Quand l’Occident s’éveillera… l’Islam tremblera par Roland Y. Dajoux.

Publié le 30 Mai 2012

Une nouvelle réédition d'un texte qu'il nous faut relire sinon lire pour ceux qui nous ont rejoints ces derniers mois sur ce site "Puteaux-Libre".

"Quand l’Occident s’éveillera"

 

«Notre civilisation n’est pas indestructible : elle doit être activement défendue. C’est la principale leçon d’Huntington. Le premier pas pour remporter la victoire dans ce choc des civilisations est de comprendre la façon dont la partie adverse mène son combat et de nous débarrasser de l’illusion du Monde unique». Ayaan Hirsi Ali. (1)

En 1973, Alain Peyrefitte publiait son livre: «Quand la Chine s’éveillera». Ce titre prémonitoire s’inspirait d’une citation de Napoléon Ier qui se poursuit ainsi : …le monde tremblera !

 

Aujourd’hui, l’Islam est  devenu le défi du siècle. Il ambitionne d’islamiser le monde ! La doctrine de l’Islam est très claire, mais pour la comprendre il faut connaitre sa position, non seulement d’après les textes habilement édulcorés, écrits par des musulmans occidentalisés, mais aussi à la lumière d’islamologues non musulmans.

 

Les procès en islamophobie ne sont que des menaces destinées à bâillonner toutes critiques qui émaneraient de la part de non musulmans. La croissance exponentielle du nombre des mosquées sur le sol occidental témoigne de la proportion grandissante d’une population musulmane dont le nombre exact reste étrangement tabou. Mohamed n’est-il pas, aujourd’hui, le prénom le plus porté dans beaucoup de villes de France ? L’Islam, la deuxième religion de France est en passe de devenir la première. Pour Alexandre Adler, la France est devenue le quatrième pays du Maghreb ! S’agit-il d’une banale évolution démographique ou d’une forme subtile de conquête de l’Islam ?

 

Hélas, l’Occident, fondateur  des valeurs humanistes semble mal préparé à cette subversion d’un genre nouveau. Epuisé par des siècles de guerres, culpabilisé par son passé colonial, l’Occident tremble devant cette menace et cède à la tentation de la compassion, attitude que l’Islam méprise et considère comme de la faiblesse. L’Occident se réfugie dans une illusion de paix avec un ennemi qui n’aspire qu’à imposer un ordre nouveau, celui de la sharia islamique. N’est-il pas temps de renoncer à la naïve vanité de vouloir occidentaliser l’islam alors que celui-ci ambitionne d’islamiser le monde ?

 

Le monde occidental aura-t-il le courage de relever ce défi vital, saura-t-il défendre son identité, ses valeurs, sa culture et son territoire ? S’il fait preuve de courage, alors oui… lorsque l’Occident s’éveillera… l’Islam tremblera.

 

I. L’Islam dévoilé (2)

 

Il y a quatorze siècles naissait l’Islam, la troisième religion «abrahamique». Mahomet, son fondateur, croyait être l’aboutissement de la tradition biblique. Espérant être reconnu par le «peuple du Livre», Mahomet avait entretenu, dans un premier temps, des relations privilégiées avec les Juifs de Médine, mais devant leur refus d’adhérer à sa nouvelle religion, il adopta par la suite une attitude de mépris, de dédain et de haine dont on retrouve les séquelles de nos jours. C’est cette ambiguïté des origines qui permet de comprendre la relation ambivalente de l’Islam avec Israël. Elle explique les contradictions relevées dans le Coran à propos du peuple hébreu qui selon certains versets sera tantôt respecté ou tantôt haï.

 

Selon l’Islam, le monde avant la révélation du Coran à Mahomet, n’était qu’un «sous-monde plongé dans l’obscurité, la terreur et la barbarie» ! Cette période préislamique est appelée : «l’âge de l’Ignorance» ou al-Jahiliyah.  Etrangement, on oublie de nous préciser que La Mecque, avant de devenir un lieu de pèlerinage était le panthéon de l’idolâtrie et que la Kaaba a été construite 1000 ans avant la naissance de l’Islam ! Al-Jahiliyah, a une autre signification plus ésotérique, elle désigne aussi l’état de tous ceux qui ne reconnaissent pas l’Islam et le Coran !

 

Quelques clefs pour mieux comprendre l’Islam.

 

Le terme d’islam signifie «soumission», soumission totale à Allah. Le sentiment de transcendance divine se traduit dans l’attitude des fidèles pendant la prière qui est celle de la prosternation. En plaquant le visage au sol, les fidèles musulmans expriment d’une façon corporelle la renonciation au libre arbitre individuel et la soumission absolue à la Toute-puissance divine qui s’étend à la prédestination du Bien et du Mal (Maktoub). «Le Coran est le livre révélé par Dieu, donc il est infaillible et parfait, et le Prophète est le seul à en avoir une compréhension parfaite… Dieu n’a pas besoin de l’homme !».  Zuhair Mahmood, Le moine, l’imam et le rabbin, conversation, Calmann-Lévy.

 

Le Coran, al qurān (lecture), est le recueil de la révélation d’Allah, transmise oralement par son prophète Mahomet. On appelle Hadit, la tradition orale qui rapporte les paroles et les actes de Mohamed. La Charîa  (la voie) s’applique, tout d’abord aux musulmans. Elle fixe des peines (hudûd) pour les fautes comme l’adultère (zenâ), l’apostasie (redda), le  blasphème (tajfif), le brigandage (qat’a-tariq), le meurtre (qatl) et la consommation d’alcool (shorb al-khamr). Mais la Charîa prescrit aussi de combattre l’infidèle et de réserver à l’infidèle un traitement inégalitaire, celui de dhimmi.

 

Pour l’Islam, les Juifs et les Chrétiens sont «Les Gens du Livre» ; ils ne sont pas convertis à l’islam de force ; ils sont tolérés et protégés, mais doivent être aussi abaissés et humiliés. L’islam leur réserve un statut particulier : celui de dhimmis. Les dhimmis sont soumis à une longue liste d’obligations dont le thème général est : «L’Islam sera toujours en haut, jamais en bas». En signe de soumission le  dhimmi ne doit assumer aucun rôle militaire ou administratif ; il doit accepter l’inégalité juridique face aux musulmans, en particulier en matière pénale. Ainsi lorsqu’un musulman est accusé du meurtre d’un dhimmi, seul un musulman peut témoigner contre lui. Il ne doit pas construire de nouvelles églises ou de nouvelles synagogues ; il peut éventuellement réparer les anciennes, à condition qu’elles restent plus basses que les mosquées. L’exercice du culte doit être discret, les cloches ou la sonnerie du shofar dans les lieux publics sont interdites ; si les Musulmans sont à cheval, seul l’âne est permis aux dhimmis, si les Musulmans chevauchent des ânes, les dhimmis doivent se déplacer à pied.

 

Les dhimmis doivent porter des vêtements discriminatoires. On interdisait aux dhimmis l’exhibition de croix les dimanches des Rameaux ! C’est un calife de Bagdad qui imposa aux Juifs, au IXe siècle, le port de l’insigne jaune, pratique qui continua à se répandre en Occident au Moyen Âge et deviendra plus tard l’étoile jaune imposée aux juifs par les nazis. Les dhimmis doivent payer un impôt particulier, la capitation, la djizia. Le Pacte d’Umar édicté en 717 précise six conditions imposées aux dhimmis : Les dhimmis ne se serviront pas du Coran par raillerie, ni n’en fausseront le texte. Ils ne parleront pas du Prophète en termes mensongers ou méprisants, ni du culte de l’Islam avec irrévérence ou dérision. Ils ne toucheront pas une femme musulmane ni ne chercheront à l’épouser. Ils ne tâcheront point de détourner un musulman de la foi ni ne tenteront rien contre ses biens ou sa vie. Ils ne secourront point l’ennemi, ni n’hébergeront d’espions.

 

Ces conditions bien codifiées permettent de comprendre les réactions immédiates et violentes de l’Islam contre Salman Rushdie, Talisma Nasrin, Oriana Fallaci, Ayaan Hirsi Ali ou encore le professeur de philosophie Robert Redeker, ce citoyen français devenu dans son propre pays l’otage de l’Islam fondamentaliste pour avoir publié une tribune intitulée : «Face aux intimidations islamiques, que doit faire le monde libre» ? (3). On se souvient aussi des menaces contre le journal danois Jyllands-Posten après  la publication de douze caricatures du Prophète Mahomet jugées offensantes pour les musulmans, ainsi que les attaques virulentes contre le Pape Benoît XVI à la suite de ses propos à Ratisbonne sur l’Islam, la violence et la raison. (4)

 

Construire une mosquée, ce n’est pas seulement construire un bâtiment qui abrite un lieu de culte, c’est sacraliser le sol d’un territoire conquis par l’Islam ! Alors qu’aujourd’hui, il est absolument interdit de construire une église ou une synagogue en terre d’islam, l’imam Feisal Abdul Rauf, lié à la confrérie des Frères musulmans, a lancé le projet de construire une mosquée à proximité du site de Ground Zero à New York. A-t-on oublié que l’attaque du 11 septembre 2001 a été perpétrée par des musulmans au nom de l’Islam ? Construire une mosquée sur ce site n’est-il pas une offense aux morts et la marque d’un cynisme vis-à-vis de l’Occident ? Cette mosquée devrait se situer dans les étages les plus élevés du bâtiment, il ne s’agit pas d’un simple hasard mais de la concrétisation de la formule : «L’Islam sera toujours en haut, jamais en bas». De même, le nom donne à cette mosquée n’est pas non plus choisi au hasard, en lui donnant le nom de Cordoue, les promoteurs de ce projet font référence à la première ville européenne conquise par les armées de l’islam en 711 ! Emmanuel Navon suggère malicieusement de construire sur ce même lieu une église qui porterait le nom d’église de Poitiers, la ville de France où Charles Martel a battu les armées de l’islam en 732, arrêtant ainsi l’expansion de l’islam en Europe ! (5)

 

Le jihâd.  En général, les musulmans présentent le jihâd  comme étant «accomplir un effort dans le chemin de Dieu», ce serait «exercer une force» ou «combattre». On dit «al-jihad bi anfousikoum», c’est-à-dire lutter contre les penchants de votre âme, ou encore «al-jihad fi sabil Allah», c’est-à-dire le combat sacré dans le chemin d’Allah. En réalité, le jihâd concerne l’ensemble de l’humanité. C’est une guerre «jusqu’à la fin des Temps». Contrairement aux traditions culturelles qui voient dans la guerre un événement dramatique, pour l’islam le phénomène est inverse. La renonciation au djihad s’accompagne d’un sentiment de trahison

 

Al-taqīya, est une autre notion qu’il faut connaitre et qui a deux significations : la dissimulation de protection qui fut utilisée par les chiites, moins nombreux, contre les sunnites, mais aussi le mensonge ou la dissimulation autorisés et conseillés pour tromper le non-croyant, arriver à ses fins ou le convertir. Al-taqīya, c'est l’art de tromper l’ennemi, c’est un mensonge pour gagner la guerre ! Lawrence d’Arabie ne disait-il pas déjà «Il vaut mieux se parjurer et vaincre que de perdre».

 

Selon la doctrine de l’islam, le monde se divise en deux : le Dar al Islam, la Maison de l’Islam, qui est la partie du globe où l’islam domine, où il a le pouvoir politique et le Dar al ‘Harb, la Maison de la Guerre, l’autre partie du monde qui n’est pas soumise à la domination politique de l’islam. Entre les deux doit exister un état de guerre perpétuel qu’une trêve peut suspendre momentanément lorsqu’il y va de l’intérêt des musulmans (maslaha). Etendre le Dar al Islam, c’est accomplir le mieux possible la volonté d’Allah et conquérir le paradis concret, matériel, réservé aux plus saints des musulmans : celui de martyr mort pour l’agrandissement du Dar al Islam. Le symbole idéal de cette conquête, le djihad, est le glaive : c’est l’arme de la conquête. Cet idéal de conquête permanente, englobant l’ensemble du monde, est vécu par les musulmans comme un idéal de paix puisque, après son accomplissement, il n’y aurait qu’une seule entité, le Dar al Salam, la Maison de la Paix.

 

Cette conception politico-religieuse, qui correspondait si bien à la phase de formation de l’Islam, a marqué fortement les sages musulmans. L’idée d’un empire ou d’une confédération islamique unique est un idéal qui a sous-tendu et continue de sous-tendre la politique arabe, malgré une réalité inverse : celle du morcellement politique et des luttes intestines qui caractérisent le monde arabo-musulman. Mais cette idée d’une dichotomie entre les pays de l’Islam et les pays infidèles reste toujours présente. On doit a fortiori reconquérir les pays perdus, même des siècles après qu’ils soient sortis du giron islamique. Chaque pouce de terrain qui a été sous autorité musulmane doit revenir à l’Islam.

 

N’oublions pas, enfin que l’Islam n’est vraiment lui-même que dans sa dimension politique et étatique : Al islam din wa-dawla, l’Islam est religion et État.

 

II. L’immigration : Cheval de Troie de l’Islam

 

«Les civilisations meurent de suicide, pas de meurtre» Arnold Toynbee (6)

 

Alors qu’au XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle les migrations s’effectuaient de l’Europe vers les autres continents, la plupart des pays européens sont devenus des terres d’immigration après la  Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, les flux migratoires sont orientés essentiellement des pays en développement vers les pays développés. Le Vieux Continent  est devenu le premier pôle d’attraction mondial.

 

Depuis plusieurs décennies, l’Europe conjugue une baisse de sa fécondité et une immigration sans précédent dans son Histoire. Le déclin du nombre des Européens s’est installé dans les années soixante-dix. Il s’explique par un indice de fécondité inférieur au seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme).  Alors que population de l’Europe est en constante diminution, celle des autres continents, au contraire, ne cesse d’augmenter. A titre de comparaison, le taux de natalité en Afrique est de 5,1.

 

Pour conjurer le vieillissement de leurs populations ainsi que la chute de leurs  populations actives et afin d’éviter la mise en péril des systèmes de sécurité sociale et de retraite, les gouvernements d’Europe de l’Ouest ont longtemps encouragé une  immigration sans contrôle provoquant un dangereux emballement démographique. Du fait de leur proximité géographique, les pays musulmans du bassin méditerranéen sont devenus les principaux fournisseurs de nouveaux Européens

 

Outre l’immigration légale vers l’Europe, on a assisté à une explosion d’une l’immigration clandestine provenant essentiellement des pays africains. Les immigrants clandestins qui parviennent en Europe après plusieurs mois d’horribles épreuves deviennent des sans-papiers. Obligés de vivre dans des logements précaires et surpeuplés, ils préfèrent cette vie de misère, meilleure à leurs yeux, que celle à laquelle ils ont échappés. Aussitôt arrivés sur le sol européen ils bénéficient d’une couverture médicale gratuite immédiate, de la scolarisation de leurs enfants et d’un certain nombre d’avantages sociaux.

 

Les nouvelles vagues d’immigration massive et clandestine ont manifestement changé l’attitude d’une partie de la population européenne. D’une immigration désirée, on est passé à un peuplement imposé et culturellement très différent. Les espoirs d’un multiculturalisme ont été déçus par les incessantes tensions intercommunautaires et par la volonté de certains d’imposer un Islam radical et militant. Alors que l’Europe a su intégrer de nombreuses populations d’immigrés qui se sont parfaitement adaptés à leurs pays d’accueils, l’Islam prétend imposer sa culture et ses pratiques religieuses. Très subtilement, certains ne veulent plus parler de l’Islam en Europe, impliquant une intégration dans une culture étrangère, mais d’un Islam européen. Tarik Ramadan a introduit ce concept subversif de culture islamique européenne qui permet de passer de la notion d’intégration dans le pays d’accueil à la revendication du droit de vivre la culture islamique en Europe. L’Islam européen n’est en réalité qu’une forme rusée d’islamisation de l’Europe, un cheval de Troie moderne !

 

Au-delà de la démographie, l’Europe est plus menacée que jamais par le terrorisme islamique. Elle reste un lieu privilégié de recrutement, de financement et une cible de choix pour le terrorisme islamique. Ne nous trompons pas, le terrorisme islamique qu’il soit armé ou subtilement véhiculé par des intellectuels (7) est devenu une menace planétaire. Il risque de devenir un problème vital pour tout l’Occident car l’islam a compris qu’il pouvait se servir des valeurs de l’Occident pour combattre l’Occident.

 

III.  Israël, Miroir du monde

 

«La guerre que livre Israël est une répétition générale de la guerre de l’islamisme contre l’Occident ». Ivan Rioufol.

 

Les Juifs dans le Coran

 

En Occident, on ignore souvent que les Juifs sont omniprésents dans le Coran. Pour le jeune musulman qui commence à étudier à l’école, dans une madrasah, le juif est loin d’être un inconnu. Près de la moitié des versets du Coran évoquent, d’une manière ou d’une autre, le peuple d’Israël. Les Juifs sont considérés comme les «Gens du Livre», ahl-al-kitâb et les «Enfants d’Israël» : banû Israîl.

 

Mohamed croyait  représenter l’aboutissement de la tradition biblique hébraïque. Les Juifs ont été les plus grands rivaux, sur le plan théologique et religieux, de Mahomet lui-même, après avoir été ses inspirateurs. Dans cette perspective, le retour du peuple d’Israël sur sa terre pose un problème à la fois historique et théologique à l’Islam. L’État d’Israël représente la «révolte des dhimmis». D’après l’Islam, le peuple d’Israël a rompu ce pacte de soumission. En rebâtissant Israël, les juifs ont extirpé du Dar al Islam un territoire qui a appartenu pendant une longue période de l’histoire à l’islam. De plus, cette «révolte des dhimmis» est le fait des Juifs, c’est-à-dire «des plus dhimmis parmi les dhimmis».

 

Et pourtant, un certain nombre de versets du Coran parlent explicitement du retour d’Israël sur sa terre, ces versets sont donc extrêmement problématiques pour les musulmans d’aujourd’hui : «Et au peuple de ceux qui avaient été abaissés, (il s’agit des enfants d’Israël sortant d’Égypte), nous donnâmes en héritage les contrées orientales et occidentales de la terre que nous avions bénies.». Les commentateurs du Coran précisent qu’il s’agit «de l’Est et de l’Ouest du Jourdain». Coran, sourate VII, v. 133. Dans une autre sourate du Coran, Moïse s’adresse aux enfants d’Israël et leur dit : «Ô, mon peuple, entrez dans la Terre sainte que Dieu vous avait destinée...» Coran sourate V, v. 24. Le Coran confirme la notion de retour d’Israël sur sa terre : «Nous dîmes ensuite aux enfants d’Israël : habitez cette terre et lorsque le terme de la vie future sera arrivé, nous vous réunirons tous ensemble… »  Coran sourate XVII; v. 106

 

De son coté, la Bible hébraïque parle de la réconciliation possible entre les fils d’Abraham. En effet, Isaac et Ismaël sont allés ensemble se recueillir sur la tombe de leur père : «Abraham expira et mourut, dans une heureuse vieillesse, âgé et rassasié ; et il rejoignit ses pères. Il fut inhumé par Isaac et Ismaël, ses fils, dans le caveau de Makpêlah….». Genèse XXV, v. 8

 

A la lumière des deux traditions musulmanes et juives, contre toute attente, la paix pourra donc éclore entre les deux enfants d’Abraham, mais la paix véritable avec les musulmans n’aura lieu que lorsque Israël sera reconnu comme le peuple dont le Coran lui-même leur dit qu’il est le peuple de l’Alliance «Ô fils d’Israël, rappelez-vous le bienfait dont je vous ai comblés, tenez fidèlement le pacte [envers] moi, je tiendrai fidèlement mon pacte [envers] vous...» Coran, sourate II, verset 38. Mais, pour que les musulmans nous reconnaissent comme fils d’Israël, nous devons nous comporter comme tels et être à la hauteur des valeurs morales que le monde attend de nous. Mais, en attendant, Israël doit rester fidèle à sa foi et compter sur son bon droit et sa force de dissuasion.

 

Israël, Esaü et Ismaël selon la tradition hébraïque

 

Dans la tradition hébraïque, on dit : «mayasse avot simane la banime», ce qui veut dire : «les actions de nos Patriarches (et Matriarches) sont des signes (ou des indications) pour les enfants». Pour le croyant, la Bible hébraïque n’est pas seulement un recueil d’anecdotes pieuses mais le Livre de la création du monde et l’histoire de toute l’humanité. Il existe en hébreu quatre niveaux de lecture de la Bible : le sens littéral pschat, le sens allusif remez, le sens allégorique drach et le sens ésotérique ou secret sod. Ces différences essentielles ne sont pas décelables dans une traduction quelle qu’elle soit, ce qui explique les erreurs de compréhension, les contre sens, voire les «emprunts» dévoyés de leurs sens parfois à des fins parfois peu louables. Dans la Bible hébraïque on apprend qu’Esav (Esaü), la figure emblématique de ce qui sera le Christianisme, se maria tout d’abord avec Yehoudit bat Beeri dont le nom veut dire «Judith la fille de mon puits» (Genèse chapitre XXVI, verset 34).  Mais sous ce nom apparemment parfaitement hébreu se cache en réalité une fille cananéenne. Ce subterfuge a permis à Esav de se marier sans contrarier son père Abraham qui n’aurait pas accepté que son fils épousa une étrangère.  Plus tard, au chapitre XXVIII, versets 9 de la Genese, on lit : «Alors Esav alla vers Ismaël et prit pour femme Mahalat, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, sœur de Nevayot, en plus de ses premières femmes».

 

Selon certains Sages de la tradition hébraïque, ces deux mariages d’Esav préfigurent, pour le premier, la période dite judéo chrétienne pendant laquelle la chrétienté a voulu se parer du nom de Nouvel Israël, quant à  la deuxième période, elle correspondrait à la situation actuelle où l’on assiste à un certain rapprochement, voire une connivence entre l’Occident chrétien et l’Islam. Par la suite, Esav se sépara de la fille d’Ismaël et se révolta de façon très cruelle contre les enfants d’Ismaël… S’agit-il d’un hasard, d’une coïncidence ou d’une prophétie ? La question reste ouverte !

 

A l’heure où Mouammar Khadafi parade à Rome, capitale de la chrétienté, y plante sa tente bédouine, humilie l’Italie pour une poignée d’euros et ose défier le monde avec arrogance en déclarant à la presse «l’Europe doit se convertir à l’Islam» et «L’islam doit devenir la religion de toute l’Europe», n’est-il pas venu pour l‘Occident, le temps du réveil ? Occident ! Vieux Continent, réagis, sors de ta dhimmitude, quitte les oripeaux de l’Eurabia, redécouvre ta fierté et ta liberté, défends ton identité, ta culture et ton territoire, accepte avec courage le défi et la promesse d’une aube nouvelle.

Alors oui… lorsque l’Occident s’éveillera… l’Islam tremblera.

© Roland Y. Dajoux pour LibertyVox à Jérusalem

Ecrivain israélien, auteur du livre : Israël miroir du monde. Histoire d’une terre retrouvée. Editions Persée. Paris 2009

Pour contacter l’auteur : daju@netvision.net.il

 

 

Loquendi Libertatem Custodiamus - Gardons la liberté de parler

Notes : 

1) Nomad. From Islam to America. A personal Journey throught the Clash of Civilizations. Free Press.  Reference signalee par JSSnews.com 25/08/2010

2) Mieux connaitre l’Islam. Diaporama www.aschkel.info/article-mieux-44955941.html

3) Le Figaro  19 septembre 2006.

4) Discours prononcé le 12 septembre 2006.

5) Emmanuel Navon. Cordoba or Tours ? 15/08/2010 (l'auteur confond sans doute "Tours" et "Poitiers") http://navonsblog.blogspot.com/2010/08/cordoba-or-tours.html 

6) Historien anglais  1853-1883.

7) Dans son article 30, la charte du Hamas

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Charles Martel 30/05/2012 08:45


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