Pourquoi Charlie Hebdo sauve l'honneur par Ivan Rioufol. Préface Gérard Brazon

Publié le 20 Septembre 2012

Gérard 52ansJ'écoute Copé, Fabius, Fillon et en général tous les ténors de la bien pensance affichant la main sur le cœur que rien ne saurait limiter la liberté d'expression mais... le sourcil interrogateur, la moue perplexe, ils se veulent responsables et affirment mine de rien que... sans doute Charlie Hebdo aurait dû réfléchir n'est-ce pas,  dans la période qui est la nôtre, dans l'instant trouble qui se présente, suite au film que You-tube s'est hâté de retirer. Et de peut-être, à sans nul doute, en passant par un souci de prudence et même, la petite dose de perfidité ultime d'une éventuelle, d'une possible culpabilité concernant les français se trouvant à l'étranger, version franchement ignoble d'un Fabius qui prenant ses précautions, au cas où... (toujours pas responsable) ce serait donc Charlie Hebdo le vrai responsable qui devrait assumer la mort éventuelle d'un de nos ressortissants et non les salauds de fascistes islamiques n'est-ce pas...

il est beau ce panel de faux-culs. Aucun sens de l'honneur, aucune conscience de nos principes, de nos valeurs, prêts à se coucher comme autrefois Daladier à Munich. Pauvres petites limaces de la démocratie à géométrie variable... Comment notre pays a-t-il pu avoir de tels personnages sans tripe, sans âme pour le gouverner.

Voici un article de l'excellent Ivan Rioufol qui comme d'habitude, à le ton juste. Comme d'ailleurs Marine Le Pen qui encore une fois m'épate totalement par sa logique, sa rigueur et sa droiture.

Gérard Brazon

Accepter de faire des excuses ou des concessions à l’islam politique est une forme de soumission. Résister à ses intimidations est une obligation pour tout démocrate digne de ce nom. C’est pourquoi, malgré la répugnance que m’inspirent les nouvelles caricatures de Charlie Hebdo sur Mahomet et ses fidèles, publiées ce mercredi, je soutiens l’hebdomadaire dans sa volonté de tenir tête aux islamistes qui exigent le respect et réclament l’instauration d’un délit de blasphème. Je comprends l’indignation des croyants ; je la partage moi-même quand le Pape ou les Chrétiens sont ridiculisés, plus souvent qu’à leur tour, par l’hebdomadaire satirique. Mais je suis, comme la majorité des Français, héritier consentant des Lumières : elles ont désacralisé les religions pour les ramener au rang d’idéologies naturellement critiquables. Or, l’islam devient critiquable quand, ici et là, il entend appliquer littéralement la loi du Coran, texte avant tout guerrier, violent, sexiste, construit sur le rejet de l’altérité et sur le culte du peuple parfait. Quand Le Nouvel Observateur de cette semaine, sous la plume de Renaud Dély, diabolise en "néo-fachos" ceux qui, comme votre serviteur, s’inquiètent de cette maladie de l’islam qui se propage en Europe sous couvert de multiculturalisme, il illustre le renoncement des donneurs de leçons à s’opposer à une idéologie authentiquement totalitaire et anti-juive qui, minoritaire en France, ne demande qu’à se répandre. Elle a déjà trouvé, visiblement, ses "idiots utiles".

Ce n’est pas rendre service aux Français musulmans, engagés dans un processus d’intégration encore fragile pour une partie d’entre eux , de les conforter dans un sentiment de victimisation au prétexte que leur religion doit d’abord accepter les lois de la République, les exigences de la laïcité et les usages de la démocratie, et non l’inverse. Faut-il rappeler les véritables humiliations qu’eurent à subir les catholiques quand, comme à Lyon en 1793 par exemple, les églises furent pillées tandis qu’un âne, coiffé d’une mitre d’évêque, trainait à sa queue un crucifix et une Bible?  L’islam en France est admis et protégé comme tous les autres cultes. Il l’est beaucoup plus que le christianisme ou le judaïsme en terres d’Islam. Mais les exigences de passe-droits ou les démonstrations de force, comme celle qui s’annonce sur le Net pour samedi à Paris en défense du Prophète, sont  inacceptables. Jusqu’à présent, l’accusation en "islamophobie" a eu pour effet, désiré, de paralyser tout esprit critique au détriment de la liberté d’expression. Mais la France ne ressemble pas à ce pays apeuré, dévot et prêt à rendre les armes, représenté par ceux qui voient des fachos partout sauf là où, sous leur nez, ils paradent. En cela, Charlie Hebdo, sauve l’honneur.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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rosalie 20/09/2012 18:03


bravo...comme d'habitude