Qu’attendent les musulmans et l’Etat français pour faire évoluer la fête de l’Egorgement ?

Publié le 30 Octobre 2013

Le totalitarisme musulman vient de marquer un point dans le combat qui l’oppose au front républicain. Lors de la fête de l’Egorgement, pour la première fois, un Premier ministre de la République ainsi que son ministre de l’Intérieur ont participé à une cérémonie célébrant cette fête dans une mosquée, piétinant délibérément ainsi les valeurs de la laïcité.

Par Jean Pavé pour Riposte-Laïque

Plusieurs représentants de l’Etat avaient déjà entrepris ce travail de sape ; Sarkozy et Valls, ministres de l’Intérieur s’étaient déjà rendus à la mosquée de Paris pour déposer le tribut de leur clientélisme, lors de la rupture du jeûne du ramadan. Sarkozy avait même récidivé en tant que Président de la République en 2007. Ils commettaient là un acte religieux, en tant que représentants de l’Etat, totalement contraire aux valeurs républicaines.

mouton4.jpg   Jusque-là, cependant, aucun n’avait osé se proclamer officiellement complice de la fête de l’Egorgement. Sarkozy avait même tenté d’enfumer les défenseurs de la cause animale, en témoignant dans une lettre à Brigitte Bardot de sa volonté d’aboutir à la prise de conscience par les autorités musulmanes de la nécessité d’instaurer l’étourdissement des moutons avant leur sacrifice. Evidemment cela n’en resta qu’au stade des velléités, comme tant d’initiatives promises par l’ancien Président de la République.

Ayrault et Valls n’ont pas de ces fausses pudeurs. Ayrault, à l’opposé des Lumières longtemps défendues par la gauche, a fait fort, voyant dans la fête de l’Egorgement un « jour exceptionnel » ; il associe à ce jour de tranchage de gorges de bêtes conscientes « un moment de rassemblement familial, de joie et de bonheur ». Il tranche enfin tout débat : « Je vous le redis avec force : toute atteinte au libre exercice du culte est intolérable, et toutes les croyances religieuses doivent pouvoir s’exprimer dans notre Pays dans le respect des lois de la République, de la laïcité et des convictions de chacun. »

Eh bien non, M. Ayrault, toutes les croyances religieuses ne peuvent pas s’exprimer de façon irresponsable. La liberté de culte garantie par la loi de 1905 ne doit pas permettre des pratiques devenues barbares à partir du moment où la technique contemporaine permet de tuer autrement les animaux avec le strict minimum de souffrances. Et si la législation républicaine n’a rien prévu contre ces pratiques sacrificielles relevant de l’aube de l’humanité, il est justement de votre rôle d’homme politique de préparer des textes de lois visant à remédier à cet anachronisme.

Car l’expression des fêtes musulmanes révèle des appétences morbides pour des pratiques qui, exercées dans un autre contexte, relèverait de troubles psychologiques. Car que penser de joies exprimées au travers d’égorgements, d’amputations ou de visions d’écoulements sanguins ?

L’égorgement est le pilier central de l’aïd al-adha, fête du sacrifice, appelée aussi aïd el-kebir, c’est-à-dire la grande fête, puisqu’elle est la fête la plus importante de l’islam, rappelant l’épisode où Abraham/Ibrahim accepte d’égorger son fils sur l’ordre de Dieu ; mais celui-ci fait substituer au dernier moment l’enfant par un mouton qui servira dorénavant d’offrande sacrificielle.

L’islam est la dernière des grandes religions à ne pas vouloir métamorphoser un sacrifice d’animaux en une pratique plus symbolique. Ses grands manitous persévèrent à exiger l’égorgement sans étourdissement préalable au prétexte que le coran précise qu’il est interdit de consommer la chair d’une bête morte. Or l’étourdissement ne garantit pas que l’animal est encore vivant.

Les juifs, contraints au départ par la destruction du Temple de Jérusalem en 70, ont renoncé à tout sacrifice, confortés entre autres par le verset indiquant : « Car j’aime la piété et non les sacrifices, Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. » (Osée 6,6)

Concernant l’hindouisme, les grands brahmanes ont demandé également de surseoir aux sacrifices d’animaux et même d’humains qui se portaient autrefois volontaires. Pourtant le sacrifice constituait l’unité fondamentale de la religion des hindous. Cependant, malgré ces positions officielles, les castes inférieures de certains villages continuent à les pratiquer. C’est le cas aussi à l’île de la Réunion, où des boucs sont toujours sacrifiés.

Le bouddhisme, religion non législative, énonce que le sacrifice d’animaux est classé parmi les actes les plus nuisibles pour le karma de leur auteur. 

Quant au christianisme, le sacrifice originel de l’agneau lors de la Pâques juive n’est plus nécessaire, remplacé par l’eucharistie, commémoration de la mort de Jésus, victime innocente sacrifiée pour racheter les péchés des hommes.

Il serait donc temps que les autoproclamés « savants » islamiques s’interrogent sur l’anomalie de leur solitude d’aficionado du sacrifice. A force de s’opposer à toute évolution de leur religion, ils sont bien les premiers à l’essentialiser. Certains d’entre eux, si prompts à vouloir aveugler les bien-pensants pour qu’ils ne puissent discerner la morbidité de leur religion, en invoquant les mannes de l’Andalou Averroes, un des trop rares penseurs musulmans ayant tenté d’accorder la philosophie et la religion, feraient bien de s’inspirer de son contemporain Maïmonide.

Ce philosophe et rabbin du mystifiant « paradis » andalou du XII° siècle fut un des juifs qui théorisa le renoncement aux sacrifices humains. Dans son « Guide des égarés » (tome 3, pages 250 à 260), il explique que les sacrifices demandés par Dieu étaient une concession aux moeurs sanguinaires des hommes primitifs, mais que les progrès de l’humanité les ont rendus périmées. Sachant que les hommes affectionnent toujours ce qui leur est habituel, Yahvé a fait transférer les sacrifices offerts aux idoles à des sacrifices en son honneur, attendant que l’esprit humain mûrisse pour comprendre que ce n’était pas en fait son attente, comme le suggère Jérémie : « A quoi me sert la multitude de vos sacrifices ? »

Manifestement, très peu de musulmans souhaitent adopter une lecture symbolique analogue du sacrifice demandé. Pourtant quelques précurseurs se manifestentAbdelwahab Meddeb, dans un entretien sur France Culture en 2009, évoquant l’aïd, estime que « celui qui continue de sacrifier ne peut pas évoluer, et ça me paraît essentiel et important de vivre aujourd’hui un sacrifice symbolique, un sacrifice mental. »

L’adepte du double langage, Tariq Ramadan, en 2006 sur son site internet, sans aller jusqu’à le proscrire, annonçait sa préférence pour un don, alternative au sacrifice : « Pendant la grande fête, il existe une sunna, un acte recommandé, qui consiste à sacrifier un mouton. C’est un acte recommandé que les habitudes nationales et familiales ont parfois transformé en obligation. Ce n’est pas le cas. C’est une recommandation. De plus, depuis bien longtemps des savants musulmans ont rappelé que l’on pouvait offrir l’équivalent du sacrifice en don d’argent ou de nourriture pour les pauvres. […] Il vaut mieux alors s’abstenir de sacrifier un mouton et d’envoyer une somme d’argent équivalente aux  pauvres du monde.

En 2005, le président du CFCM (Conseil français du culte musulman), Dalil Boubakeur, avait laissé entendre à Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, qu’il était « ouvert à la généralisation de la pratique de l’étourdissement par électronarcose ». A supposer qu’il était sincère et ne fonctionnait pas par calcul politique.

Pour autant les mentalités d’une forte majorité des Français musulmans n’évoluent pas ; ainsi dans certains cas où l’abattage fut très restreint comme en 2001 en Ile-de-France, ou non autorisé comme en 2011 à Dunkerque, et où les responsables religieux musulmans suggérèrent en échange la pratique du don, dès l’année suivante, les sacrifices reprirent comme si de rien n’était.

Pourtant certains Etats musulmans, comme l’Indonésie, la Malaisie, les Emirats Arabes Unis ou la Jordanie acceptent certaines formes d’étourdissement des animaux. D’autant plus lorsque, pour des raisons commerciales, les viandes proviennent de la Nouvelle-Zélande, qui est le premier pays exportateur de viande de moutons halal au monde, tout en rendant obligatoire l’étourdissement préalable même en cas d’abattage rituel.

De rares pays européens ont également imposé cet étourdissement préalable à tout abattage, qu’il soit religieux ou areligieux. Ce sont  les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, la Suisse et l’Islande. A noter que trois d’entre eux sont indépendants de l’Union européenne.

Alors quels facteurs impliquent l’absence d’évolution de la situation en France ? 

Le suivisme de la France qui se remet de plus en plus pour sa législation à l’application de directives européennes. Or si l’UE stipule que l’animal, sur le point d’être abattu, doit être maintenu dans un état d’inconscience et d’insensibilité jusqu’à sa mort, cette obligation ne concerne pas l’abattage rituel halal ou casher qui bénéficie d’une dispense, on ne sait pour quelle raison.

Le clientélisme des responsables politiques contribue au maintien des pratiques d’égorgement sans étourdissement ; sans aller jusqu’à s’abaisser aux flagorneries d’un Valls ou d’un Ayrault, ils se gardent bien de prendre position mais n’hésitent pas à faciliter la tâche des égorgeurs en leur fournissant des abattoirs temporaires, dans différentes agglomérations.

L’opinion publique se caractérise par sa pleutrerie et son renoncement à dénoncer ces pratiques indignes de notre époque. Les mêmes qui font preuve de la sensiblerie parfois la plus stupide, à l’égard d’animaux domestiques, sont là muets, de crainte d’être assimilés à des racistes. Quand les gens vont-ils donc saisir qu’il faut faire à l’islam, ce que nos anciens ont fait au christianisme ? Ne rien lui laisser passer à partir du moment où cela relève d’idées et d’actes critiquables et répréhensibles. Et donc critiquer et condamner. L’abattage sans étourdissement en fait partie.

Jean Pavée

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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L'EN SAIGNANT 31/10/2013 12:32


TOUS POURRIS TOUS TRAÎTRES À LA NATION - UNE HORREUR, UNE ABOMINATION

FRAHENJAC 31/10/2013 08:54


N´est-il pas possible de déposer une plainte contre ces hommes politiques pour soutien à des actes de barbaries ?

mika 30/10/2013 20:50


"Plus belle la vie" l'Aid el Kébir version bobo-ligth



https://www.youtube.com/watch?v=KFSUBqiJw6M