Quels liens entre nationaux-socialistes, islamistes et socialistes?

Publié le 7 Novembre 2012

Michel Garroté

 

Michel Garroté:  J’ai souvent tenté de démontrer les liens entre national-socialisme, socialisme et islamisme ; de démontrer l’alliance actuelle entre socialistes et islamistes ; et de démontrer les liens étroits, jadis, entre nationaux-socialistes et arabo-musulmans. Sur ce sujet, Jeffrey Herf vient de publier « Hitler, la propagande et le monde arabe », disponible en version française chez Calman-Lévy (cf. liens vers sources en bas de page).

 

Un djihad made in Allemagne 

A propos du livre « Hitler, la propagande et le monde arabe », on peut lire dans le journal L’Union (cf. liens vers sources en bas de page) : « Cet ouvrage décortique le travail de propagande que les experts des services de Goebbels ont accompli pendant la Seconde Guerre mondiale à destination des musulmans et des Arabes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ce travail est signé par Jeffrey Herf, qui enseigne l’histoire contemporaine à l’Université du Maryland et un spécialiste de l’histoire intellectuelle et politique de l’Europe ».

« Berlin n’est pas économe de ses efforts pour que sa rhétorique porte dans ces régions du monde. L’Allemagne s’appuie à la fois sur des tracts mais aussi la radio à ondes courtes puisque les services de la propagande du Reich diffusent des émissions en arabe. L’auteur éclaire sur cette pratique et il apporte beaucoup dans la mesure où les recherches menées jusqu’ici étaient centrées sur l’Europe. Herf utilise des archives inexploitées et analyse comment les thèmes de propagande généraux sont adaptés pour ne pas choquer les traditions religieuses locales et emporter l’adhésion des populations touchées par le discours nazi. Il y a des convergences qui apparaissent alors entre l’antisémitisme radical du Reich et celui véhiculé par certaines traditions de l’islam. Berlin réussit à mettre en place un filtre qui sied en particulier aux exilés arabes dont certains deviennent pronazis ».

« En effet, les nazis vont former en Allemagne plusieurs de ces exilés pour les convaincre de la théorie du complot antisémite du XXe siècle et les initier aux moyens de l’appliquer aux événements du Moyen-Orient. Hitler se rend compte alors qu’une tradition extra-européenne peut encourager l’antisémitisme radical. Cette rencontre et les formations qui sont délivrées font qu’en Palestine, en Irak, au Levant, il y a le moyen de développer une propagande qui convient bien à Berlin. ‘La lecture sélective du Coran et la focalisation sur les courants antijuifs au sein de l’islam mêlés aux dénonciations nazies de l’impérialisme occidental et du communisme soviétique offrent à la propagande nazie ses points d’accès aux Arabes en Afrique du Nord, en Egypte, en Palestine, en Syrie, au Liban mais aussi en Irak et aux musulmans du Moyen-Orient en général’, résume l’auteur ».

« Herf évoque un ‘djihad made in Allemagne’ qui est un appel aux Arabes à se révolter à la fois contre le colonialisme de la Grande-Bretagne et celui de la France. Les nazis avaient même prévu de mettre en place une organisation paramilitaire pour appliquer la Solution finale outre Méditerranée mais leur échec à El Alamein en octobre 1942 les a contraints à renoncer. On peut ainsi comprendre pourquoi des nazis fuyant le Reich défait pour éviter d’être traduits en justice ont trouvé un refuge provisoire ou définitif dans ces pays qui avaient été travaillés par certains de leurs experts. Une étude neuve qui illustre la volonté de Berlin de diversifier les complicités pour mieux dominer le monde », conclut le journal L’Union à propos du livre de Herf (cf. liens vers sources en bas de page).

 

Nazisme aryen et nazisme islamique

A propos de nazisme et nazislamisme, j’aimerais encore citer ici André Dufour publié sur LibertyVox (extraits adaptés ; cf. lien vers source en bas de page) : « Ignorant la séparation entre le temporel et le spirituel, entre la foi religieuse et la politique, prétendant être la dernière révélation divine et donc la plus parfaite des religions qui, même tolérées ici ou là en terre d’islam, lui doivent allégeance, l’islam, à peine admis en France, exige que les Français se plient aux mœurs, coutumes et ‘valeurs’ musulmanes. Ne nous étonnons donc pas si les ‘jeunes’ gavés de cette fruste ‘culture’ agressent les fonctionnaires, symboles d’une République dont ils contestent la souveraineté et l’autorité ».

« Ne nous étonnons pas si les activistes de cette population musulmane, dûment noyautée par des officines islamiques, se sentent désormais assez puissants pour défier l’autorité de la République, cette insolence s’appuyant sur leur nombre croissant et sur les pressions que les Etats musulmans exercent sur notre pays, en n’excluant pas la corruption de nombres de politiciens, de professionnels de l’agitprop souvent subventionnés par notre Etat par le biais d’organisations « antiracistes » et des professionnels de la communication. En dépit de la désinformation officielle, les Français finissent par en prendre conscience et le temps est venu de réagir efficacement. Je ne sais pas quelle serait l’action la plus appropriée pour étouffer cette rébellion qui s’inscrit dans la mouvance du jihad mondial et qui, chez nous, tourne à la guérilla urbaine ».

« Autrefois il était facile de localiser l’ennemi. Une frontière nous en séparait. Aujourd’hui l’ennemi est déjà implanté dans nos frontières. Or, ceux qui nous gouvernent traitent ce problème comme une manifestation de délinquance, du ressort du droit pénal, de la police et des juges. Les troubles que la France subit ce temps-ci ne sont qu’un avatar local d’un phénomène à l’échelle mondiale : la guerre de l’islam, le jihad planétaire dont le signal le plus spectaculaire eut lieu le 11 septembre 2001 avec l’attaque ayant entrainé la destruction des Twin Towers de New York, entrainant la mort de plusieurs milliers d’employés. Mais notre pays n’est qu’un front parmi les autres fronts de la planète. Le jihad attaque là où il peut, chaque puissance ayant son talon d’Achille. Le bobard du ‘film’ blasphématoire (ndmg – ce petit navet YouTube truc muche hyper-médiatisé par nos imbéciles journaleux) qui sert de prétexte à la guérilla actuelle est d’inspiration purement nazie. Rappelons, à ceux que l’Histoire n’enseigne rien, qu’en 1939, Hitler a prétexté d’une prétendue attaque polonaise contre un poste frontière allemand pour se présenter comme agressé et pour lancer dans les minutes qui suivirent ses forces blindées et son aviation à l’assaut de la malheureuse Pologne ».

« Rappelons surtout que c’est à la suite de plusieurs années consécutives de concessions et de gestes successifs d’apaisement de la part de la France et de la Grande Bretagne que Hitler s’est estimé assez fort pour déclencher la Deuxième Guerre mondiale. Tous les nazismes, temporels ou religieux, recourent aux mêmes procédés : intimidation, chantage, agitprop, inversion des culpabilités, subversion, corruption d’hommes clef, subventions aux défaitistes et inhibition de la combattivité de l’ennemi. Alors l’Histoire, pas si lointaine, devrait mieux inspirer nos responsables aux commandes de l’Etat. Les mesures et paroles d’apaisement accompagnées de gages de ‘bonne volonté’ sont non seulement d’une totales inefficacité face à tout ce qui, de près ou de loin, pue le nazisme, mais au contraire le conforte et le pousse à faire monter les enchères ».

« On a tort de ne plus enseigner à nos petits écoliers les Fables de la Fontaine. Le loup et l’agneau est pourtant une excellente leçon de realpolitik. ‘Si ce n’est toi, c’est donc ton frère’ et sur ces paroles qui mettent fin au semblant de négociation, le loup dévore l’agneau. Rappelons-nous aussi du conseil prodigué voici 2500 ans par le stratège Thucydide ‘l’épaisseur de la muraille importe moins que la volonté de la défendre’. Ceux à qui la nation française a délégué son pouvoir en tireront-ils la leçon pour substituer à leur couarde velléité la ferme volonté de défendre la République française, une et indivisible ? », conclut André Dufour sur LibertyVox (cf. lien vers source en bas de page).

 

Socialisme brun et fascisme rouge 

Autre analyse intéressante, celle de Benoît Malbranque intitulée ‘Le socialisme en chemise brune’ (ci-après, extraits adaptés de son interview accordée à ‘Contrepoints’ ; cf. liens vers sources en bas de page) : « Les socialistes du XIXe siècle ont été les plus grands promoteurs de l’antisémitisme, et ce de l’aveu même des historiens. Nous trouvons de l’antisémitisme chez Marx, Proudhon, Fourrier, Leroux, Toussenel : les noms se pressent. Même Jean Jaurès tomba dans ce piège. Furieux contre cette tendance, Auguste Bebel, le grand leader des socialistes allemands, qualifiera l’antisémitisme de ‘socialisme des imbéciles’. Là encore, c’est un constat qui pose question. Pour ces socialistes, le Juif était le représentant ultime du grand capitalisme et de la haute finance. Chez Hitler aussi, l’antisémitisme fut lié à l’anticapitalisme ».

« Selon lui, ils dominaient les grandes entreprises, les grandes banques, et la presse. Le capitalisme était leur ‘création géniale’ comme il le dira une fois, l’arme avec laquelle ils asservissaient le peuple allemand. Les relations entre Nazis et communistes étaient ambigües. Les Nazis étaient antibolchéviques parce qu’ils observaient que c’était un désastre et que les dirigeants russes étaient presque tous juifs. Mais en même temps ils reconnaissaient qu’au fond leur idéologie politique était juste. Goebbels disait que le bolchevisme était « sain dans son principe » et Hitler expliquera qu’entre nazisme et bolchevisme il y avait plus de points communs que de divergences. Dans les deux partis, on reconnaissait de profondes similarités dans les programmes politiques. De fait, les années 1920 furent marquées par des allers – retours massifs d’électeurs entre le parti nazi et le parti communiste ».

« Les différences concernaient principalement l’internationalisme, encore que Staline développa en URSS un ‘socialisme dans un seul pays’. N’oublions pas non plus que les plus grands adversaires des marxistes étaient les socio-démocrates. La lutte entre les différents partis du courant socialiste a toujours été très vive. Les antibolcheviques les plus acharnés d’Europe étaient les communistes Karl Kautsky et Rosa Luxembourg, et les socialistes comme Léon Blum. Les communistes, les Nazis et les socio-démocrates se combattaient les uns les autres parce qu’ils étaient concurrents. Les tentatives de rapprochement des uns vers les autres n’aboutirent jamais, au grand dam des Nazis. Goebbels travailla ardemment pour collaborer avec les leaders communistes et les socialistes. Dans une lettre ouverte destinée à récupérer l’électorat marxiste, il les appela même ‘mes amis de la gauche’ », conclut Benoît Malbranque dans son interview accordée à ‘Contrepoints’ (cf. liens vers sources en bas de page).

Michel Garotté de  www.dreuz.info

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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