Quand la communauté du renseignement se rebelle contre la stratégie suicidaire de la France en Syrie

Publié le 11 Janvier 2013

Selon un ex-officier des renseignements français, « la crise syrienne a réveillé l’ours russe… Assad tiendra et notre politique doit changer ». A. D., ex-officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure française) parie sur le temps pour rattraper les erreurs commises par le gouvernement français, dans la gestion de la crise syrienne, tout au long de ces deux dernières années.

 

De retour de Beyrouth (il refuse d’avouer s’être rendu en Syrie et y avoir rencontré des responsables de différents services de sécurité), il énumère les erreurs commises par la France :

-         Le ralliement à la politique américaine d’alliance avec les islamistes, sans tenir compte des intérêts historiques de la France en Syrie.

-         Le renoncement à la précieuse mine syrienne de renseignements que lui fournissaient les services anti-terroristes syriens et qui protégeaient la France du terrorisme depuis de nombreuses années.

-          Le pari irréfléchi sur la chute du régime de Bachar al-Assad, un pari qui a réveillé l’ours russe acculé, depuis le précédent libyen, à défendre férocement ses intérêts. Il en résulte une nouvelle guerre froide qui met à mal les fragiles intérêts de la France à travers le monde.

-          La perte de la coopération stratégique avec la Syrie, en matière de sécurité et de politique au profit d’une situation dont le dénouement est amer dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, un immense chaos qui risque de ne pas épargner les rues de Paris dont les banlieues contiennent une forte concentration de populations musulmanes.

Que fait un ancien officier de renseignement français au Liban et à proximité de la frontière syrienne ?

Réponse d’un autre expert des politiques sécuritaires occidentales :

« Chez vous, un officier des renseignements à la retraite devient soit un fermier soit un intellectuel soit un commerçant soit un fou. En France, continue l’expert, il devient chercheur, par engagement personnel ou met ses compétences au service de l’un des nombreux instituts ou cabinets d’experts qui offrent leurs services de consultants au pouvoir en place ou à l’opposition ou bien à des parties influentes dans les deux camps. »

Notre officier retraité A. D., devenu chercheur, estime que la France a commis en Syrie des erreurs stratégiques et stupides, car elle est entrée dans un jeu (contre le régime syrien) dans lequel elle est perdante d’avance et dont les seuls gagnants, s’il en est, sont les Américains. Quant aux pertes, la France en aura la part du lion si le régime triomphe de ses ennemis armés et financés par les pays de l’Otan et des monarchies du Golfe.

À propos de la coopération franco syrienne dans le passé, l’ex-officier français confie :

« L’escalade politique entre la France et la Syrie n’est pas un problème en soi, car entre États, il n’y a ni amitié ni animosité éternelles ; seuls les intérêts décident de la nature des relations. La grande perte de la France est la perte de sa coopération sécuritaire avec la Syrie. »

Il ajoute :

« Les services de sécurité syriens ont épargné à la France, à plusieurs reprises, de terribles catastrophes que des terroristes d’origines arabes s’apprêtaient à provoquer. Seuls les renseignements fournis par les services syriens nous ont permis de les déjouer et de sauver des vies innocentes. »

La parole est toujours à l’ex-officier :

« Jusqu’aux débuts de la crise actuelle, la coopération continuait encore « et des officiers des deux côtés coopéraient étroitement contre le terrorisme international. Mais la stupidité des politiciens français a acculé les services anti-terroristes syriens à mettre fin à cette coopération. Je ne les blâme pas ! Comment peut-on mettre sur la liste des sanctions françaises et européennes un officier (Hafez Makhlouf) blessé lors d’une opération contre des terroristes qui visaient les ambassades française et américaine à Damas ? ! Imaginez quelqu’un qui sauve nos enfants d’une mort certaine, et au lieu de l’en remercier, notre diplomatie le traite de terroriste et le met tel un criminel sur une arrogante liste de sanctions. »

Et de poursuivre :

« Hafez Makhlouf et bien d’autres officiers syriens ont mené à bien des missions dont les retombées positives ne se sont pas limitées à la seule Syrie, mais ont bénéficié au peuple français et à d’autres peuples de l’est et de l’ouest. Je ne divulguerai pas un secret en disant que cet homme a reçu les remerciements de grands groupes pharmaceutiques pour avoir démantelé des fabriques clandestines de faux médicaments et pour avoir arrêté de grands trafiquants de drogues qui utilisaient la filière syro-libanaise pour écouler leurs marchandises de mort en Europe et surtout en France. Au lieu de les remercier, nous les avons mis sur la liste des sanctions ! »

La source française continue :

« Nous avons obtenu, grâce à la coopération avec la Syrie, de précieux renseignements qui nous ont conduits à déjouer en 2008 un plan terroriste qui aurait fait des milliers de morts dans le métro de Paris. Les services de renseignement syriens ont obtenu leurs précieux renseignements après avoir arrêté, par le colonel Makhlouf, un groupe des plus dangereux terroristes d’Al-Qaïda dont Aymen el Daher alias Khaled Elkashef, Abdallah Azzam (qui n’a rien à voir avec le célèbre théoricien palestinien, aujourd’hui disparu, qui fut le mentor de Oussama Ben Laden et qui portait le même nom), Ghassan Abou Qassab, Abdelhakim Qassem, Naaman el Mandou, Layth Badran et le plus dangereux d’entre tou« s, Asaad Hourieh le chef de l’opération avortée du « métro de Paris » qui aurait fait des milliers de morts si elle n’avait pas été déjouée à temps. Cette opération, Al-Qaïda a mis des années pour la mettre au point, et ce groupe a été arrêté sur le chemin de la France, à travers la Syrie et le Liban et son aéroport de Beyrouth. Ils s’y rendaient pour mettre à exécution leur plan terroriste. »

Les officiers des services anti-terroristes français avaient presque élu domicile à Damas. Ils s’entretenaient avec les chefs des services de sécurité syriens.

« Ces chefs vont-ils continuer à coopérer avec nous contre le terrorisme qui cible nos civils en France, alors que nous les avons mis sur la liste noire et leur avons interdit l’entrée de notre territoire ? ! » s’interroge cet ancien officier français qui connaît sur les bouts des doigts ce dossier :

« Les politiciens français sont-ils raisonnables quand ils croient qu’ils rendent service aux aspirations légitimes du peuple syrien en soutenant des terroristes, ceux-là même que nous avons combattus côte à côte avec nos homologues syriens ? L’État syrien nous a sauvés des attentats terroristes et nous sommes en train de les remercier en finançant des attentats terroristes sur leur territoire ! Est-ce une politique raisonnable ? ! »

Cette analyse désabusée de cet ancien officier français, qui a l’aval d’une écrasante majorité des services anti-terroristes français, finira-t-elle par peser sur les décideurs politiques à Paris et les amener à changer d’orientation avant qu’il ne soit trop tard ?

À cette question, l’ancien officier français répond :

« Oui ! Il y a beaucoup de gens raisonnables dans les services français. Ils sont capables de peser sur le cours de l’actuelle politique française à l’égard de la Syrie, surtout après le fiasco du scénario libyen conçu et mis en œuvre par Paris et Londres. La position russe finira par conforter le camp des pragmatiques et mettra dans l’embarras les jusqu’au-boutistes qui cherchent à satisfaire les États-Unis. D’autant plus qu’il est devenu clair que le régime syrien tiendra, que le soutien russe au régime n’est pas conjoncturel : il est stratégique, constant et ne changera pas. C’est à nous de changer et il faut qu’on le fasse pour l’intérêt même de la France ». 

Source http://www.vigile.net/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Marie-claire Muller 11/01/2013 21:54


Le QUAI D'ORSAY,planque de minables sans honneur, trop payés et antisémites est une honte parce qu'il représente notre Pays et nous représente.Tristes socialos!!!!!:


Duplicité avec les islamistes du Hezbollah : Fabius responsable et coupable !, par Alon Gilad


janvier 9th, 2013
CSL-Europe-Israël.org















Dans l’affaire de santé publique dite du « sang contaminé » madame le ministre concerné se déclara, on se souvient : « responsable, mais pas coupable …».


Le Premier ministre de cette non-coupable était un certain … Laurent Fabius.


Il y a quelques mois, un attentat fut perpétré en Bulgarie, contre des touristes israéliens. Il fit cinq victimes. L’enquête de la police mènera tout droit vers le Hezbollah, cette milice
hitléro-islamiste défilant au pas de l’oie, le bras tendu, en hommage à son Führer irano-libanais.


 C’est cette armée privée, équipée, financée et entrainée par la dictature des mollahs qu’un pistolero stalinien libanais (une autre icône du Quai d’Orsay et du
quotidien « Le Monde »), dans une récente conférence donnée dans une bonne ville de la province française, a encore présentée comme étant … la « résistance » à la
méchante « entité coloniale sioniste ».


Il n’y a pas que les débris de la vieille dictature totalitaire de la bureaucratie stalinienne pour trouver le Hezbollah sympathique


C’est aussi le cas de la diplomatie « française » et de son chef officiel actuel.


L’enquête policière bulgare a dérangé les petites combines munichoises du Quai d’Orsay. Résultat : L’enquêteur bulgare a été démis.


Coupable, cet irresponsable, coupable cet enquêteur consciencieux et efficace, coupable d’avoir communiqué aux médias bulgares – sans autorisation du procureur -, coupable d’avoir ainsi gêné
les grotesques manœuvres fabiusites destinées à éviter que la milice qui tient le Liban à la gorge soit inscrite sur la liste des organisations terroristes.


A l’abri de la cécité et de la surdité imposée à la FINUL, le Hezbollah a transformé le Liban-sud en camp retranché, en sorte de ligne Siegfried, dont les maisons des villages sont devenues les
tourelles d’observation et les arsenaux annexes de la prochaine guerre voulue et préparée par Téhéran.


Mais notre benêt diplomate, notre âne savant en queue de pie, ne veut pas le savoir : non ! Le Hezbollah ne doit pas être inscrit sur la liste des
organisations terroristes, ah mais.


Chamberlain n’est pas mort. Chamberlain a fait des petits …


Des nouvelles catastrophes – bien plus graves que les précédentes – se préparent, activement, au vu et au su de nos irresponsables du Quai d’Orsay, au vu et au su de leur « chef ».


Quand elles se déclencheront, non seulement il faudra officiellement marquer ces gugusses grassement payés du sceau de l’irresponsabilité la plus veule, mais aussi de celui de la plus grave
culpabilité politique sans excuse.


La prochaine catastrophe guerrière, ils l’auront fabriqué, beaucoup plus directement et activement qu’ils avaient fabriqué la catastrophe sanitaire dite du « sang contaminé ».


Responsable et coupable, la bureaucratie du Quai d’Orsay et son « chef » !


Source : Blog
therese-zrihen-dvir, par Alon Gilad