Qu'est-ce qu'une fatwa? Savoir pour mieux se défendre.

Publié le 2 Avril 2013

Une fatwa est, dans l'islam, un avis juridique donné par un spécialiste de la loi islamique sur une question particulière.
En règle générale, une fatwa est émise à la demande d'un individu ou d'un juge pour régler un problème où la jurisprudence islamique n'est pas claire.

Un spécialiste pouvant donner des fatwas est appelé un mufti. L’idée de la fatwa est devenue célèbre en 1988. A l’époque, l’Ayatollah Khomeiny voulait faire assassiner Salman Rushdie pour son roman Les Versets sataniques.
Depuis, c’est la mode. Des cheikhs intégristes, des imams salafistes et autres muftis islamistes se lancent dans l’émission de fatwas : c’est le fatwa-shopping.
Quelque chose ne va pas ? Fatwa. Un chef islamiste veut abattre un ennemi ? Fatwa ; interdire un livre ou une œuvre artistique ? Fatwa. 
Cette inflation de fatwas est due, d’une part, à l’inexistence d’un véritable droit musulman au sens scientifique du terme, et d’autre part à ce que l’islam sunnite ne dispose pas d’une autorité spirituelle centralisée et reconnue.
Chaque rite, chaque école, chaque fakih et chaque jurisconsulte le conjugue à sa manière. Ainsi selon Mary Zwahlen « le droit musulman ne contient aucune théorie générale, aucune généralisation conceptuelle. Loin de former dans leur ensemble un système cohérent, les prescriptions du Coran et de la Sunna et celles qui ont été déduites par la doctrine, ne constituent pas des règles de droit, mais une suite décousue de jugements, donnés dans des cas d’espèces et au fur et à mesure que ceux-ci sont présentés ».
Cela pose, en particulier, le problème de recrutement des muftis dans les mosquées. La liste de ces fatwas choquantes, insolites ou même ridicules est interminable. En voici un florilège.

A. Les fatwas scélérates

1- La fatwa de la carotte

La fatwa de la carotte doit sa paternité au prédicateur marocain Zamzami. La carotte a tout vu avec ces muftis, de ceux qui interdisent les femmes de toucher les carottes car elle pourrait raviver les fantasmes les plus enfouis de ceux qui, comme Zamzami, permettent aux femmes d’utiliser ce légume comme sex-toy.


Le même fakih a assuré, que, du point de vue religieux, le recours aux sex-toys est parfaitement légitime. Il se justifie ainsi : « La masturbation est une solution provisoire pour les jeunes musulmanes et musulmans, le temps qu’ils puissent se marier. Autoriser la masturbation a donc un objectif religieux : c’est de faire éviter à notre jeunesse de tomber dans le grand péché. Cette même règle a été adoptée par l’Imam Malik.... ».  

2- La fatwa de la banane

Contrairement au cheikh précédent, le « Cheikh Concombre » (alias Al-Qardawi) a émis une fatwa interdisant aux femmes musulmanes le droit de toucher une banane ou un concombre à cause de leur ressemblance avec le pénis masculin. Par contre, si elles veulent en manger, pas de problème ! Il suffit que leur mari coupe préalablement l’objet du délit en petits morceaux avant de le servir à ses dulcinées (généralement plusieurs). 
Nous remarquons que cette interdiction ne s’étend pas aux carottes ci-dessus ni aux courgettes, car Al-Qardawi doit être un islamiste modéré et moderne. Heureusement que l’érudit Cheikh n’a pas osé s’attaquer aux merguez, l’industrie du couscous et de la chakchouka en aurait sérieusement pâti.
Remarquons que le Tunisien évite de prononcer le mot « concombre » en public au marché, il utilise la périphrase « le fils de la lune ». Il avoue ainsi savoir que le concombre est un sex-toy populaire. On attend des fatwas pour les glands et autres fruits et légumes dont la vue ou le toucher pourraient s’avérer haram aux yeux de ces islamo-salafistes obsédés sexuels.

3. La fatwa de l’amour nu

«Être complètement nu pendant l’acte de coït annule le mariage » a décrété le cheikh Rachid Hassen Khalil. Son confrère, Abdallah Megawar, plus modéré, suggère aux couples de se couvrir d’un drap lors des rapports sexuels. Ce n’est pas sans rappeler la lutte moyenâgeuse du catholicisme contre la nudité.
A l’époque, pas de string ni de monokini, mais des chemises de nuit conjugales. Des habits complètement hermétiques qui ne ménageaient qu’une ouverture : celle fonctionnelle au devoir de reproduction. Si vous voulez créer votre business et vous faire un max de Dinars et de Dollars, il ne vous reste plus qu’à reprendre ce principe pour kamis et niqab adaptables.

 

4. La fatwa du vélo lubrique

Messieurs, méfiez-vous de la bicyclette de votre femme : c’est sûrement un sex-toy. En effet, « Enjamber la selle du vélo suscite chez la femme une excitation sexuelle » d’après le cheikh Kamel Al-Faïdy.
De ce fait, il interdit la pratique du vélo aux femmes musulmanes (interdiction encore plus sévère si leur panier est rempli de bananes ou de carottes). Cette fatwa a bien sûr soulevé un tollé sur la toile.
Et attention la contre-attaque est rude, l’argument percutant : « Durant les conquêtes musulmanes des premiers siècles, les femmes contribuaient au jihad à dos de chameaux, dont la monte et la bosse sont bien plus excitantes sexuellement que le vélo. ». Nous avons enfin compris pourquoi les touristes européennes, en vraies perverses, adorent la promenade à dos de chameau.
Afin de faire redémarrer le tourisme moribond, le gouvernement islamo-salafiste tunisien devrait islamiser ses slogans. Exemples « Visitez la Tunisie et ses bosses chameaux jouissives », et remplacer « Tunisie ami » par « Tunisie AQMI ».

 

5- Fatwa de la pédophilie

Se basant sur le fait que le prophète aurait épousé Aïcha alors qu’elle n’avait que 6 ans, et qu’il aurait consommé le mariage alors qu’elle n’avait que 9 ans, la pédophilie a été tolérée mais peu pratiquée chez les musulmans. Les islamo-salafistes veulent en faire une règle générale.

Une jeune fille est prête à se marier à 10 ou 12 ans a déclaré Abdul-Aziz Al-Cheikh, un cheikh saoudien, selon le journal basé à Londres Al Hayat, ajoutant :
Ceux qui appellent à élever l’âge du mariage à 25 ans sont dans l’erreur absolue” lors d’une conférence à l’Université Islamique de l’Imam Mohamed Ben Saoud à Riyad.
Il a ajouté: “Nos mères et nos grands-mères se sont mariées quand elles avaient à peine 12 ans. Avec une bonne éducation une fille est prête à remplir toutes les tâches conjugales à cet âge.”
Cette déclaration du Grand Mufti arrive suite à des discussions au ministère de la Justice pour fixer un âge minimum pour le mariage.
Malheureusement, la pédophilie est assez ancienne en islam.
Ainsi, selon une « Explication du Traité des Hadiths d’al Boukhâri », au chapitre « Le mariage des petites filles avec des adultes », il est écrit :
« Les pères sont autorisés à donner en mariage leurs filles, même si elles sont au berceau, mais leurs maris ne peuvent les pénétrer que quand elles sont aptes à cela et aussi quand elles peuvent supporter le poids du mari … ». (selon Ibn Battâl dans son Explication du Sahih d’al’Boukhâri p. 172-173).
Donc, selon l’islam, le mariage d’une enfant de 5 ans, de solide constitution, si elle peut supporter le poids d’un homme de 60 kilos et de 70 ans, est parfaitement licite.
C’est tout simplement de la pédophilie.
De même, les innombrables mariages de plaisir (mut’a) ou les mariages saisonniers , contractés, entre des hommes d’âge mûr (et généralement riches) et des enfants, sont aussi de la pédophilie et de la prostitution flagrantes, enrobées de légalité islamique.
Les mariages de plaisir sont, de nos jours, contractés devant un cheikh pour une durée variable de quelques heures à quelques semaines moyennant argent et divorce à la clé.
Les mariages saisonniers ont une durée plus longue et coïncident souvent avec la durée d’un séjour de la gent masculine hors du pays d’origine. Le divorce programmé n’est pas avoué au moment du mariage.
Il y a eu des naissances de ces brefs mariages, les enfants restent apatrides (nombreux cas au Maghreb, Egypte, Jordanie et Syrie) car la nationalité n’est transmise que par le père, qui, entre temps, a rapidement regagné son émirat pétrolier.

 

6- Riyad : Un prédicateur télé saoudien a torturé sa fille de 5 ans jusqu'à la mort. 

La mère de Lama, la fille du prédicateur, divorcée du père, a affirmé que le père a torturé sa fille durant huit mois et par tous les moyens, et que la petite n'a pu supporter et est décédée dans une clinique de Riyad des suites d'une hémorragie cérébrale.
Tout son corps est marqué de brûlures par le fer à repasser et de coups de cable électrique. Des sources sécuritaires saoudiennes affirment avoir arrêté Faihane Al Ghamidi et ouvert une enquête; alors que des militants saoudiens des droits des enfants expriment toutes leurs peurs d'acquitter le prédicateur, après cet horrible crime.
L'on se demande jusqu'à quand resteront certains "télé-prêcheurs" à emplir la télé de leur hypocrisie, prétendant défendre les valeurs de l'Islam, une religion qui est censée prôner la clémence et la tolérance.

7. Fatwa de la zoophilie

- Dans Fatawa Qadhi Khan, Page 820, le savant hanafite, Hassan bin Mansoor Khan, énonce les actes qui n’invalident pas le jeûne, et il écrit : Le sexe avec des animaux, avec les morts et la masturbation, n’invalident pas le jeûne à condition que l’éjaculation ne se produise pas».
- Dans son Petit livre vert, Proverbes, (Politique, Phylosophica, Social et Religieux, page 47), l’Ayatollah Khomeiny écrit  « L’homme peut avoir des rapports sexuels avec des animaux tels que les moutons, les vaches, les chameaux et ainsi de suite. Cependant il doit égorger l’animal après avoir eu son orgasme. Il ne doit pas vendre la viande aux gens de son village, cependant la vente de cette viande à un village proche est acceptable ».

 

8- La fatwa de la nécrophilie

La carotte n’est pas la seule sortie du tristement célèbre Zamzami.
En effet, il a signé une autre fatwa, cette fois-ci, elle concerne un sujet plus macabre que les sex-toys. Cet imam n’a pas hésité à rendre légale au vu de la religion musulmane la nécrophilie.
Il est ainsi permis selon ses prétentions que le musulman puisse avoir des rapports intimes avec sa défunte femme. Ce prédicateur prévient tout de même que cette autorisation nécrophile ne dure que quelques heures (6 heures au maximum) après le décès de l’épouse.
Ses auditeurs islamo-salafistes attendent maintenant des précisions. Est-ce le cas uniquement pour des morts naturelles, ou pour toutes les morts, mêmes les plus violentes. En cas d’accident de la route, faut-il attendre de recoller les morceaux ?
Probablement, les prochains médecins zeïtouniens seront les seuls habilités à rafistoler le cadavre avant de le rendre au veuf éploré, et qui attend la main sur la braguette.
Zamzami doit aussi leur préciser si les rapports seront avant ou après la toilette funéraire de la dépouille de l'épouse, avec préservatif ou non. Mais faisons confiance à l’intelligence et au grand savoir de ce fakih : ils saura préciser tous les détails de la nécrophilie, il saura trouver les réponses dans la tradition, et si cela n'est pas possible, ils saura interpréter la charia.

 

9- La fatwa de la tétée.

Selon deux fakihs (savants religieux) d’Al Azhar « La seule façon de se retrouver seul avec une collègue de travail dans un bureau est de l'avoir tétée ».
Selon ces théologiens juristes «la femme pourrait désormais enlever son voile et être seule avec son collègue dans un bureau, à condition de l'avoir allaité à cinq reprises, en lui donnant «directement son sein ».
Le Dr Izzat Al-Attiyah (ou Ezzat Attia), auteur de ce décret religieux, explique que « le fait qu’elle lui donne le sein est considéré comme un acte maternel qui empêcherait tout acte sexuel entre les deux ».
Comme pour la prestigieuse Zeïtouna de Tunis, le prestigieux Al-Azhar est atteint de salafisme, une très grave maladie dégénérative.

 

B. Les fatwas insolites

Le nombre de ces fatwas est incalculable. Nous en citons juste quelques unes.

1- La fatwa du soleil et de la terre. 

En 2000, le Mufti saoudien Cheikh Ibn Baaz déclare que le soleil tourne autour de la terre, et que la terre est plate. Les images satellites sont, pour lui, un mensonge et un complot de l’Occident judéo-chrétien contre l’islam.

2- La fatwa des Pokémons

En 2001, les membres du comité religieux des Emirats Arabes Unis ont émis une fatwa contre les Pokémons.
L’édit met en garde les parents que le jeu est basé sur le principe de paris avec des côtes gagnantes et perdantes. Le comité y dénonce aussi « une théorie judéo-darwiniste ».

 

3. La fatwa Manchester United

 « Les musulmans ne doivent pas porter de maillot de Manchester United » ont décrété de hauts responsables religieux en Malaisie.
La raison de cette interdiction ? Un petit diable représenté sur l’écusson du club. « Le diable est notre ennemi. Porter son image ne fait que le promouvoir». 

4. La fatwa « Mickey Mouse »

Mohammed Al Munjid, un obscur prédicateur saoudien a lancé une fatwa contre Mickey lors d’un de ses prêches sur la chaîne satellitaire Al Majd devant des milliers de téléspectateurs au motif que celui-ci était un être impur !
Rien ne change au fait que Mickey Mouse n’est qu’un personnage de dessin animé, il est souillé et doit être impitoyablement tué !
L’affaire a fait grand bruit et a entraîné moult réactions dans la presse du monde entier. Dans le London Telegraph, on rapporte que le prédicateur aurait dit que “Mickey is one of the Satan’s soldier“ (Mikey est un soldat de Satan).
Ce n’est pas la première fois que l’Arabie saoudite se distingue dans la catégorie du ridicule ; en mars 2001, le haut comité saoudien pour la recherche scientifique et la loi islamique avait le plus sérieusement du monde banni les Pokémons, et suscité une semblable réaction dans le monde entier.
Pour les amateurs, je recommande d’effectuer des recherches sur Internet :
ils y trouveront d’autres fatwas qui leur permettront de justifier n’importe quel méfait par une fatwa émise récemment ou il y a des siècles, par des pervers se drapant sous la bannière de l’islam : les islamistes

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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Charles Martel 02/04/2013 10:12


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