Quand Patrick Lagacé se permet de critiquer le livre de Djemila Benhabib

Publié le 22 Septembre 2011

Point de Veille-Canada

Dans sa chronique intitulée La lapidation, c’est mal, Patrick Lagacé de La Presse, qui ne connaît absolument rien de l’islamisme, se permet de démolir le dernier livre de Djemila Benhabib, Les Soldats de l’islam à l’assaut de l’Occcident. Sa chronique est une insulte à l'intelligence des lecteurs.

Djemila-livreIl reproche à celle qu’il appelle avec mépris «la Jeanne d’Arc Benhabib», son ton «hystérique», ses formules «alarmistes», une «prose des romans Harlequin», un zèle qui évoque «Joseph McCarthy», et conclut en parlant de «l’enflure» de son essai.

Pourtant, Djemila Benhabib n’est pas la seule à mettre en garde contre la menace que l’islamisme, une doctrine fasciste totalitaire, fait peser sur les démocraties ouvertes. Patrick Lagacé s’imagine-t-il que le Québec serait miraculeusement à l’abri de cette menace ? D’autres ont sonné l’alarme, dont Salim Mansur, Tarek Fatah, Raheel Raza, Farzana Hassan, Salma Siddiqui, Mahfooz Kanwar. Aux États-Unis, on trouve Ibn Warraq, Ayaan Hirsi Ali, Waffa Sultan, le Dr Zudhi Jasser. Tous des musulmans ou des ex-musulmans. Des hystériques ? Non. Comme Djemila Benhabib, ce sont des survivants de l’islamisme, une idéologie qu'ils détestent profondément pour l'avoir connue de l'intérieur. A l'instar de Soljenitsyne, un réfugié qui détestait profondément le communisme.

Lagacé reproche aussi une faute «d’omission» à Mme Benhabib :

Djemila Benhabib dénonce les plaintes d'un lobby islamique canadien contre le magazine Maclean's. Le Congrès islamique canadien avait en effet porté plainte pour islamophobie contre l'hebdomadaire devant trois commissions des droits de la personne au pays. Une tentative «de porter un coup fatal à la liberté d'expression», écrit-elle.

Le hic ? Ces plaintes - détestables, en effet - n'ont pas eu de suite. Elles ont été rejetées tant à Vancouver, à Ottawa qu'à Toronto. Ce que l'auteure ne mentionne nulle part. Ce petit détail, bien sûr, aurait porté ombrage à ce «coup fatal» que Djemila Benhabib dénonce avec l'enflure caractéristique de son essai.

Ce que Lagacé ne mentionne pas, c’est que l’issue des recours contre Maclean’s n’a aucune importance. Les poursuites en elles-mêmes sont une punition à cause des frais légaux exorbitants encourus pour les contester. Ces poursuites visent à intimider ceux qui seraient tentés de critiquer l’islam et elles incitent à l’auto-censure. Qu’un «journaliste» ne mesure pas l'impact de la menace de poursuites-bâillon sur la liberté de la presse laisse bouche bée et discrédite sa profession.

 

Pour revenir au titre de sa chronique : la lapidation. Je suggère à M. Lagacé de parcourir le site de l'Assemblée des juristes musulmans d'Amérique (AMJA), considérée comme l'une des  autorités islamiques les plus respectées en Amérique du Nord. L’AMJA préconise l’application des peines prévues en vertu de la charia, y compris la flagellation des femmes qui ont des rapports sexuels avant le mariage (zina) et la lapidation des femmes adultères. Cette auguste association a tenu son assemblée annuelle 2009  …à Montréal.

M. Lagacé débute sa chronique en qualifiant d’hystérique la réaction face à l’initiative d’une école de Jonquière qui, dans le cadre du cours Éthique et culture religieuse, a fait porter le voile aux élèves pendant deux heures. « Bref, je suis heureux de vous dire que l'école polyvalente Jonquière n'est pas une école coranique... », déclare Lagacé.

Bien ! Je proposerais qu’en termes de pédagogie du voile, les écoles rendent hommage, le 8 mars, aux victimes du voile en faisant lire à haute voix la déclaration d’une jeune Iranienne réfugiée à Toronto qui a brûlé son voile lors de la Journée internationale des femmes l’année dernière. Voici un extrait : « …le hidjab est un symbole de l’apartheid sexuel, d’humiliation et d’oppression qui devrait horrifier tout être humain [...]. C’est pour ça que je suis ici et que ce jour est mon jour ! »

Un peu trop hystérique pour M. Lagacé, peut-être ? Ibn Warraq a déjà dit qu’il ne craint pas tant l’islamisme que la naïveté des Occidentaux. J'ajouterais : l'ignorance crasse et la turpitude de soi-disant journalistes. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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L'En SAIGNANT 23/09/2011 10:13



Ce "petit" monsieur n'est qu'un IMBÉCILE IGNARE MAIS PRÉTENTIEUX.... Vous pouvez le lui dire de ma part



Loly 22/09/2011 19:37



J'ai écouté Djemila Benhabib c'est une femme très courageuse, qui ne mâche pas ses mots et elle a autrement plus de hauteur et de légitimité que ce corniaud d'agacé que l'on devrait plutôt
surnommer Lénervant.



Lasserre Jean 22/09/2011 15:33



De tous les temps il y a eu des personnages pour ouvrir ,les portes des citadelles assiégées. Cela se faisait la nuit et les peines encourues étaient des plus graves.
De
nos jours ,ces traîtrises se font en plein jour et par ceux sensés éclairés de la nature des assiégeants. Il y a probablement le calcul inconscient (espérons au moins ça) que plus on est près de la
porte ,plus on sera reconnu et récompensé par les envahisseurs ,petit calcul motivé par la peur , la même peur hideuse de ceux qui trahissent leurs frères et leurs enfants pour espérer conserver
quelque chose dans le chaos qui vient. Mais quoi ?