Primaires socialistes: communiqué de presse de Paul-Marie Coûteaux

Publié le 18 Octobre 2011

Les primaires du parti socialiste ont révélé la sclérose de notre système politique et l’abandon de l’esprit même de nos institutions.

D’une part, un taux de participation prometteur en dit long sur l’impatience des Français à faire entendre leur voix, et leur exaspération devant le continuel déni de démocratie. Au crépuscule d’une présidence qui fut la seule, avec celle de V. Giscard d’Estaing, à ne pas juger bon de recourir au référendum, élément essentiel de notre démocratie dont il faudrait au contraire élargir l’usage, et après la gifle que M. Sarkozy a infligée à notre peuple en biffant à Lisbonne le non des Français lors du referendum de 2005, les Français veulent enfin pouvoir s’exprimer. Pour le faire, beaucoup d’électeurs qui ne sont pas socialistes ont saisi l’occasion de cette consultation -y compris parmi ceux qui s’apprêtent à voter pour Marine le Pen, notamment des souverainistes et des gaullistes séduits par la modernité des thèmes imposés par Marine Le Pen et repris à son compte par Arnaud Montebourg.

D’autre part, l’écho qu’a reçu ce succédané de démocratie témoigne d’une déliquescence générale des principes républicains les mieux assurés. L’ouverture de mairies et de bâtiments publics au bénéfice d’élections privées a nié le principe de neutralité du service public, neutralité également oubliée par les grands médias complaisants ou complices d’une captation de l’opinion au bénéfice d’un parti, d’autant plus scandaleuse que, dans le même temps, des candidats déclarés, grands ou petits, sont pratiquement exclus des grands organes d’expression et d’information. Nié aussi le principe de citoyenneté, quand il suffit d’exhiber sa carte du PS pour voter avant l’âge légal, ou sans avoir la nationalité française à laquelle la citoyenneté reste et doit rester attachée. Nié l’esprit de nos institutions, dont le Général de Gaulle a voulu qu’elles fussent dégagées du système partisan, quand tout est fait pour donner à entendre que l’élection présidentielle est un concours entre partis.

Seule Marine le Pen, en élargissant sans cesse le rassemblement des Français sur l’unique souci de la France, en répétant qu’elle n’est pas candidate du Front national mais soutenue par lui comme par d’autres, en se présentant au suffrage des Français en femme indépendante de toute oligarchie, reste authentiquement fidèle à l’esprit d’une l’élection suprême qui justement devra rétablir l’indépendance de la nation en même temps que l’autorité, la neutralité et l’impartialité de l’Etat.

Paul-Marie Coûteaux

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 18/10/2011 20:27



OUPS !!!! erreur ...je corrige et mille excuses  ,y aurait'il eventuellement une origine bretonne ? JE REPARE l'ERREUR : MONSIEUR COUTEAUX .


Voila qui est fait ....ouf ...



Claude Germain V 18/10/2011 19:43



Madame Couteaux ,chere Madame permettez moi de soustraire de votre esprit un pessimisme qui n'a lieu d'etre .Pour cause ayant plusieurs amis de droite depuis toujours qui se sont empréssés de
d'aller voter pour le sieur Hollande ,que je me permet a titre personnel d'appeller affectueusement chamallow-man ,bien que je n'aime pas le personnage et je hais d'autant plus le socialisme pour
beaucoups de raison  .Les camarades ont crié victoire avec peut etre 100000 ,200000 ou plus de votants de droite venus contrer une election satanique de la mere Brochen   .


Donc courage et espoir doivent etre les maitres-mots .


Bien a vous