Qu’ont retenu les dirigeants français des émeutes de 2005 ? Rien !

Publié le 12 Août 2011

On se souvient que du 27 octobre au 17 novembre 2005, durant trois longues semaines, notre pays fut la proie de violentes émeutes qui embrasèrent des dizaines de villes et se soldèrent par la destruction de 10.000 voitures, 300 écoles, nombre de bâtiments administratifs et d’entreprises, essentiellement situées dans les « quartiers sensibles ». Le détonateur sera la mort de deux jeunes garçons, Bouna Traoré et Zyed Benna, âgés de 15 ans, qui, à Clichy-sous-Bois, se réfugièrent dans un local EDF en fuyant devant des policiers qui ne les poursuivaient pas.

Certains avancent la thèse que, en plein ramadan, une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre aurait atteint la mosquée de Clichy-sous-Bois, et que cet événement aurait été le déclic supplémentaire qui aurait aggravé les tensions. Le témoignage du maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, est intéressant :
« Je descends, j’arrive à la caserne de pompiers et Claude [Dilain] me rejoint quasi instantanément, on prend la voiture. On arrive sur les lieux et tout de suite on voit que l’on est passé à autre chose. Ce qui m’a frappé c’est l’ambiance qui régnait dans la mosquée, j’ai eu le sentiment que l’on était dans une autre dimension. La mosquée était pleine de gaz lacrymogène, on peut contester tout ce qu’on veut sur la façon dont les gaz sont entrés, mais il y en avait plein, tout le monde pleurait. J’ai vu des hommes mûrs, avec chez eux une violence dans les paroles. La colère ne venait plus de la même partie de la population, les jeunes, et j’ai senti que là, il se passait effectivement quelque chose» Selon Claude Dilain, le maire socialiste de Clichy-sous-Bois, « c’est à partir de ce moment-là que les émeutes se sont généralisées à la France entière. ».

Le contexte politique de l’époque aide à mieux comprendre pourquoi, pendant trois semaines, les forces de l’ordre eurent pour consigne de tout faire pour qu’il n’y ait ni blessés, et encore moins des morts, parmi les émeutiers, dont certains leur tiraient dessus à balles réelles. Jacques Chirac était alors président de la République, et Dominique de Villepin son premier ministre. Tous deux n’avaient qu’un objectif : empêcher à tout prix Nicolas Sarkozy, qui était ministre de l’Intérieur, d’arriver à l’Elysée. La stratégie des deux compères fut donc simple : laisser le maire de Neuilly se ramasser sur les émeutes, dont ils le jugeaient responsable pour l’emploi du mot « racailles » quelques mois auparavant. Pas dupe, le ministre de l’Intérieur ne voulait surtout pas d’un nouveau Malek Oussekine, et pensait avant tout à 2007.

Dans ce contexte, d’une manière politicienne, tandis que les élus de gauche, sur le terrain, faisaient tout pour limiter les dégâts dans leur commune, les dirigeants nationaux de gauche multiplièrent les discours de l’excuse, du social, tout en se refusant à voir une réalité : la majorité des émeutiers étaient jeunes, issus de l’immigration, et ciblaient prioritairement des symboles de la République, comme les écoles et les administrations. Curieusement, on ne touchait jamais aux McDo, par exemple. Certains illuminés gauchistes et naturellement les Indigènes de la République, virent dans ces émeutes le nouveau mai 68 des banlieues. D’autres, telle Caroline Fourest, écrivirent qu’elles représentaient un appel au secours de la République de la part de jeunes défavorisés. Un discours aux antipodes de celui d’Alain Finkielkraut, qui fut un des rares à exprimer clairement ce que chacun constatait au quotidien, c’est-à-dire le caractère majoritairement ethnique de cette révolte. Le philosophe, bien seul,  refusa toute comparaison avec mai 68, avec le discours de l’excuse, et encore davantage par celui de la célébration. Il osa employer le mot « pogrom anti-républicain » pour qualifier ces événements.

 

Remarquons qu’à l’époque, il régnait dans les médias une dictature du politiquement correct, et que seul Ivan Rioufol osait, dans un journal comme Le Figaro, jouer une autre musique que celle des habituels pleurnicheurs compassionnels. Eric Zemmour n’avait pas la notoriété qui est la sienne, pas davantage Robert Ménard, Elisabeth Levy ou Eric Brunet.

Bientôt six années plus tard, quelles leçons les différents leaders politiques de gauche et de droite ont-elles tirées de l’événement ? D’abord, une partie de la gauche commémore régulièrement la mort de deux jeunes garçons qui, aussi dramatique soit-elle, sont les seuls responsables de leur malheur. On vit ainsi Ségolène Royal elle-même venir, en pleine campagne présidentielle, s’incliner à Clichy, comme on se recueille devant des héros. Mais en même temps, un proche de l’ancienne candidate socialiste, l’avocat Jean-Pierre Mignard, s’acharne contre les policiers, contre qui il multiplie les procédures visant à les faire reconnaître responsables de l’accident du 27 octobre 2005. On ne voit par contre jamais personne rendre hommage à deux citoyens de ce pays, Jean-Jacques Le Chenadec et Jean-Claude Irvoas, frappés à mort tous deux, le premier pour avoir voulu éteindre un incendie de poubelles au pied de son immeuble, le deuxième pour avoir photographié un objet qui l’intéressait en pleine journée. Des choix et des priorités révélateurs de ce qu’est devenu la majorité d’une gauche qui n’a de compassion que pour certaines victimes au bon profil, et pas une attention pour d’autres qu’ils ont abadonné depuis longtemps.

Depuis 2005, nos dirigeants ont-ils mené une réflexion sur l’immigration, se sont-elles interrogé sur l’opportunité de la poursuivre, après des événements qui impliquaient très majoritairement une jeunesse issue de la diversité ? Depuis ces événements, combien de nouveaux immigrés sont entrés sur le territoire français, en situation régulière ou irrégulière ? En général, si on ne retient que l’immigration régulière, l’équivalent d’une ville comme Lille, tous les ans, dans une période de chômage de masse ! Qui plus est, la majorité de ces nouveaux résidents sont issus de pays à forte tradition musulmane, et viennent donc renforcer très souvent l’offensive des islamistes sur notre territoire. Ne parlons pas du nombre de clandestins, que l’Union européenne (comme on l’a vu lors des événements de Lampedusa) et les associations dites anti-racistes protègent sans vergogne. Eric Besson, lors de ses voeux, en 2010, se félicitait des chiffres qu’il présentait, concernant l’immigration, et le nombre de naturalisés français lors des huit premiers mois, en progrès de 16,8 % par rapport à l’année précédente. Il avait alors suscité la colère de Malika Sorel : « On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux. Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, et reconstituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français… Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable ».

C’est hélas déjà intenable quand on voit Marseille devenir une ville de non-droit où l’Etat n’assure plus ses fonctions régaliennes dans de nombreuses zones. C’est intenable quand Lyon est témoin, pendant plusieurs jours, de dégradations de son centre-ville. C’est intenable quand, dans des quartiers de Paris, outre les prières musulmanes illégales, on subit une violence quotidienne telle que la communauté asiatique, habituellement si discrète, organise une marche de protestation, à Belleville. Qui a oublié les événements de Grenoble, où tout un quartier fut solidaire d’un braqueur multirécidiviste abattu par la police, qui, là encore, se fit tirer dessus à balles réelles, comme à Villiers-le-Bel, Grigny et autres territoires perdus de la République.  

Qui a oublié ces images hallucinantes de racailles racistes agressant au facies des lycéens, en 2005, ou les manifestants qui s’opposaient au Contrat Première Embauche (CPE) de Villepin, en 2006 ? 

Dans ce contexte dramatique, Guéant a été traité de fasciste par des pans de la gauche pour avoir, de manière dérisoire, proposé de ramener, en 2011, l’immigration régulière de 210.000 à 190.000, tandis qu’Attali, Parisot et toute la gauche réclament toujours plus d’immigrés et de régularisations de clandestins !

Depuis 2005, une réflexion a-t-elle été menée sur la réalité de l’islamisation de la France ? Nous avons vu, pour la première fois dans notre pays, un représentant religieux, par ailleurs de nationalité marocaine, Moussaoui, sommer le président de l’Assemblée nationale d’interdire un débat impulsé par la Droite libre, sur l’islam et l’insécurité, au sein du Parlement… et Accoyer obtempérer sur l’heure. Nous avons vu l’UMP vouloir organiser une conférence sur l’islam, et la transformer, devant le tollé, en deux petites heures consacrées à la laïcité, pour n’accoucher que de nouvelles concessions concédées aux islamistes. Nous avons vu la gauche refuser de voter la loi sur le voile intégral. Nous avons vu le nombre de mosquées se multiplier, souvent financées par nos impôts. Nous avons vu le nombre de prières musulmanes illégales dans les rues de France progresser. Nous voyons de plus en plus de voiles dans la rue. Nous remarquons une progression de l’offensive du halal dans nombre de secteurs de la société française… Nombre d’entreprises de notre pays subissent la pression religieuse de salariés. Les programmes scolaires s’adaptent à de nouvelles populations, et nient de plus en plus notre propre histoire. Les barbus imposent le ramadan à un nombre de plus en plus important de personnes qui vivent en France…

En 2005, certains sociologues fascinés par le modèle anglo-saxon, comme Michel Wieviorka, voyaient dans les émeutes de 2005 la faillite de la République, et la fin de l’intégration à la française. Il ne s’agissait pourtant que d’une première catastrophe de l’implantation en France du multiculturalisme et du communautarisme, que lui-même et nombre d’élites de ce pays imposent au peuple de France, depuis trente ans, en interdisant tout débat sur cette question.

A cause de cette trahison du modèle républicain fait d’assimilation, à cause d’une politique migratoire irresponsable, aggravant l’islamisation de notre pays, à cause d’un discours de haine contre la France et ses habitants d’origine qui bénéficie d’une totale impunité, notre pays, comme nombre d’autres pays européens, n’est pas à l’abri, bientôt six ans après les émeutes de 2005, du scenario cauchemardesque que vivent les Anglais, ces derniers jours.

Jeanne Bourdillon

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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francis Claude 12/08/2011 17:26



l'Angleterre ce n'est pas beau, mais chez nous vous allez voir d'ici peu et en Angleterre ama connaissance ils n'ont pas tirer les forces de l'ordre a l'arme de guerre mais vu le nombre d'arme
que la racaille posséde ils vont s'en servir sans état d'ame...



Johanny 12/08/2011 14:26



pourquoi appeler émeutes ce qui n'étaient que des formes de "razzias", tout casser, brûler et piller des magasins en bandes organisées pour ensuite réclamer des subventions parce que
tout est cassé ou brûlé. Le contribuable paie la remise en état des conséquences de ces actes de pur terrorisme. ils se plaignent d'être mal desservis en transports en communs et ils brûlent les
bus, parfois même des voyageurs!...


Foutre la merde et venir pleurnicher parce qu'il y en a !...