Pourquoi Marine Le Pen parait miser sur une défaite de Sarkozy et une victoire de Hollande

Publié le 24 Avril 2012

Fabrice Letailleur - Riposte-Laïque

Si l’on se réfère aux derniers sondages parus dans la presse, avant le premier tour de l’élection présidentielle qui se déroulera le 22 avril 2012, les Français s’apprêtent à élire François Hollande à la fonction suprême.

Les socialistes vont arriver au pouvoir, dans une période où la France se trouve dans une situation économique, financière et sociale des plus catastrophiques avec un endettement abyssal, des comptes publics déficitaires, et un chômage exponentiel.

Au cours de cette campagne électorale, bien décevante, les candidats du système (UMPS, MODEM, FRONT DE GAUCHE ) auront abordé de façon superficielle tous les problèmes cruciaux qui frappent la France et ses voisins , à savoir les dettes souveraines qui plombent  les économies occidentales, la crise de la zone euro, la situation bilancielle préoccupante des banques, qui empêchent toute reprise d’une économie anémiée par la faute de dirigeants politiques incapables de renoncer au libre échange, à la mondialisation des relations économiques, sans barrière ni contrainte, à la concurrence faussée et déloyale entre les  grandes puissances (Pays occidentaux, pays émergents et pays du tiers monde), qui accentuent les déséquilibres commerciaux et qui  risquent de provoquer à terme des conflits inter régionaux à des fins géopolitiques et géostratégiques.

La crise que nous vivons  est profonde et durable, et ne semble pas prête à s’estomper, si nous regardons de façon objective les forces politiques qui s’affrontent aujourd’hui à l’échelle planétaire.

Dans ce contexte économique aussi délabré, les candidats à l’élection présidentielle nous ont rejoué la même partition que lors des précédentes campagnes électorales, minimiser la gravité de la situation économique et financière qui sur le plan social ne pourra que s’aggraver si nous persistons vers  toujours plus de dérégulation et toujours plus de libéralisme à l’image de l’Europe actuelle en partie responsable de la paupérisation de tous les peuples qui la composent.

Tous les dirigeants politiques  qui se sont succédé depuis 30 ans à la tête de l’État français ont contribué à l’affaiblir et  se sont rendus coupables d’un abandon de souveraineté, laissant aux oligarchies financières et aux multinationales les pleins pouvoirs.

La France a perdu la maitrise de son destin et par là même la possibilité de dire non à la financiarisation des échanges commerciaux  responsable de l’effondrement de nos économies respectives.

Les États ont renoncé à leur rôle de régulateur pensant que les marchés  pourraient s’autoréguler eux-mêmes et créer des richesses et de la croissance.

Les États et les banques ont poussé les ménages à s’endetter et ont maintenu  une croissance artificielle par l’endettement conduisant à la paralysie de toutes les économies des pays développés.

Cette politique suicidaire a engendré une faillite généralisée du système bancaire international provoquant la plus grave crise que nous ayons jamais  connu depuis 1929.

L’UMP aura été égale à elle-même, incapable de se remettre en cause et admettre que la politique libérale menée par son leader Sarkozy  aura été dévastatrice  à tous les niveaux. Un affaiblissement des fonctions régaliennes de l’État aura conduit notre pays vers plus d’insécurité et plus de précarité pour les citoyens fragilisés par une société d’exclusion et d’injustice sociale.

L’UMP en réduisant la dépense publique, dans  une période de récession a aggravé la relance de la consommation et a augmenté le taux de chômage dans notre Pays, qui ne situe pas la France parmi les meilleurs élèves de la zone euro.

La présidence de Sarkozy aura été désastreuse sur le plan des symboles. Il est apparu aux yeux des Français, comme le président bling bling, le président des riches et le président de la vulgarité, abaissant la fonction présidentielle à un tel point, qu’il a perdu toute crédibilité sur sa capacité à réellement changer dans le bon sens, la vie quotidienne de ses concitoyens.

Les médias nous ont monté en épingle le phénomène Mélenchon, qui n’est qu’en réalité qu’un ancien apparatchik du PS qui voudrait plumer la volaille socialiste, comme François Mitterrand avait en son temps plumé la volaille communiste. Mélenchon n’a rien d’un révolutionnaire, c’est un carriériste, comme les autres, qui voudrait  faire croire au Peuple de France, qu’avec lui tout pourrait changer et que le monde serait meilleur.

Il ne suffit pas de faire référence à tout bout de champ à Victor Hugo ou Robespierre et Saint Just pour devenir révolutionnaire. Après l’élection présidentielle, ce personnage se dégonflera comme une baudruche et nous en  entendrons plus parler, c’est du moins ce qu’il faut espérer pour les opprimés et les oubliés du système.

Le  parti communiste espère bien avec  Mélenchon, dont il se sert, n’ayant plus de leader charismatique  avoir des élus dans la prochaine Assemblée Nationale et pourquoi pas quelques  ministres dans le gouvernement  de la nouvelle ère Hollande.

Le candidat du Modem, François Bayrou ne sera certainement pas  le troisième homme de cette élection présidentielle, comme en 2007. Les centristes ont un défaut récurrent, c’est qu’ils ne savent jamais où ils se situent sur  l’échiquier politique. En politique, il faut savoir choisir avec qui on veut gouverner. Ne pas choisir, c’est à coup sûr, se marginaliser, sauf si le programme que l’on propose apparaît comme  une véritable rupture avec les politiques néolibérales  ou sociale-démocrates qui ont été conduites depuis la fin de la guerre de 1945.

Quant au PS, ce parti de bobos  et des notables va nous refaire une politique social- démocrate qui de prime abord pourra apparaître plus juste et plus redistributive, mais qui dans les faits ne remettra pas en cause  les  fondements de l’Europe libérale qui nous mènent tout droit vers un désastre à la Grecque.

Mais, comme Sarkozy est rejeté massivement par les Français, ceux-ci préfèrent redonner  au Parti Socialiste les rênes du pouvoir, qui sur le plan social ne fera pas pire que le libéral Sarkozy.

La candidate des verts Éva Joly aura été une erreur de casting sur toute la ligne. Elle aura été plus efficace en juge d’instruction qu’en leader d’un parti  dit écologique qui ne lui a pas fait un cadeau en la choisissant comme porte drapeau d’une politique de décroissance et d’un nouveau mode vie, où le progrès serait relégué au second plan. L’écologie n’est plus aujourd’hui la chasse gardée des écologies, car tous les partis politiques ont intégré dans leur programme, la dimension écologique.

Éva Joly  restera  dans les annales  comme  ayant été une porte-parole  peu  audible de l’écologie en politique, tant elle n’avait ni la culture, ni la carrure, ni les compétences, pour incarner dans une telle élection  l’indispensable rôle que doit aujourd’hui  jouer l’écologie dans tous nos comportements de la vie courante.

Je ne parlerai pas des candidats de l’extrême- gauche, tant leur influence est insignifiante et leur ligne politique peu crédible. Je signalerai simplement, comme je pourrais le faire pour le Front de Gauche, que  les alliances de  certains courants de l’extrême-gauche  avec les islamistes nous démontrent avec acuité qu’ils ont une drôle de définition de la démocratie et des trois libertés qui fondent notre République une et indivisible, à savoir  la  Liberté d’expression, la  liberté de conscience et la  liberté d’opinion. Que je sache les islamistes ne se reconnaissent dans aucune de trois libertés fondamentales sur lesquelles reposent les démocraties occidentales.

Les candidats qui auront marqué de leur empreinte à des degrés divers cette campagne présidentielle  auront été Nicolas Dupont Aignan (Debout la République) et de Marine Le Pen  (Front National). Ils auront osé  aborder  des sujets clivant voire tabous, tels que la sortie de l’euro, le protectionnisme économique à nos frontières, pour Dupont-Aignan, à l’échelon européen et pour Marine Le Pen  aux frontières hexagonales.  La dénonciation des traités européens qui étranglent  les politiques nationales et nous enferment dans un carcan administratif des bureaucrates de Bruxelles qui étouffe toute initiative au niveau des Nations de la Communauté Européenne.

Marine Le Pen aura été plus loin dans la dénonciation de la confiscation par une caste dirigeante UMPS qui gouverne  la France depuis plus de 30 ans avec les résultats que l’on connaît tous.

Marine Le Pen aura eu le courage d’aborder des thèmes  comme l’immigration, étant un problème en temps de crise où la France n’a plus les moyens d’accueillir toute la misère du monde, comme le disait très justement Michel Rocard, ancien premier Ministre de François Mitterrand, dans les années 1990.

Marine Le Pen aura eu le courage de dénoncer l’incapacité du Pouvoir actuel, comme ceux qui l’ont précédé, de stopper l’immigration clandestine et s’en prendre de façon efficace à tous les ennemis de la République que sont les islamistes radicaux que nous avons laissé rentrer sur notre territoire, à cause de conventions que nous avons passées avec  nos anciennes colonies ( Je pense notamment à l’Algérie, le Maroc, la Tunisie etc. … )

Marine Le Pen aura eu le courage de dénoncer l’islam politique dans notre Pays qui sape les fondements de notre République une et indivisible, sociale, laïque et féministe et  les prières dans les rues des islamistes radicaux , une véritable provocation aux principes de laïcité qui a permis à la France de s’affranchir de la suprématie du spirituel sur le temporel.

Marine Le Pen devrait faire un score important dimanche prochain, mais je ne la vois pas au deuxième tour, car de mon point de vue,  la crise que nous vivons n’est pas encore assez profonde, pour que notre Peuple désigne pour l’heure comme Président de la République, une personnalité issue de cette formation politique.

Le meilleur allié de Marine Le Pen est aujourd’hui François Hollande. Pour que Marine Le Pen puisse incarner une alternative à la Gauche qui se prépare à accéder au Pouvoir, elle a besoin d’une  part que celle-ci gagne et échoue et que  deuxièmement, elle provoque l’éclatement de l’UMP qui ne marquera pas  de se produire si Sarkozy est battu sévèrement.

Pour ma part, je prédis une victoire de la Gauche à la Présidentielle et aux Législatives, avec un nombre important d’élus du Front National, qui prépareront  une nouvelle alternance  pour 2017 où les patriotes de tous horizons politiques auront à cœur de se regrouper pour redonner à la France  la maitrise de son destin et le choix d’une véritable politique qui ira dans le sens de l’intérêt de tous les Français et des générations futures.

Fabrice LETAILLEUR

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 24/04/2012 15:03


Que faire maintenant ?


Les résultats du premier tour constituent une étape importante pour Marine Le Pen, et ils valident ce qui a fondé son action pendant la campagne : sa crédibilité personnelle, sa force de
persuasion et la justesse des idées qu’elle a défendues sur l’avenir de notre pays, ainsi que les mesures à prendre immédiatement pour faire face à la crise économique, morale et culturelle de la
France.


A peine un an après avoir pris la tête de son mouvement, elle a su trouver les mots et les gestes qui sont allés droit au cœur de la France qui travaille, de la France qui est au chômage, de la
France qui, devant la montée de l’immigration, a peur pour ses enfants. Elle a su également redonner espoir à ceux qui avaient perdu de vue la France, une France qui les oubliait et les mettait
sur le bord de la route.


Si, en quelques mois de campagne, elle a su convaincre près de 20 % des Français, c’est grâce à la façon dont elle a défendu ses idées sur le mondialisme, sur l’immigration, l’Europe, la place de
la France, l’emploi.


Notre horizon ce sont d’abord les élections législatives, qui nous permettront de nous adresser en particulier aux électeurs de l’UMP et cela sous la bannière du « Rassemblement Bleu Marine »,
qui réunira des candidats venus de partout pour défendre les idées du rassemblement national.


C’est dans cet axe que nous nous plaçons ; être la composante qui s’adressera plus spécifiquement aux Français juifs afin de leur montrer ce qu’est réellement la droite patriotique et non l’image
qu’ils en ont trop souvent, une image déformée, véhiculée par tous les autres partis. Nous pensons que la droite patriotique et nationale est aujourd’hui la seule composante de la vie politique
française à combattre réellement les atteintes à la cohésion nationale, dont nous faisons trop souvent les frais, et le nouvel antisémitisme.


Nous devons réaffirmer que le Rassemblement Bleu Marine n’est pas une addition hétéroclite à la vie politique de notre pays, mais un mouvement qui a vocation à gouverner.


Bureau de l’Union des Français juifs