Profs agressés. Encore des jeunes "défavorisés" en cause...

Publié le 10 Septembre 2010

             Il fût un temps ou la sécurité n’était pas un souci pour les professeurs et les Maîtres des Ecoles. Ils savaient gérer une situation conflictuelle et puis il y avait les parents qui étaient attentifs et ne cédaient rien quant à leur autorité et à celle des professeurs. Un élève ne se plaignait pas d’une torgnole d son Maître car il en prenait aussitôt une deuxième de la part de sa mère en rentrant voire une troisième de son père le soir. Je vous parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître.

Il fût un temps ou l’insécurité était niée de la part de professeurs car la police était aux ordres des fascistes du gouvernement. La Police n’avait pas sa place à l’école. L’école devait-être ouverte vers la ville, enchâssée dans les cités, au pied des immeubles d’habitations, proche du citoyen, écoles citoyenne, etc. Un policier représentant de l’état était vu comme les prémices d’un état policier. Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Il est un temps désormais ou les professeurs manifestent un peu encore leur volonté de refuser l’autorité policière, refusent encore l’idée de l’autorité tout court mais contestent encore la présence de la police dans les écoles tout en revendiquant la sécurité. Quelques dinosaures contestent toujours le fait que la jeunesse soit bien différente de celle de leurs ainés. Pour eux, c’est la société qui est coupable, les parents ne sont que misérables et pas coupables. Pour eux ce n’est pas un problème d’éducation et d’autorité c’est un problème politique et les conséquences du capitalisme.

           Aujourd’hui c’est déjà demain avec ce prof que se fait agresser et refuse de se défendre (Pourquoi ?) vis-à-vis de « djeunes » qui avaient décidé de se faire un prof qui les avait vexé (pauvres petits choux).

Gérard Brazon  

 

 

Le professeur préfère se laisser MASSACRER !

http://www.soseducation.com/sanction/signe.php

 

               Lundi 6 septembre 2010 : nous sommes dans un paisible collège du Limousin. La fin de l'été approche, mais le soleil éclaire encore les lieux d'une lumière radieuse. Pourtant, dans la cour de récréation, les élèves sont attroupés autour d'une scène stupéfiante, effroyable : un professeur de sport, spécialiste de boxe et de close-combat, est en train de se faire massacrer par quatre maigrichons de 15 ans. Les jeunes se déchaînent sur lui - mais le professeur se laisse faire, sans réagir. Comment est-ce possible ? Tout a commencé quelques heures plus tôt...

Un professeur à la "Jean-Claude Vandamme"

À 60 ans, Jean-Pierre*, professeur de sport en collège, commence à connaître le métier, c'est le moins qu'on puisse dire. Des élèves, il en a vu défiler des milliers. Il sait encourager ceux qui ont du mal, obtenir des bons qu'ils se surpassent, et remettre les perturbateurs à leur place - même les plus violents. La discipline n'a jamais été un problème pour lui. Il faut dire que Jean-Pierre pratique assidûment la boxe... et le full-contact.

Lundi dernier, le 6 septembre, Jean-Pierre vient de faire sa rentrée, au collège Firmin Roz de Baubreuil, près de Limoges. Il le sait, c'est peut-être une de ses dernières années de carrière. C'est donc avec émotion qu'il découvre la nouvelle classe de 4e. Les élèves sont heureux, eux aussi. Ils ont mis leur jogging et leurs baskets toutes neuves, pour beaucoup, qui sentent encore l'odeur des boîtes à chaussures.

Mais voilà que, au milieu du cours, quatre garçons de 15 ans s'approchent, menaçants. Ils n'ont rien à faire là : ce sont des anciens élèves, et aucun d'entre eux n'a laissé de souvenir impérissable. Que viennent-ils faire ? Personne n'en sait rien, mais ils se mettent à invectiver brutalement une jeune élève de 13 ans.

En plein cours, une lapidation !

Rien qu'à leur voix, ils font peur : leurs injures sont immondes, dégradantes. Et ils ne s’en tiennent pas aux mots. Un des voyous se met à ramasser des pierres et les jette sur la jeune fille. Les autres l’imitent. La pauvre est violemment touchée au visage.

C’est bien à une véritable lapidation, en pleine cour de récréation, qu’assistent les témoins de la scène ! Heureusement, parmi eux, il y a Jean-Pierre. Dès qu’il voit cela, le prof de sport se précipite vers la jeune fille pour la protéger, faisant fuir les agresseurs comme de vulgaires moineaux.

Jean-Pierre réconforte la jeune fille et prend les mesures qui s'imposent dans ce type de situation : aller à l'infirmerie, avertir les autorités. Déjà sonne la fin du cours. Les élèves se dispersent, très secoués par ce qui vient de se passer. Jean-Pierre reste seul et se dirige vers le portail du collège...

C'est alors que les quatre voyous surgissent derrière lui. À quatre contre un, ils n'ont aucun mal à le frapper de tous les côtés. Coups de pieds, coups de poings, ils déchaînent leur rage sur ce professeur qui a osé s'interposer, alors qu'ils venaient régler son compte à une petite fille...

Mais c'est là que se produit le plus incroyable :

C'est alors qu'intervient le plus incroyable de cette histoire. Jean-Pierre, en réalité, garde la tête parfaitement froide alors que pleuvent sur lui les coups. Il réfléchit posément à ce qu'il va faire : car il a l'habitude du combat au corps-à-corps. Il connaît tous les gestes de self-défense et les clés de bras qui lui permettraient de mettre immédiatement les délinquants hors de combat. MAIS JEAN-PIERRE DÉCIDE SCIEMMENT DE LES LAISSER FAIRE !!!

En effet, il sait quelles seraient les conséquences pour lui, s'il osait réagir : « Il valait mieux que je ne réplique pas. J'aurais été en tort », a-t-il expliqué ensuite à la presse.

Et de fait, il a eu raison.

Pour des jeunes comme ceux-là, agresser un professeur ne comporte aucun risque : ayant moins de seize ans, aucune mesure judiciaire sérieuse ne peut être prise à leur encontre. Ils le savent. Et ils en usent.

Le professeur, lui, n'aurait pas manqué d'être traîné en justice s'il avait égratigné un seul de ces quatre « bout d'choux » : visite de l'Inspecteur, convocation au rectorat, mises en cause dans les médias, sans parler bien sûr d'une garde-à-vue, voire d'une possible mise en détention provisoire.

Quoi qu'il arrive, sa réputation aurait été gravement entachée. Sa carrière aurait été brisée. Il aurait été muté, voire rétrogradé. Voilà pourquoi Jean-Pierre a décidé de se laisser démolir...

Réagir, ENFIN !

Et c'est la raison pour laquelle SOS Éducation vous appelle vous, et tous les citoyens, parents, professeurs, grands-parents, à vous mobiliser en faveur d'un changement radical de politique éducative dans nos écoles, vis-à-vis de la violence et des délinquants.

Je vous demande de signer d'urgence la pétition que nous avons préparée au ministre de l’Éducation Luc Chatel (voir plus loin).

Il faut avoir le courage de le reconnaître : on est allé trop loin dans la volonté de laisser les élèves exprimer librement leurs pulsions, leur agressivité, leur violence dans les écoles.

Les adultes ne doivent pas avoir peur d'exiger un minimum de respect et de mesure de la part des enfants.

Le mot "autorité" n'est pas un gros mot

Le mot autorité ne doit plus être considéré comme un gros mot. Et c'est pareil pour le mot discipline.

Car la vérité, c'est que l'autorité des adultes est indispensable pour protéger les élèves eux-mêmes. On le voit : le laxisme est la voie la plus rapide vers l'injustice, la dislocation sociale, la brutalité généralisée.

Ce n'est pas ce que nous voulons pour nos élèves, ni pour nos professeurs, ni pour nos écoles.

Il est faux de dire que les parents sont contre l'autorité des professeurs. C'est tout le contraire.

Tous les parents responsables savent que l'autorité des professeurs est nécessaire pour le bien de leurs enfants. Et les parents qui refusent cela n'ont aucun droit d'imposer à nos enfants la violence de leurs enfants.

Près de 140 députés déjà avec nous

La mobilisation de notre association contre la violence à l'école, depuis un an, a déjà permis de faire considérablement bouger les lignes. Non seulement près de 140 députés se sont déjà associés à notre appel au ministre de l’Éducation pour l'application de nos 8 mesures contre la violence à l'école, mais Luc Chatel lui-même a commencé à changer de discours, profondément.

Depuis la rentrée, il affirme (enfin !) une volonté ferme de sanctionner toute violence verbale dans les écoles, et de mettre en établissement disciplinaire les élèves trop menaçants pour rester dans des classes normales.

Vous pouvez faire une différence, maintenant :

C'est une première étape, qui est très loin d'être suffisante. Mais si nous voulons obtenir plus, il est indispensable de recueillir plus de signatures, et plus de soutien à notre mouvement. Alors s'il vous plaît, signez et faites signer autour de vous la pétition que vous trouverez ici ou sur le lien suivant : http://www.soseducation.com/sanction/signe.php

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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