Quand la Droite n'avait pas honte d'elle-même - par Gérard Brazon et Valeurs Actuelles

Publié le 4 Avril 2011

           Quand la droite était encore fière d'elle-même. Quand elle n'avait pas honte de son passé. Quand elle n'avait pas honte de la France. Quand un noir n'était pas de couleur et qu'un blanc n'était pas forcément de la graine de raciste, à priori.  Souvenez-vous! 

         Souvenons-nous de cette France fière d'elle même, de ces grands hommes, de son Histoire, de son passé glorieux, de son humanisme, de sa rigueur, de sa générosité, que sais-je encore!  Cette France millénaire qui a su recevoir et donner. Cette France que certains hommes politiques d'aujourd'hui ont oublié si ce n'est, vendu au profit d'une Europe marchande et tentatucaire destructrice de nations et de libertés.

         Alors aujourd'hui, un peuple courbaturé s'éveille dans une Europe douloureuse. Une France qui a la gueule de bois. Un peuple reprend conscience. Il lève la main pour avertir, il vote pour signifier. Il dit: Si vous, mesdames et messieurs, qui êtes sensés nous représenter, vous refusez de nous écouter, alors nous nous passerons de vous

Il y a deux ou trois ans j'utilisais souvent ces citations du Marquis de Rivarol. 

Ø Malheur à ceux qui remuent le fond d’une Nation.

Ø Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir.

    Mesdames et messieurs les dirigeants de ce pays, de droite comme ceux de gauche, de grâce, écoutez donc ce peuple que ne veut pas mourir, qui ne veut plus souffrir qui refuse de ne plus être celui qu'il a toujours été au fil des siècles. Un grand peuple souvent généreux.

         Ne souriez pas à cette déclaration, ne vous méprenez pas, ne pensez pas que celui qui écrit ces mots n'est qu'un pauvre fou passéiste ! Un attardé d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître! Vous auriez tort. La dimension internet est présente, l'information du Web est le premier des réseaux de l'information. Tout va très vite. Nous sommes chaque jour, de plus en plus nombreux à penser que vous avez oublié ce pourquoi vous êtes là en ce moment. Pensez à vous !

         Pensez à cette France que vous avez meurtri en abandonnant "sa souveraineté aux partis de l'étranger".  Vous êtes devenu une sorte de parti de Coblence et vous méprisez le peuple. Vous avez oublié les leçons de l'Histoire. Notre histoire, celle de la France éternelle. Des Rois, des Empereurs et des Républiques. Car la France n'existe pas que depuis 1936 ou 1945.

         Vous avez perdu en cours de route, cette "certaine idée de la France" chère au général de Gaulle. N'oubliez pas que la nature a horreur du vide et que personne n'est indispensable. Bientôt, des femmes et des hommes vous diront, dans vos Palais et salons dorés : C'est nous les résistants !

        En attendant, vous pouvez lire ce que la Droite disait il y a seulement quelques années avant qu'elle ne subisse la dictature de la bien pensance et abandonne son honneur pour quelques pièces et bonnes places.

Gérard Brazon

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“ Valeurs actuelles” a retrouvé les propositions chocs des états généraux de l’opposition RPR-UDF sur l’immigration. Pour la plupart “oubliées”.

« La France ne peut plus être un pays d’immigration », elle « n’est pas en mesure d’accueillir de nouveaux immigrants »… Voilà, entre autres, ce à quoi s’engageaient la droite et le centre, en cas de retour au pouvoir, à l’occasion de ses “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte.

Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.

Affirmant que « la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister » et dénonçant le « faux antiracisme militant », ce qui est depuis devenu l’UMP en appelait alors clairement à « la fermeture des frontières » et à la « suspension de l’immigration ». Loin, très loin, du “contrôle régulé” et de “l’immigration choisie” aujourd’hui défendus…

Pas question non plus de « régularisation au cas par cas » pour les « clandestins » (on ne parlait pas alors de “sans-papiers”). Seule solution envisagée : une politique assumée d’expulsions : « On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. […] Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives. » Vingt ans après, en 2010, Éric Besson, alors ministre de l’Immigration, reconnaissait pourtant que près de 80 % d’entre elles n’étaient pas exécutés…

Expulsables, aussi, pour la droite des années 1990, les “faux réfugiés” : « La très grande majorité des dossiers déposés à l’Ofpra[Office français de protection des réfugiés et apatrides, NDLR] s’avère injustifiée (de l’ordre de 90 %), ces demandes n’étant qu’un prétexte pour bénéficier des avantages sociaux français. » Même les étudiants étrangers ne sont pas épargnés : « Il faut conditionner le séjour des étudiants étrangers en France à un déroulement normal du cursus universitaire : le titre de séjour doit être renouvelé annuellement en tenant compte des résultats obtenus » – une proposition jamais mise en pra­tique.

Également dans le collimateur : « Le regroupement familial, [qui] pose par son ampleur des problèmes très réels de logement, de scolarisation  et d’encadrement so­cial. » Proposition alors « lar­gement ap­prouvée » par l’ensemble de la droite et du centre : « Corriger l’automaticité du regroupement familial et la réserver aux immigrés titulaires d’une carte de long sé­jour (10 ans) » – ce qui, là encore, n’est toujours pas le cas.

Afin de ne plus attirer de nouveaux immigrés, la droite n’hésitait pas non plus à briser le “tabou” de « notre système de protection sociale », dont il faut « éliminer les points faibles qui créent une incitation artificielle à l’immigration ». C’est ainsi, notamment, que doivent être « vigoureusement combattus […] l’accès aux soins médicaux et hospitaliers par des étrangers en situation irrégulière » – qui envisage aujourd’hui la suppression de la CMU ? Quant à « l’immigré chô­meur, [il] percevrait alors non des allo­cations chômage mais une allocation pour le retour sous forme de capital ou de rente ».

Flirtant avec la “préférence nationale” prônée par le FN, la droite allait jusqu’à s’interroger « s’il ne convient pas de réserver certaines prestations sociales aux nationaux » : « Dans ce domaine, rap­pelle-t-elle, le législateur a admis dans le passé le bénéfice des prestations aux seuls nationaux […] : être étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. »

“Ce n’est pas aux pouvoirs publics d’organiser l’islam”

N’hésitant pas à pointer « la fécondité des étrangères très supérieure à celle des Françaises (3,2 enfants contre 1,84) et spécialement celle des Maghrébines (entre 4 et 5 enfants) », la droite d’il y a vingt et un ans estimait que « l’automatisme actuel d’acquisition de la natio-nalité pour les jeunes nés en France de parents étrangers n’est pas bon » : « la nationalité doit être demandée par le jeune étranger : elle n’est plus accordée automatiquement » – en 2011, la nationalité française (et l’impossibilité d’être expulsé) est pourtant toujours attribuée d’office entre 16 et 18 ans à tout enfant d’étrangers né sur le sol français.

Particulièrement sévère dans le ta­bleau qu’il dresse des banlieues, où « la lutte des races [sic] remplacerait maintenant bien souvent la lutte des classes », le document de ces états généraux pro­pose de lutter contre la « concentration des populations immigrées » par la mise en place de quotas – mais sans utiliser le mot : « Les élus peuvent intervenir efficacement [et] les collectivités locales […]doivent avoir leur mot à dire quant au nombre d’immigrés qu’elles accueillent sur leur territoire », afin de « tenir compte du seuil de tolérance qui existe dans chaque immeuble ». On imagine les réactions, y compris en son sein, si la droite évoquait aujourd’hui ces mêmes “seuils de tolérance”…

Tout aussi décomplexée promettait d’être la droite concernant l’école, où « l’importance numérique des enfants d’immigrés est trop forte dans certains secteurs géographiques » : « L’école, avançait-elle, n’est pas un lieu d’expression multiculturelle. » Alors que Jean-François Copé proposait, à la fin 2010, des « cours d’ara­be », et Fabienne Keller l’introduction de « cours sur l’histoire de l’Afrique », la droite d’alors était sur une ligne 100 % in­verse : « Les cours de “langues et cultures des pays d’origine” doivent être facultatifs et déplacés en dehors des horaires scolaires. »

Concernant l’islam, nul besoin à l’époque de “débat”, comme l’UMP va en organiser le 5 avril (contre l’avis des centristes), pour assumer que « l’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français » : « Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois. » Les choses, il y a vingt ans, étaient on ne peut plus claires : « C’est à l’islam et à lui seul de [s’adapter] afin d’être compatible avec nos règles. »

Aux antipodes de la voie suivie en 2007 avec la création du Conseil français du culte musulman (CFCM), la droite affirmait en 1990 que « ce n’est pas aux pouvoirs publics d’organiser l’islam ». « On n’intègre pas des communautés mais des individus », estimait-elle : « Il convient de s’opposer […] à toute tentative communautaire qui viserait à instaurer sur le sol français des statuts personnels propres à certaines communautés. »

Pas question, non plus, d’associations musulmanes – permettant aujourd’hui de financer les mosquées : « Les activités cultuelles doivent être exclues de la compétence des associations relevant de la loi de 1901. » Et d’ajouter que « la mainmise de l’étranger sur certaines de ces associations est tout à fait inacceptable », au point de proposer d’« abroger les dispositions socialistes de 1982 supprimant l’autorisation préalable pour les associations étrangères » – qui ne l’ont jamais été. Enfin, « la création de lieux de culte doit se faire dans le respect […] du patrimoine architectural de la France » – ce qui exclut les minarets !

Nicolas Sarkozy l’écrivait dans sa pré­face : cette « véritable politique alternative de l’immigration […] répond aux préoccupations des Français et pourra soustraire enfin ce dossier aux extrêmes qui se le sont accaparé ». Vingt et un ans plus tard, après seize ans de présidence de droite, le discours n’a pas changé. Mais les problèmes – et le FN – demeurent.     

Arnaud Folch

Photo © SIPA

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis NERI 05/04/2011 19:28



Le droit du sol peut il "résister " si NOUS n'en voulons plus ? Je pense qu'il nous faudra nous rapprocher de ceux qui inscrivent l'abandon du droit du sol dans leur programme.


Il serait intéressant que chacun d'entre nous envisage de "repérer" ce qui est compatible dans ces programmes divers afin de constituer une "plateforme gouvernementale"qui présente un projet
alternatif de salut national.


Nous avons 14 mois devant nous, ce n’est pas trop ! 


Francis NERI



roy 05/04/2011 16:00



out cela est bien mais le droit du sol permet aux étrangers résidant réguliers et peut -être même aux clandestins de rester sur le territoire s'ils ont une descendance avec une femme de
nationalité française. Alors si le droit du sol resiste nous aurons de plus en plus de "français" qui peut être ne se considèreront pas comme.



Francis NERI 05/04/2011 12:13



"RPR / UMP et Sarkozy nous ont bien eus. Les socialistes ont connaît la chanson. Les évènements
s'enchaînent dans le monde de manière peu avenante. Nous n'avons plus de temps à perdre
avec des gens pareils"


Je suis d'accord avec Nancy: plus de temps à perdre, car chaque jour qui passe nous enferme dans une impasse. Alors allons y, il est temps de passer de la résistance passive à
la résistance active. Nous sommes encore trop dispersés pour être efficace et nos moyens sont limités; nous devons donc nous rassembler sur l'essentiel, au delà des partis, des idéologies, des
pratiques, des cultures régionales et des cultes, afin de montrer notre force. Il nous faut commencer à faire PEUR tous d'abord aux vendus qui nous gouvernent, mais aussi aux islamistes de tous
poils qui nous envahissent. Discuter, argumenter, persuader convaincre ne sert à rien, l'enjeu est ailleurs et la réponse doit être diverse, globale et  "musclée"
.


Afin d'agir à la fois localement et nationalement de façon concertée et organisée, que ceux qui sont en phase
avec cette proposition nous rejoignent sans tarder pour l'action, que ceux qui ne peuvent AGIR, car trop exposés, nous soutiennent matériellement.


L'élection présidentielle c'est dans 14 mois ...il est grand temps de s'y préparer, car si nous ne prenons pas
le pouvoir en 2012 et qu'une personalité de l'UMPS s'y maintient , il ne restera que la guerre civile comme horizon. Vive la France éternelle et qui le restera pour peu que nous le
décidions.


Francis NERI


Résistance Républicaine Alsace


http://semanticien.blogspirit.com 



LA GAULOISE 05/04/2011 09:55



 La Droite? quelle droite?  y a t il encore und droite dans notre pauvre pauvre pays défiguré?



island girl 05/04/2011 03:34



Chirac,Sarkozy Aubry ,DSK,etc etc .....tous des RIPOUX !


 Jeanne d'Arc,Charles Martel.....Marine...Help! 



Nancy VERDIER 05/04/2011 01:12



C'est en fabricant cette plate-forme électorale que l'UMP a été élu. Avaient-ils à l'époque l'idée qu'ils ne feraient rien, qu'ils finiraient par marcher main dans la main avec les socialistes au
point d'entrer en cohabitation ?? Chirac qui nous avait étonné avec sa déclaration sur les "odeurs" a joué sur tous les tableaux. Affreux. Ce que nous comprenons, c'est que nous n'existons plus.
En peuplant la France avec une immigration de remplacement, les autochtones sont gentiment poussés dehors. Beaucoup de cadres prennent une autre nationalité ou trouvent un travail à
l'étranger. Et surtout dans les discours et les projets des hommes politiques, je n'entends jamais parler du Français moyen (autochtones), mais toujours des immigrés. C'est pour ces
derniers que leur mauvaise politique est faite.  Mais mon propos est raciste, puisque je me permets de "différencier", de dire qu'il y a plusieurs classes de Français, et d'opposer
les uns aux autres. Comment faire autrement, puisque c'est eux-mêmes qui tiennent ce raisonnement de manière hypocrite avec une politique incontrôlée de dépenses et de gaspillages - pas pour nous
- mais pour les nouveaux entrants. Système de pompage sans fin. Martine Aubry veut bloquer les loyers. Pour plaire à qui ??? Or beaucoup de retraités sont devenus bailleurs pour arrondir leurs
retraites. RPR / UMP et Sarkozy nous ont bien eus. Les socialistes ont connaît la chanson. Les évènements s'enchaînent dans le monde de manière peu avenante. Nous n'avons plus de temps à perdre
avec des gens pareils.