Pour Jeannette Bougrab, il «n'existe pas d’islamisme modéré»

Publié le 4 Décembre 2011

Merci à Marie-Claire MULLER


La secrétaire d'Etat à la Jeunesse, eannette Bougrab, le 18 octobre 2011 à Paris03/12/2011 à 10h39 

La secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, le 18 octobre 2011 à Paris Alexander Klein afp.com

POLITIQUE - La ministre français affirme que la charia implique «nécessairement une restriction des droits et libertés»...

Une ministre française d'origine arabe affirme samedi qu'il n'existe pas d'«islamisme modéré» et que des lois fondées sur la charia, la loi coranique, sont «nécessairement une restriction des droits et libertés». La secrétaire d'Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab réagissait dans un entretien au journal Le Parisien aux succès électoraux des islamistes au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Elle est elle-même d'origine algérienne, fille de harki, le nom donné aux supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance. «C'est très inquiétant», a-t-elle déclaré. «Je ne connais pas d'islamisme modéré». «Il n'y a pas de charia light. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l'on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience», a-t-elle ajouté.

«Je ne soutiendrai jamais un parti islamiste, au nom des femmes qui sont mortes»

Interrogée sur le fait de savoir si le discours de la diplomatie française devrait être plus ferme face aux islamistes portés au pouvoir par les urnes, elle répond: «je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d'origine arabe». Le chef de la diplomatie française Alain Juppé prône un dialogue avec les partis islamistes modérés, comme Ennahda en Tunisie ou le Parti Justice et Développement (PJD) au Maroc, à condition qu'ils ne franchissent pas certaines «lignes rouges», que sont le respect des élections, l'Etat de droit, les droits de l'homme et de la femme.

Les présidents tunisien et égyptien «Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux», poursuit Jeannette Bougrab. «Mais il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse. Moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu'elles ne portaient pas le voile».

Jeannette Bougrab s'insurge aussi contre les Tunisiens de France qui ont voté à environ 30% pour Ennahda aux élections d'octobre. «Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et les libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux», déclare-t-elle. «Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution», affirme-t-elle.

Importé par 20minutes.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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jpb 05/12/2011 09:32


toute les personnes qui on votées pour le parti islamiste résidant en France ,devraient retourner dans leur pays d'origine ,ils sont en France que pour pomper le fric et imposer leur culture ,ces
une évidence même,leur vote indique bien le but de leur venu en France, massivement ,il y a que les dirigeants qui ne voies pas le danger ou ils sont complice.

Epicure 04/12/2011 19:49


Tout cela était prévisible comme un grain noir dans la mer des Caraïbes...Mais Nos politiques sont en trains de préparer des contrats d'affaires, pas l'avenir de l'humanité!