français peut-être, j’ai été élevé par la pratique du doute, de la raison, et le refus de considérer toute vérité comme acquise avant que de ne l’avoir sérieusement fatiguée. « Il faut frotter et limer sa cervelle contre celle d'autrui » disait Montaigne. Ce n’est qu’à cette condition que je considère une vérité comme universelle. Il y a quelques années, je nouais une amitié avec un collègue musulman français, d’origine algérienne, marié à une française convertie. Un bon ami. Mais pourquoi diable musulman ? Il me parlait de sa foi, du caractère de parachèvement de la révélation divine islamique, du sceau des prophètes … Curieux comme je suis, j’ai acheté un coran et tenté de comprendre. Et plus j’ai lu, plus je voyais s’implanter cette foi, cette civilisation musulmane dans mon pays, plus j’ai cherché à comprendre, analyser cette foi et ses sources, plus je me suis renseigné, documenté, ai consulté. Et force est de constater qu’après ce travail, la révélation islamique est tombée complètement à plat pour moi … Et de là mon extrapolation logique : l’islam tombe à plat …

Et voilà bien le problème que commence de rencontrer l’islam en Occident : il tombe à plat, la baudruche se dégonfle, piquée par l’aiguillon de la raison. A l’image de ma rencontre avec cet ami musulman et de ma recherche personnelle, l’Occident,  qui ne s’était jusqu’alors qu’un peu frotté à l’Islam au cours de l’histoire, y est désormais confronté en son sein même, et de fait, s’y intéresse, y applique le filtre de la raison, de la recherche historique, de la science, de l’exégèse – ce que le monde islamique n’avait jamais osé faire, ou presque. Et voilà que le pot de terre rencontre le pot de fer. Et la destruction du pot de terre sera totale tant l’imposture de cette religion se révèle, et se révèlera de manière irrémédiable, dans toutes ses dimensions, dans tout ce qu’elle est …

  • Effectivement, dans sa dimension de civilisation, l’islam échoue à proposer de meilleures réponses que l’occident et la modernité aux besoins des populations.

  • Dans son dogme et sa pratique, la religion islamique présente des incohérences graves, qu’un esprit rationnel et libre ne peut admettre.

  • Dans ses sources mêmes, en tant que vérité révélée, cette religion est une imposture, reposant sur la fabrication d’un texte dit saint,  la fabrication de la légende de son prophète et de son œuvre, fabrication réalisée en son temps dans des buts de domination politique.

Dans ce qui suivra, je vous propose, selon les trois axes ainsi définis, de vous présenter une petite synthèse de mes recherches, de mes sources et de mes réflexions, pour que vous aussi preniez conscience de l’imposture du pot de terre, et qu’in fine, vous conserviez cet espoir.

 

Sur l’échec de l’islam comme civilisation

 

Pour un musulman comme pour un occidental, qui ont tous deux si longtemps vécu dans des sphères distinctes, cette question de l’échec de l’Islam comme civilisation est relativement nouvelle. L’échec n’est jugé tel qu’à titre de comparaison, que depuis l’avènement de la mondialisation, des flux migratoires à grande échelle, de l’information instantanée. Le constat est dur, mais il est la réponse obligée à toute une série de questions simples.

Quel est le niveau de développement économique de la sphère islamique ? Pourquoi donc ses habitants émigrent-ils dans de telles proportions en Occident ? Qui donc aujourd’hui émigre vers l’Algérie ? Au Pakistan ? Vers l’Arabie Saoudite ? Pourquoi donc le monde musulman est-il à ce point à la traine de l’Occident moderne, en termes de recherche, de savoir, et tout simplement de développement humain ? A titre de comparaison, soulignons que la Corée du Sud est passée en 50 ans d’un pays de pêcheurs et de paysans à l’un des stades les plus avancés du développement …

Le constat est posé par Abdel-Samad : « Absence de structures économiques assurant un réel développement. Absence d’un système éducatif efficace. Limitation sévère de la créativité intellectuelle. » : . Un constat qui résonne avec les interrogations de plus en plus nombreuses d’intellectuels issus du monde musulman, comme le signale souvent le site Poste de veille :  ici, et , par exemple

A contrario, la diatribe d’Özgür Ümit Aras révèle l’incapacité de l’islam à offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier. Pourquoi donc cet homme espère-t-il que les musulmans immigrés d’Allemagne y deviennent « professeurs, chercheurs, avocats, fonctionnaires, techniciens, maîtres et apprentis, ingénieurs, architectes, médecins, politiciens », si ce n’est qu’ils n’auraient pu le devenir dans le monde musulman ? Pense-t-il vraiment qu’une fois devenus « professeurs, chercheurs, avocats, fonctionnaires, techniciens, maîtres et apprentis, ingénieurs, architectes, médecins, politiciens », ils seront toujours aussi musulmans ?

Faut-il en voir un des effets de ce mouvement de condamnation sans appel de l’usage de la raison critique dans la sphère islamique ? A l’image du sort funeste du mouvement des Mu’Tazilites, comme souligné ici par le chroniqueur Hélios d’Alexandrie ? Ou bien à l’image de l’accueil réservé aux travaux d’Abû Zayd ?

Ou faut-il comprendre avec Emmanuel Todd que la promotion d’un mode de vie clanique, sur le modèle de l’Arabie d’antan, sclérose l’individu et constitue une régression de civilisation par rapport au modèle de la famille nucléaire, aux origines de la formation et du développement de l’Occident ?Ses derniers travaux sur les structures familiales sont sans appel sur ce point.  

Enfin, un dernier point d’importance sur l’échec civilisationnel de la sphère islamique : l’Occident ne doit pas grand-chose au monde musulman.

Un certain personnage disait en son temps qu’on reconnait l’arbre à ses fruits. Quels fruits poussent aujourd’hui dans le monde musulman ? Quels fruits poussent en Iran ? En Arabie Saoudite ? Mohammed Atta ? La famille Ben Laden ? La police religieuse ? Que dire alors d’un monde musulman qui confie la garde de ses lieux les plus saints à ce type de régimes ?

 

Sur les incohérences du dogme et de la religion islamique

 

Tout d’abord un point essentiel : si je ne porte pas vraiment en haute estime la doctrine islamique pour ce qu’elle est, je me refuse à condamner les hommes et femmes, frères et sœurs d’humanité avant que d’être de simples musulmans, qui y puisent au quotidien leurs raisons de vivre, de se battre et d’espérer. La religion islamique a sa beauté et sa noblesse, elle a contribué dans une certaine mesure à l’élévation de l’humanité, notamment lorsque, par de nombreux aspects, accueil de l’étranger, codification de la violence, ouverture vers la spiritualité,  elle a pu représenter un progrès sur la barbarie initiale et la loi de la jungle qu’elle a domestiquées dans certains territoires reculés (La lecture du grand roman de Joseph Kessel « Les Cavaliers » nous montre par exemple ce qu’a pu représenter il y a encore une soixantaine d’années le progrès de civilisation apporté par l’islam dans l’Afghanistan d’alors et d’antan – une situation bien différente d’auhjourd’hui).

Mais c’est cette religion qui, entrant en Occident et voulant y imposer son absolutisme, révèle par comparaison avec nos systèmes modernes ses propres incohérences. Elle creuse de fait sa propre tombe. C’est la rencontre du pot de terre et du pot de fer qui révèle à chacun des protagonistes leur vraie nature.

Tout d’abord par son but ultime : l’islam vise à l’établissement d’un monde parfait, idéal, l’avènement de la « oumma » globale sur terre. Ce monde, son ordonnancement, ses règles sont décrits par le menu dans les textes religieux ; la sharia en constitue une sorte de mode d’emploi. C’est ce que de nombreux pays tentent de construire sur leur sol, en Arabie Saoudite, au Pakistan, mais curieusement, les critiques musulmanes se font bien rares à remarquer l’échec patent de ces constructions (comme l’effrayant niveau de violence de l’Arabie Saoudite, de l’Iran, ou encore du Pakistan, le « pays des purs », le prouve chaque jour davantage, c’est relaté ici. Au pire, elles l’imputent au manque d’islam, comme l’ex bloc marxiste voyait dans davantage de marxisme la solution à ses échecs. Au mieux, ces critiques devraient lire dans l’histoire de l’Occident, de son 20ème siècle en particulier, que tenter d’édifier ces sociétés idéales revient à s’engager dans des impasses mortifères. Dostoïevski, grand découvreur de l’âme humaine l’écrivait en son temps, il est ontologiquement impossible à l’homme de bâtir ces palais de verre, ces sociétés idéales. C’est magistralement décrypté par Finkielkraut dans son analyse des « Carnets du sous-sol », de Dostoïevski, ici , et encore repris dans son émission Répliques en compagnie des philosophes Girard et Dupuy  (où l’on écoutera avec grand intérêt que « l’une des formes du mal n’est-elle pas dans cette volonté d’institutionnaliser le bien ? »).

Toujours dans un registre somme toute très philosophique, un aspect fondamental de la religion islamique m’a toujours semblé contrevenir aux aspirations de l’âme humaine, du moins la mienne … C’est cette méfiance, ce refus de voir les hommes réfléchir par eux-mêmes. Au travers des exemples cités précédemment, nous avons vu combien ce rejet de la raison condamne la civilisation islamique au surplace, à la stagnation, voire au croupissement. Ce rejet me semble condamner également le musulman aux mêmes effets sur le plan individuel. Averroes, ce philosophe musulman dont on ne cesse aujourd’hui d’invoquer les mânes progressistes en fait le constat bien involontaire : point de réflexion en islam, seuls les grands philosophes comme lui, en sont dignes. Lorsqu’un philosophe condamne lui-même l’usage de la raison, voilà bien résumé le peu de cas que l’islam fait de la rationalité.

Dès lors, sans rationalité, il ne faut pas s’étonner que le système islamique en soit contraint à verrouiller absolument les pensées et comportements de ses fidèles : soumission et écrasement du fidèle devant la toute puissance de la loi divine riment avec renoncement à une réflexion propre, soit l’amputation d’une part essentielle de sa propre humanité. Car enfin, pourquoi donc Dieu aurait-il créé des hommes intelligents pour qu’ils renoncent à cette intelligence ? Devant cette aporie, ce cul-de-sac de la raison, une alternative et une seule : la contrainte ou l’apostasie. Le pur ou l’impur. De là découle tout le système musulman, l’impossibilité de toute critique, la mise à mort des blasphémateurs, des réformistes, des dissidents, des malcroyants et des incroyants. Et parallèlement, puisque le rationnel n’est pas le bienvenu en islam, qu’y-a-t-il à opposer au développement inévitable de croyances folles dans la magie, la sorcellerie, le culte des esprits et autres superstitions ? Rien, et de fait ces croyances prolifèrent au sein de l’islam. Ou la mort, comme dernièrement en Arabie Saoudite, lorsque les autorités religieuses les jugent au cas par cas incompatibles avec le même Islam. L’irrationnel règne.

L’histoire de Joseph Fadelle est ici édifiante. Lorsque ce musulman bien sous tous rapports a appliqué le conseil de son ami, « essaie de comprendre ce que tu lis [dans le coran]», c'est-à-dire, réfléchis par toi-même, tout simplement, le château de cartes de sa foi islamique s’est effondré dès la deuxième sourate. Et jamais ses doutes n’ont pu être rassurés par sa raison, ou celle des imams, mollahs et ayatollahs à qui il a alors demandé conseil. Personne ne comprenait. D’où sa condamnation à mort, par sa propre famille, et sa fuite, racontée dans son livre « Le prix à payer ». Car il n’est pas possible de comprendre, et comme il n’est pas possible de comprendre, pas possible de maîtriser l’être, il faut maîtriser le paraitre, par la contrainte de la communauté, ce qui rentre davantage dans le champ des possibles. En codifiant tous les comportements par la loi (et cette loi supposée des bédouins du 7ème siècle s’appliquera bien entendu sans restriction au 21ème siècle, malgré tous ses anachronismes, a fortiori dans la Mecque de 2010), en tentant d’enrégimenter les consciences par ces prières obligatoires et ces professions de foi incessantes qui ressemblent à s’y méprendre aux méthodes de lavage de cerveau des révolutionnaires marxistes, on cherche à influer sur l’être par la soumission du paraître, au risque du malheur du fidèle. Mais l’être se rebiffe, l’être réfléchit, l’être est libre, et voilà, à l’image du cas Fadelle, une formidable leçon d’espoir administrée tant aux caciques islamiques qu’aux sectaires obsessionnels de l’occident qui préfèrent voir dans tout musulman l’adversaire à abattre plutôt que l’homme à libérer, le frère à aimer et respecter.

 

Sur l’imposture des sources premières de l’islam

 

La charge sonnée par l’islam contre l’Occident se retourne violemment contre lui : mise à nu de l’échec relatif de sa civilisation, des incohérences de son dogme et de sa pratique, et bientôt le coup de grâce de la révélation à tous de l’imposture de ses sources premières. Cette impossibilité à comprendre sur laquelle bute Fadelle, sur laquelle butent les esprits libres, n’est pas le fait de Dieu, mais bien celui des hommes, des faussaires, des manipulateurs qui ont créé, maquillé, bricolé, falsifié les textes premiers.

Effectivement, les travaux des orientalistes, islamologues, philologues, historiens, exégètes scientifiques s’accumulent, et il devient de plus en plus difficile d’occulter la vérité qu’ils semblent proclamer : les textes sur lesquels se fonde l’Islam, coran comme parole de Dieu révélée à Mahomet, sunna comme recueil des hadiths – actes et paroles du prophète transmis par la tradition - ont été au mieux gauchis et falsifiés, au pire créés de toutes pièces bien après la prédication supposée de Mahomet.

Que répond un musulman aux travaux d’Alfred Louis de Prémare, qui met en lumière l’historicité  de la constitution de la religion islamique, l’invention et non la révélation du Coran, la concomitance de l’affirmation des arabes par leurs conquêtes et par leur foi, celle-ci se nourrissant de celles-là ? Voir sur ce point son livre « Les fondations de l’islam, entre écriture et histoire », dont voici une courte critique.

Que dire de la somme magistrale que représente le livre le « Messie et son Prophète », d’Edouard-Marie Gallez, où l’on apprend combien l’analyse historique permet d’éclairer les incohérences du coran, notamment dans ses relations ambigües avec des chrétiens jugés tantôt amis, tantôt ennemis  (lire cet entretien avec l’auteur). Que révèle-t-elle justement de l’imposture de la révélation islamique, de cette foi soit disant issue d’une relation directe de Dieu à Mahomet, mais qui semble bien plus avoir émergé des relations entre bédouins, païens et polythéistes, juifs, chrétiens et sectateurs chrétiens d’Arabie ? Que dire devant le témoignage indéniable de l’histoire, invalidant à tout jamais la thèse d’un coran incréé, comme le montre l’affaire des corans de Sanaa ?

Que penser devant la mise en évidence de la falsification progressive du texte coranique par la tradition qui a succédé à sa supposée révélation ? Les travaux titanesques du frère Bruno Bonnet-Eymard, peu connus car l’homme appartient à un mouvement religieux pour le moins illuminé, constituent une des premières tentatives d’exégèse scientifique complète du Coran, à l’image des travaux des historiens, religieux et scientifiques réalisés sur la bible depuis plus d’un siècle. Ils révèlent combien les textes islamiques actuels, en particulier le coran, pourtant reconnu comme authentique, immuable et incréé, a peu a peu été falsifié au gré parfois de traductions initiales (du syriaque, de l’hébreu, de l’araméen vers l’arabe), de l’évolution de la langue arabe elle-même (apparition des signes diacritiques), et surtout, de la nécessité de trouver du sens à un texte bien torturé par tous ces remaniements. Cet auteur est l’un des premiers à démystifier les liens pervers entre coran, hadiths et sîra (biographie de Mahomet), à savoir que la sîra permet d’expliquer les obscurités nombreuses du coran alors même que cette sîra est fondée sur le coran. Terrible cercle vicieux qui assoit la fausseté sur la fausseté … A l’image de la création de toutes pièces du cheval ailé de Mahomet par ses biographes ultérieurs, qui ne parvenaient pas sans cela à expliquer le comment de son voyage nocturne (sourate 17,1, dite du voyage nocturne), un mystère (inexplicable ? vraiment ?) de plus du texte coranique dans son canon actuel. Ces travaux commencent de recevoir un accueil de plus en plus favorable, le lecteur se fera sa propre opinion en consultant par exemple cet article, et en regardant les vidéos des conférences de Bruno Bonnet-Eymard sur ses traductions nouvelles du coran.

Bien qu’isolé dans ses recherches, ce dernier semble initier un mouvement vaste d’étude du coran et de remise en question du dogme islamique. Un Christoph Luxenberg n’a pas fait autre chose, à une bien moindre échelle cependant, et ses travaux rencontrent déjà un écho considérable, et le soutien des plus grands islamologues, Claude Gilliot, par exemple, dont le site propose une belle collection d’interventions - site au demeurant très intéressant dans son travail de recensement des travaux d’exégèse et de critique du coran. Cette falsification des textes est même reconnue par certains musulmans, qui cherchent à revenir à la pureté originelle qu’ils supposent au coran, avant ses dévoiements, comme le montre par exemple la démarche de Chayr au travers de son blog. Ils rencontrent alors cette terrible vérité pour leur foi, celle de réaliser qu’à l’image du coran, elle n’est qu’un assemblage des croyances disparates juives, bédouines et judéo-nazaréennes (ces sectes chrétiennes très influentes en Arabie aux 6èmes et  7èmes siècles), coupées peu à peu de leurs bases originelles et progressivement édifiées aux 7èmes, 8èmes et 9èmes siècles en un corpus religieux autonome, devenu l’Islam, dans des visées de domination et de conquêtes politiques.

Il est ainsi très édifiant de constater qu’historiens d’une part, et exégètes d’autre part se rejoignent de manière indépendante dans leurs analyses sur la formation de l’islam, dans la découverte de son imposture première. Il est bien plus édifiant de constater le silence du monde islamique à répondre avec les mêmes armes de l’étude et de la recherche à ces critiques. Dès lors, ne semble-t-il pas normal que l’islam condamne avec une telle sévérité tout questionnement, toute rationalité, toute recherche scientifique de ses origines ? Cela n’en reviendrait-il pas à se condamner lui-même ? L’islam en est ainsi contraint à un pénible travail d’amnésie volontaire et permanent, et à l’image de l’amnésie du héros du film Mémento de Christopher Nolan - ce personnage pathétique qui, en enquêtant de manière insensée sur son passé oublié, invente un récit fou et irrationnel, et est conduit au meurtre et à la destruction - il emmène ses fidèles dans l’impasse.

De là, en écho au dicton arboricole de ce certain personnage que je citai précédemment, cette simple réflexion : si de mauvais fruits poussent sur l’arbre Islam, c’est bien parce que l’arbre est mauvais, à commencer par ses racines.

Pour conclure ce petit exposé, je tiens donc à affirmer ma conviction ainsi étayée que dans ce choc Occident - islam que nous vivons, il faut garder espoir que la raison l’emportera, notamment du fait de la sensibilité toute particulière des musulmans aux arguments de falsification (ne sont-ce pas ces mêmes arguments qu’ils renvoient aux juifs et aux chrétiens ?). Il faut proclamer cette imposture, toujours et partout. Nous avons heureusement beaucoup évolué depuis Saint Just et son très funeste « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Nous ne prévaudrons pas par la force, mais par la raison, en sachant écouter, respecter et aimer chacun, chaque musulman. Et de fait, l’islam courra à sa perte à se frotter ainsi aux lumières de la rationalité, illustrant à merveille la fable du pot de terre et du pot de fer, et sa conclusion implacable.

Implacable à une nuance près, que ne renierait pas Monsieur de La Palisse : le pot de fer est le plus solide qu’en tant qu’il est en fer … L’Occident ne prévaudra qu’en tant qu’il est ce qu’il doit être, progressiste, scientifique, humaniste et rationnel. Bien plus que l’islam, le danger véritable qu’affronte l’Occident est celui de son affaiblissement moral, d’une certaine perte de confiance dans ses qualités et ses valeurs. C’est cet affaiblissement qui est la source réelle des inquiétudes que je relayais au début de cet article. C’est cet affaiblissement qui est source des contradictions des accommodements déraisonnables. Cet affaiblissement qui pousse par exemple les mêmes qui ont fait les combats féministes à accepter les doctrines misogynes. Qui pousse nos gouvernants dans des abîmes de veulerie à force de clientélisme. Qui pousse à tolérer l’intolérance. A refuser d’opposer les armes de la raison aux doctrines folles. Et ce sont pourtant les victimes mêmes de ces doctrines folles qui ont le plus besoin de l’Occident.

POT-DE-TERRE-POT-DE-FER« Le pot de fer proposa
Au pot de terre un voyage.
Celui-ci s'en excusa, 
Disant qu'il ferait que sage 
De garder le coin du feu, 
Car il lui fallait si peu, 
Si peu, que la moindre chose 
De son débris serait cause : 
Il n'en reviendrait morceau. 
Pour vous, dit-il, dont la peau 
Est plus dure que la mienne, 
Je ne vois rien qui vous tienne.
Nous vous mettrons à couvert, 
Repartit le pot de fer : 
Si quelque matière dure 
Vous menace d'aventure, 
Entre deux je passerai, 
Et du coup vous sauverai. 
Cette offre le persuade. 
Pot de fer son camarade
Se met droit à ses côtés. 
Mes gens s'en vont à trois pieds,
Clopin-clopant comme ils peuvent, 
L'un contre l'autre jetés 
Au moindre hoquet qu'ils treuvent. 
Le pot de terre en souffre; il n'eut pas fait cent pas 
Que par son compagnon il fut mis en éclats,
Sans qu'il eût lieu de se plaindre.

Ne nous associons qu'avec nos égaux,
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin d'un de ces pots. »

Jean de La Fontaine

 Chronique d'Olaf de Paris,

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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francis Claude 06/10/2011 05:23



trés bonne et trés longue analyse, le drama est que dpuis 40 ans de boboisme les FRnaçais globalement pensent que l'islam est une religion de paix et d'amour, ils ne ce reveillerons s'ils ce
reveillent un jour que le jour ou le sang des leurs coulera dans les rigoles de nos villes...et encore pas sur... 



raymond 05/10/2011 19:02



pourtant ils sont tres avances,leurs nombreuses marques de voitures,d'ordinateurs,de telephones,de tgv  j'en passe et des meilleures tout l'argent de leur petrole ne passe t'il pas dans la
recherche afin de toujours mieux servir leurs populations,de leur apporter le bonheur,.........humour