Quand Mourad Boudjellal s’arroge le droit de sanctionner un vote…

Publié le 3 Avril 2014

Par Christian Vaneste pour Bd Voltaire

L’Enfer de la pensée unique a son Cerbère à trois têtes. Une fois mort, l’esprit libre passe le Styx du politiquement correct. Il est condamné à n’en plus sortir. Les dieux des médias, grands ennemis proclamés de l’exclusion, l’excluent pourtant du monde des vivants fréquentables. Il sentira le soufre et quoi qu’il dise ou fasse, sera banni, ostracisé, stigmatisé.

Pourtant, la liberté ne se divise pas et lorsqu’on veut éteindre celle de Robert Ménard, le fondateur de Reporters sans frontières, on avoue à la face du monde son sectarisme et sa mauvaise foi.

Mais le chien de garde de l’Enfer veille à n’en pas laisser sortir les sulfureux personnages qu’on y a fait entrer. Chacune de ses gueules va aboyer et mordre pour décourager les évasions ou repousser les visiteurs compatissants. La moins dangereuse s’appelle politique. Elle fait son travail de gueule politique, avec son front républicain, son cordon sanitaire, ses heures sombres de l’histoire, pour que les professionnels restent entre soi dans le monde des vivants, à l’abri des revenants encombrants – ces témoins des erreurs et des échecs, des affaires et des coups tordus.

La seconde est plus pernicieuse. Elle dissimule ses dents acérées sous l’apparence de la société civile, du monde associatif et culturel, des réseaux qui entretiennent le terrorisme intellectuel. Ainsi M. Py annonce-t-il le départ du festival d’Avignon en cas de victoire du Front national. Ainsi le président du club de rugby de Toulon, Mourad Boudjellal, annule-t-il la rencontre amicale avec l’équipe de Béziers.

Le premier n’est nullement propriétaire de l’institution rayonnante fondée par Jean Vilar au lendemain de la guerre. De quel droit aurait-il puni Avignon pour avoir mal voté ?

Le second a-t-il interrogé ses joueurs, ses supporters, le public de l’ovalie biterroise ? Là aussi, un homme s’arroge le droit de sanctionner un vote, l’expression de la démocratie. Campé sur ses préjugés étroits qu’il prend pour des principes, il joue son rôle de chien de garde pour tuer la liberté de penser et de voter.

La troisième tête est coiffée d’un mortier de magistrat : elle réprime dans notre prétendu pays des droits de l’homme ceux qui ont le courage de penser différemment. La différence est érigée en supériorité à coups de discrimination positive, mais pas la différence de pensée, surtout lorsqu’elle s’avise de penser la différence.

Des lois liberticides sont des faux entre les mains des magistrats coupeurs de têtes, des héritiers de l’Inquisition, de Fouquier-Tinville, et des tribunaux populaires. Dieu merci, ils ne sont pas tous les érecteurs d’un Mur des cons. Mais l’hérésie ou le déviationnisme, le crime-pensée d’Orwell sont inscrits dans la loi et véhiculés par la presse bien au-delà de la loi par l’amalgame de l’anathème : on crie Front national, extrême droite, racisme, antisémitisme, homophobie et les bûchers s’allument.

L’intention se veut noble et péremptoire. Il s’agit d’étouffer la bête immonde dans le ventre toujours fécond de sa mère. Mais comme il n’y a pas le moindre rapport entre les« sorcières » d’aujourd’hui et la bête évoquée, l’accusateur apparaît dans sa vérité toute nue et pas très belle à voir : un militant sectaire mû par de minables et simplistes calculs politiques qui rabougrit la vie sociale et culturelle pour diviser et discriminer les citoyens sur des sujets où le dialogue est vital pour la démocratie.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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ESSYLU 06/04/2014 23:19


C'est vrai que l'Etat PS est un grand démocrate mais comme pour la justice c'est à géométrie variable


D'ailleurs c'est bien ce que disait M .Boutith à philippot quand il prévenait se préparer à prendre les armes si le FN devenait trop incontournable

mika 03/04/2014 15:17


"Marine Le Pen détruit Mourad Boudjellal et CSA"


 


https://www.youtube.com/watch?v=uig1BV3OQKg