Pour une politique d'assimilation par Claude Valleix Préfet honoraire.

Publié le 25 Avril 2011



 

        La place de l’islam dans notre société avive  le débat  sur la présence étrangère sur notre territoire.

Les deux phénomènes sont liés car ils se développent en même temps et occupent dans notre espace culturel et public une place de plus en plus importante. Ainsi sont réunies les conditions d’un choc identitaire que l’on ferait bien de ne pas occulter. Faut-il être aveugle pour ne pas voir l’inquiétude de nos compatriotes et sourd pour ne pas entendre leurs protestations ?

              L’expansion de la culture musulmane dans la vie publique et l’introduction de ses pratiques dans notre ordre juridique sont-ils compatibles avec les valeurs et principes qui fondent notre organisation sociale ? Sommes-nous prêts à accepter l’introduction de règles religieuses dans la vie quotidienne, sur les lieux de travail, à l’école, dans les piscines, à l’hôpital… ? La loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat n’apporte pas de réponses suffisantes à cet égard pas plus que l’idée que nous nous faisons de la laïcité.

          Pratiqué par une communauté en expansion, l’islam n’a plus aucune raison de se montrer discret et le développement des pratiques musulmanes, si éloignées de nos principes et traditions, porte les germes de tensions inévitables, les plus difficiles à surmonter. Ce ne sont pas les croyances qui sont en cause mais leur manifestation. Dès lors que l’islam s’exprime dans de nombreux actes de la vie courante, c’est tout notre environnement traditionnel qui change.

         Comment s’étonner que l’immigrant qui transporte sa culture et milite pour en imposer le respect puisse être assimilé à un "envahisseur" ?

          Vouloir vivre avec ceux qui partagent les mêmes joies et les mêmes souffrances, qui suivent les mêmes règles de conduite, qui puisent à la même source les principes de la vie collective est une inclination naturelle de l’homme. Cette loi qui a fondé la famille, rassemblé la tribu, délimité les territoires et soudé les communautés, est une loi naturelle. Elle ne se justifie pas. Elle est. La menace que peut lui apporter une culture incompatible avec ses valeurs est la limite de sa tolérance.

           Comment en est-on arrivé à ce point de crispation ? Les immigrés d’avant guerre étaient heureux de trouver en France la liberté ainsi que le travail dont ils étaient privés, et leur identité culturelle avec le pays d’accueil a facilité leur assimilation. Ils étaient fiers de devenir Français. La crise morale subie par les vieilles nations colonisatrices après leur effondrement de 1940 changea la donne. Dans le nouvel ordre mondial, la justice et la générosité n’étaient plus de leur côté et les générations montantes subirent, accablées, la réprobation générale.

             Ainsi, dans les années 1960, toute politique d’assimilation des nouveaux flots d’immigration, considérée comme un rapt identitaire, fut rejetée au profit de mesures d’insertion - notion sociale - dont on voit aujourd’hui le résultat dans nos banlieues révoltées. Grave erreur car la majorité des arrivants d’origine maghrébine, au nationalisme perturbé par la guerre d’Afrique du Nord, construisirent leur identité autour de l’islam. Le communautarisme était installé et aucune des mesures d’intégration qui suivirent ne fut en mesure de le combattre.

          Alors, que faire ? On déplore aujourd’hui les effets désastreux  de l’échec de ces politiques qui déséquilibrent notre société et en ébranlent ses valeurs fondamentales. Deux, voire trois générations d’immigrés qui peuplent nos banlieues ne s’en remettront pas, mais il faut agir d’urgence pour interrompre la dégradation de nos rapports sociaux. Il serait vain de croire qu’une politique d’intégration protectrice des cultures importées corrigera ces dérives.

         Elle vacillera sous le poids démographique des nouveaux arrivants que nous avons du mal à contenir. Seule l’assimilation assurera la cohésion de la communauté d’accueil parce que la plénitude du sentiment d’appartenance à la nation rendra moins nécessaire le recours à la religion musulmane comme élément d’identité culturelle. Il ne s’agit de contester ni les fondements, ni les valeurs de l’islam - d’ailleurs la constitution garantit la liberté de religion - mais de limiter ses effets d’érosion sur la société française.

          A défaut d’agir, nous risquons d’être pris au piège de nos propres travers qui nous font confondre égalité et égalitarisme. Raisonner en termes identiques pour fixer le statut d’une religion majoritaire, fondatrice de notre civilisation et celui d’une religion importée, missionnaire et expansionniste, serait lourd de conséquences car ce serait consacrer la transformation de notre société. Une telle responsabilité ne saurait être exercée sans mandat de la nation. 

Claude Valleix, préfet honoraire

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Nancy VERDIER 25/04/2011 23:03



Tout à fait d'accord avec Francis NERI. L'Etat UMPS est un fiasco. Toute la politique d'intégration et d'assimilation est à revoir. Déjà réduire l'immigration, revoir notre économie qui vacille
(la sécurité sociale va bientôt rendre l'âme) et élire une nouvelle équipe. D'accord avec Claude Valleix sur une assimilation qui ne nous obligerait pas à mettre des religions nouvelles venues "à
égalité" avec nos traditions (ce qui d'ailleurs est un NONSENS de ces larbins UMPS). Cela dit, on peut toutefois regretter que du temps de De Gaulle rien n'ait été fait (pas même l'intégration ou
l'assimilation de nos Harkis. Cette erreur historique nous aura valu bien des déboires. Puis Mitterrand et la suite favorisèrent le Communautarisme. Il faut agir vite car les instances musulmanes
s'organisent et plus dure sera la tâche (Cf. Rassemblement Musulman Le Bourget)



island girl- 25/04/2011 19:17



Francis Neri a raison.



Francis NERI 25/04/2011 14:45



Merci à ce préfet, qui dit des « choses » intéressantes. Malheureusement il n’est que « préfet honoraire » et sans doute sans affectation, ce qui n’est pas étonnant compte
tenu du "courage" dont il fait preuve dans son texte.


Le problème c’est que ceux qui sont en fonction se taisent …devoir de réserve oblige probablement. Donc ils ne font rien, comme tout ce petit monde de politiciens et de fonctionnaires mis en
place par l’UMPS.


Les projets politiques de l’UMPS donnent pleine satisfaction aux revendications identitaires des groupes ethniques et traditionnels musulmans qui sont les seuls à avoir de telles exigences,
contrairement par exemple aux asiatiques qui eux s’assimilent sans déranger personne.


Les projets politiques UMPS mettent en grand danger d’islamisation et donc de guerre civile la France et les français.


Il faut chasser le plus vite possible, sans accommodements raisonnables, toute cette clique technocratique et politicienne. Ensuite il sera enfin possible de « parler » et
« d’agir » sur l’immigration, la laïcité, et tout autre sujet actuellement tabous. Le reste n’est que vagues supputations et discours anesthésiants.


Il n’y a PLUS de discussions, de débats, d’argumentation élaborées possibles, de musulmans à convaincre pour qu’ils soient « modérés ». Nous avons tous compris que les musulmans modérés
n’existent que dans l’imagination des Occidentaux qui ont : soit la peur au ventre, soit des intérêts économiques avec des islamistes.


Une guerre nous est déclarée, nous devons y répondre par la guerre. La question qui se pose est simple : comment la conduire et avec qui ?


Merci également à Johanny pour son texte « djihad » que j’ai lu avec attention. Il est sans équivoque :


http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/djihad.htm#3


Venez aussi jeter un coup d’œil sur le blog du « sémanticien » et lire le texte sur l’identité et l’héritage culturel


http://semanticien.blogspirit.com


Fraternité


Francis NERI


      



Johanny 25/04/2011 12:39



A lire avec attention:


 


http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/djihad.htm#3