Quand les Forces de Progrès défendent les heures les plus sombres de notre Histoire.

Publié le 29 Octobre 2012

S’il y a bien un livre qu’il faut lire en ce moment, puisqu’il semble que le pays soit aux mains des forces de progrès bien décidées à ré-enchanter le rêve, c’est l’ouvrage de Cécile Desprairies intitulé « L’héritage de Vichy ». Il s’agit d’un ouvrage très instructif qui devrait déclencher quelques beaux éclats de rire particulièrement nauséabonds.

Ainsi, on y apprend que le CNC (Centre national de la Cinématographie) qui fait le bonheur des nos fertiles réalisateurs engagés (Jaoui/Bacri, etc.) en quête de financement, est en fait une création de la révolution nationale qui s’intitulait à l’époque C.O.I.C. (Comité d’Organisation de l’Industrie Cinématographique). De même, la première école de cinéma, l’IDHEC, devenue depuis peu la FEMIS est également née durant les HLPSDNH, Alain Resnais fit même partie de la première fournée de diplômés de cette école. La Réunion des Musées Nationaux, la création d’un organisme de gestion des fouilles archéologiques sont aussi des créations vichystes.

Sur le plan social, le bilan est également lourd. Comités d’entreprises, ticket restaurant, villages de vacances, Inspection du Travail, cantines d’entreprises, médecine du travail, création du salaire minimum, font partie de ces fameux acquis sociaux défendus becs et ongles par les zélateurs des forces de progrès.

Les féministes savent-elles que l’accouchement sous X, les lois encourageant le travail des femmes, sont d’immondes créations du gouvernement du maréchal ? Pire, ces dames avaient obtenu le droit de posséder un compte bancaire et d’utiliser un chéquier, droit qui leur sera retiré à la Libération par une république bien décidée à traquer le fascisme partout où il ne se trouve pas. Elles ne retrouveront ce droit qu’en 1965.

Sur le plan sécuritaire, le maréchal nous a légué la Police Nationale, les CRS (appelés GMR à l’époque), la carte nationale d’identité ainsi que les textes sur les mineurs délinquants qui seront quasiment recopiés pour donner la fameuse ordonnance de 1945. Sur ce dernier point on mesurera la portée de l’avancée en se reportant à l’avant-guerre où il n’était pas rare d’envoyer les mineurs au bagne. Ces textes débouchèrent sur la création des maisons de redressement.

L’organisation professionnelle n’a pas été oubliée avec la création des ordres des médecins, des vétérinaires, des architectes, des experts comptables, les coopératives agricoles, etc. Sans oublier le concours du Meilleur Ouvrier de France, dont il est bon de rappeler que le président de la république est médaillé honoris causa.

La vaccination obligatoire, le carnet de santé, la médecine scolaire, l’hôpital public, sont également des créations nauséabondes de ce gouvernement qui n’a jamais eu la moindre légitimité si on en croit la vulgate républicaine. Le découpage de nos régions, les autoroutes, le périphérique parisien (planifié dès 1943, réalisé à la fin des années 60) font également partie de cet héritage.

Bref, on apprend en s’amusant. On y découvrira pêle-mêle que Vichy est à l’origine de l’heure d’été et de l’heure d’hiver, de jeu à 15, des stations de sports d’hiver, des épreuves sportives au baccalauréat, du certificat prénuptial obligatoire (aboli il y a peu), de l’introduction du hand-ball et du judo, de la profession de guide de haute montagne, de l’actuel Code de la Route, et de bien d’autres encore. Toutes choses belles et bonnes, si on en croit les zélés zélateurs des forces de progrès qui les défendent et de ce fait s’attellent à pérenniser un héritage qu’ils contestent par ailleurs. Ce monde est décidément trop injuste.

Paru dans : Le Petit Conservateur Palaisien

Les Rois ont fait la France. Elle se défait sans Roi.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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