Quand la Chine juge l'Europe par Charles DEBBASCH

Publié le 10 Novembre 2011

DEBBASCH

L’Europe a appelé au secours la Chine pour régler les problèmes de l’Euro 

Mais celle-ci a très justement fait observer que son soutien est subordonné à des réformes de structures. 

Jin Liqun est le président du Fonds souverain chinois CIC, dont les actifs s'élevaient fin 2010 à 410 milliards de dollars (298 milliards d'euros). Il vient d’observer avec clairvoyance :"Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d'acquis sociaux."

Et il ajoute. "Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse, à l'indolence, plutôt qu'à travailler dur. Le système d'incitation est complètement détraqué", a poursuivi M. Jin. "Pourquoi est-ce que les habitants de certains pays de la zone euro devraient travailler jusqu'à 65 ans ou plus alors que dans d'autres pays ils prennent aisément leur retraite à 55 ans et se prélassent sur la plage ?", s'est demandé le responsable chinois, "Nous sommes optimistes vis-à-vis de l'euro. Mais il y a toute une série de réformes qui doivent être entreprises sans délai…. 17 membres et 17 gouvernements n'est pas une excuse pour ne rien entreprendre", a-t-il martelé.

Cette leçon de rigueur va faire froid dans le dos à tous les illusionnistes qui pensent que le retour des socialistes au pouvoir permettrait le retour à l’abondance et à l’usage de la planche à billets. L’ère de la vie à crédit est terminée. S’il faut discipliner les financiers et les banques, il convient aussi de rappeler que c’est le travail qui est la première richesse d’une société.

Charles Debbasch

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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