Construction de logements sociaux au-delà des 20% : l'Etat "socialiste" s'apprête à brader 'notre patrimoine'

Publié le 4 Septembre 2012

Vente des terrains de l'Etat : déjà des premières pistes

L'Etat a identifié 930 sites qui représentent 2.000 hectares de terrains publics et veut en accélérer la cession.

Mi-juillet, à peine connue la volonté du gouvernement d'apporter des terrains de l'Etat aux collectivités, Philippe Buisson, le maire de Libourne, a pris la plume pour écrire à Cécile Duflot. Car Libourne, qui a vu partir son école de gendarmerie en 2009, laissant inoccupé 7 hectares en plein centre-ville dont 40.000 mètres carrés de bâtiments, fait figure de cas d'école. Le prix du site estimé à 18 millions d'euros par les Domaines, restait le point d'achoppement du projet d'aménagement de la mairie car « peu conforme au marché libournais »affirme l'élu. Deux offres étaient tombées à l'eau car ne proposant que 3 millions. Avec le nouveau projet de loi sur la cession des terrains de l'Etat qui doit être présenté au Conseil des ministres aujourd'hui, le ministère de la Défense aura la possibilité de baisser son prix bien au-delà des 30 % autorisés jusqu'à présent. Il pourra même envisager d'aller jusqu'à la gratuité. Ce qui provoque la fureur du député UMP sortant Jean-Paul Garraud qui affirme avoir l'accord d'investisseurs prêts à racheter le site pour 18 millions alors que la ville dispose déjà de 20 % de logements sociaux.

Chantier hors normes

Dans le cas de la caserne de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le premier tour d'enchères lancé par France Domaine, n'avait rien donné car, à 22 millions d'euros, l'opération était trop chère pour les organismes HLM. La décision du conseil général de faire jouer son droit de préemption pour seulement 15 millions d'euros afin d'y réaliser un site d'archives alors que la ville manque de logements sociaux fait l'objet d'un bras de fer depuis des semaines. Le cabinet du ministre du Budget ayant constaté avant l'été que les actes de vente n'étaient pas encore signés, regarde comment revenir sur la vente. A l'échelle de l'Ile-de-France, le chantier s'annonce hors normes : la région cumule près de 30 % des demandes de HLM du pays. Plus de 900 hectares sur 375 sites doivent permettre de réaliser 50.000 logements notamment sur deux hôpitaux (Fernand-Vidal et Saint-Vincent-de-Paul), des terrains du STIF et de la RATP à Paris. Sans oublier les 35 hectares du fort d'Aubervilliers dont la transformation partielle en écoquartier est engagée. A Lille, la députée Audrey Linkenheld, qui pourrait devenir rapporteur du projet de loi, gère l'épineux dossier de la gare Saint-Sauveur, un ensemble de 17 hectares près du centre-ville. La SNCF a vendu 4 hectares, mais RFF maintenait jusqu'à présent un prix de l'ordre de 120 euros le mètre carré, incompatible avec la réalisation de 600 logements sociaux. Reste à régler la question de la localisation. L'Etat a identifié au total 930 sites sur 2.000 hectares de terrains publics.

Olivier Brachet, vice-président au Grand Lyon affirme  : « Les terrains de l'Etat doivent être au bon endroit. Pas question d'en faire plus dans un quartier comme La Duchère ». En coulisses, l'Assemblée des communautés de France oeuvre pour obtenir une réforme de la fiscalité sur les terrains à bâtir afin de pousser les propriétaires à vendre.

SERVICE RÉGIONS

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Aaron 05/09/2012 16:45


Il ne faut pas en cas de cession desdits terrains à des investisseurs privés se retrouver avec des projets de constructions financés en tout ou partie par des fonds provenant de pays arabes.


Les logements ainsi édifiés risqueraient d'être attribués "de droit" à ce genre d'individus, au mépris des citoyens d'origine française.

Claude NOYE 05/09/2012 00:57


Puisqu'on parle ici un peu  "d'économie" je souhaiterais en profiter pour vous indiquer que j'ai eu l'occasion d'écouter ce jour sur Radio Courtoisie une intervention d'Alain
Boublil, ancien conseiller technique de François Mitterrand à l'Élysée en 1981 , celui-ci avait pris e poste de directeur de cabinet du ministre des Finances Pierre Bérégovoy en 1988. Et voilà qu'il devient le petit protégé
de Jean-Marc Ayrault ....... Et bien je vais vous dire ... Cet homme est consternant .. A l'issue de cette émission j'ai
parfaitement compris qu'il avait la stature d'un "expert en économie"  tel un Hitler sur l'art de la guerre, regardant ses cartes assis dans son bureau... déplaçant des divisions fantômes et menant des hommes qui n'avaient pour la plupart rien demandé à une mort certaine et avec toutes les conséquences que nous savons ...


Je suis catégoriquement et absolument consterné de voir des hommes aussi influents incapables de prendre en compte des paramètres dont ils ignorent même l'existence et
que de simples citoyens peuvent relever chaque jour ....


J'ajoute même qu'il y avait dans les propos du personnage une dose de froidure relativemement inouïe !!!


Il y à donc là un point de convergence remarquable et caractéristique entre la techno-structure marxiste et le comportement d'un petit moustachu paranoïaque ... Mais
les socialistes n'ont-ils pas été les premiers à plonger dans la collaboration ? C'est notable ici comme cela l'a été en Belgique ......


INQUIETANT, TROUBLANT, PEU RASSURANT......


La France n'a pas fini de sombrer ... Je vous le dis ...... 

mika 04/09/2012 12:24



Logement : une niche peut en cacher une autre



Le retour en cachette de la loi Scellier


 http://www.causeur.fr/logement-une-niche-peut-en-cacher-une-autre,18183