Qui peut encore acheter son appartement, sa maison?

Publié le 20 Novembre 2012

L'Expansion

 Le marché immobilier est de plus en plus fermé. Avec un nombre de transactions en chute libre, les ventes se concentrent sur des acheteurs plus âgés et plus aisés. C'est ce que confirment différentes études publiées récemment.

D'après le courtier en ligne Empruntis, le montant de l'apport a battu cette année tous les records des années précédentes, à 50 465 euros. Un niveau jamais atteint, même en 2010.

"C'est la première fois que l'apport moyen franchit la barre des 50 000 euros, et si ce chiffre est certes hautement symbolique, il faut se rappeler qu'il y a une petite quinzaine d'années à peine, cette somme correspondait à un bien immobilier correct en province et au prix d'un studio à Paris" commente Maël Bernier, Directrice de la communication d'Empruntis.com. On est en droit de se poser la question de qui peut disposer aujourd'hui d'un tel apport? Cette somme de 50 465 euros étant qui plus est dépassée, en Ile-de-France notamment, avec un apport moyen de 82 840 euros."

Exclusion des primo accédants les plus modestes

Concrètement, elle implique soit d'avoir des revenus suffisants, avec une moyenne qui tourne à 4430 euros par mois par ménage pour l'ensemble de la France, selon Empruntis; soit d'avoir économisé pendant des années; soit, surtout, de pouvoir compter sur la vente d'un premier bien. Ainsi, comme le relève encore Maël Bernier, "cette hausse de l'apport moyen dans nos dossiers n'est pas seulement la conséquence d'une exigence supplémentaire des banquiers, mais bien et c'est ce qui est inquiétant de la représentation grandissante des secundo-accédants dans nos dossiers au détriment des primo-accédants ne disposant que d'un très faible apport."

Cette évolution se lit concrètement dans la hausse de l'âge moyen des acheteurs - autour de 36 ans selon Empruntis - et dans la quasi exclusion des ménages aux revenus les moins élevés. De même, elle explique que la durée moyenne des crédits soit passée à 20 ans contre 20 ans et 9 mois il y a un an. Les banques se concentrent sur les acheteurs les plus solvables et limitent les offres de crédit de très longue durée aux plus modestes.

L'Observatoire du Crédit Logement/CSA ne fait pas un autre constat. Selon lui, cette évolution du marché s'explique par l'effet cumulé, depuis 2010, de la dégradation de la conjoncture générale et de la reconfiguration du prêt à taux zéro (PTZ+), supprimé dans l'ancien et amoindri dans le neuf.

La mesure a immédiatement impacté le pouvoir d'achat des plus modestes. L'Observatoire du Crédit Logement observe ainsi que l'indicateur de solvabilité des ménages ayant un revenu de moins de 3 SMIC est tombée à son plus bas niveau depuis le début des années 2000. Et leur part dans les transactions est tombée à 38% (14% pour les ménages aux revenus inférieurs à 2 SMIC, 24% pour les 2 à 3 SMIC) contre 42% en 2008.

Autre conséquence, la part des moins de 35 ans est passée à 47,4% des transactions contre 52,4% il y a deux ans, les moins de 30 ans représentant moins du quart des acquéreurs.

Le profil particulier de l'acheteur Paris

Toutes ces évolutions sont évidemment exacerbées sur ce marché très particulier qu'est Paris intra-muros où les prix ont atteint un nouveau record à 8440 euros le m2. Les ménages acheteurs y affichent en effet un revenu moyen d'environ 8.000 euros - soit près du double de la moyenne nationale -, et un âge moyen de 37 ans. Quant à l'apport moyen, il atteint198.828, selon Empruntis. " Ces chiffres nous confirment en effet que le marché parisien est désormais réservé presque exclusivement aux secundo-accédants disposant de revenus élevés, commente Maël Bernier. L'apport élevé étant la résultante de la plus-value réalisée à la revente. En effet, à part quelqueschanceux disposant d'un gros héritage, quel primo-accédant lambda dispose d'une épargneflirtant avec les 200 000 euros ? ".

De fait, jamais la proportion des ouvriers parmi les acquéreurs n'a été aussi faible, notait récemment le réseau d'agences Century 21. Ils représentent à peine 6,1% des acheteurs quand leur part était encore de 12,5% il y a un an.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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Claude Germain V 20/11/2012 22:23


Oh  !!!!! du calme ... les raconteurs de betises. venez ici sur Anglet 64600 ou un coquin et triste sire de Maire  Socialo-stalinien est en train de piller le patrimoine des angloys
possédants encore des terrains , il met la préemption dessus pour les livrer aux promoteurs locaux mafieux  ,tel Halday , le Col , Brod et Kofman , tous ces parasites qui sévissent sur la
Cote Basque et pillent les derniers espaces verts qui existaient encore sur Biarritz-Anglet-Bayonne ,les maires de ces 3 communes dont particulièrement le Maire d'Anglet dément et démagogue qui
s'evertue UNIQUEMENT A INVENTER DES TRAVAUX PARFAITEMENT INUTILE , POUR FAIRE TRAVAILLER LES ENTREPRISES LOCALES ...C'est 3 mois âpres qu'il ait été élu que je me suis permis de dire a ce triste
dictateur :" monsieur le maire votre rôle n'est pas de créer et d'inventer des travaux inutiles ,votre rôle est de gérer parfaitement les impôts des contribuables de manière a ce que l'on en
paient le moins possible" cet immonde personnage a osé me répondre  " que voulez ,les entreprises de travaux publics du coin ont besoin de travailler autrement cela ferait des chômeurs " .Je
lui ai alors répondu " mais monsieur le maire si nous vivons dans un système dit libéral , et bien aujourd'hui nous sommes dans le bâtiment , demain nous sommes chômeurs ,et âpres demain nous
sommes conducteur poids-lourds ; point barre " la discussion s'est arrêtée là ...... pitoyable le type ....
L'anecdote du socialisme en travaux public ... accrochez vous : un dos d'âne freineur un peut trop haut , environ 15 a 20 centimètres , placé derrière l'école des Sœurs ,zone de Chiberta a Anglet
; l'entreprise de travaux public arrive , au lieu de raccourcir le dos d'âne freineur ,soit 2 ouvriers et 1 heure de travail pour le raccourcir de 5 a 6 cms en hauteur sur la largeur de la rue (
cout ? disons 800 euros ), on fait venir 5 ou 6 ouvriers , un camion de bitume , la machine a étaler , on racle un peu le vieux bitume autours du dos d'âne pour faire adhérer et on étale sur une
épaisseur de 10 centimètres 150 mètres de longueur de route ( cout ? disons 6000 euros ? ) elle pas belle la gabegie et on raccourci la hauteur du dos d’âne en épaississant la route ; le
comminisme des années 45....
et donc pour en revenir au béton immeuble-cube , on se rend compte que la construction de cubes classes moyennes et social EST PARFAITEMENT INUTILE puisque cette activité bâtiment ne sert
UNIQUEMENT QU'A FAIRE VENIR ICI une énorme population immigrée ,africaine et autre ,une vidange également des cités de grandes villes X Y ou Z, et au fil du temps on se rend compte que la ville
devient de plus en plus racailleuse , dépotoir d'une population complètement étrangère a la région ,dont le maire socialo -stalinien est très fier ,cela lui donnera de l'électorat , bilan : DES
DEPENSES I-NU-TI-LES ( tel que centre culturel a la gloire de Staline qui explose au niveau du prix 15ou18 mi/euros, le conseil municipal mafieux sur ordre du maire vient de voter 2 millions
d’euros supplémentaires sur le dos des habitants d’Anglet , nous avons affaire a des DEMENTS), UNE DESTRUCTION DU PATRIMOINE BASQUE , UN CHANGEMENT ETHNIQUE PAR UNE POPULATION DE SUBSTITUTION QUI
N'A RIEN A FAIRE ICI AU PAYS BASQUE ,PUISQUE ELLE N' APPORTE STRICTEMENT RIEN QUE DES PROBLEMES SUPLEMENTAIRES + L’OCTROI A CES GENS LA D’APPARTEMENTS SOCIAUX ET AUTRES PETITES VILLAS ,SUR NOTRE
DOS , car il faut voir le débarquement de « MALINS » venant de l’autre coté de la frontière espagnole , sri-lankais, siks , africains , musulmans et autre croooaatteeess  et
boossnniiiaaqquees qui debarquent ; j’oubliais les peruviens ; en quantité industrielle ayant flairé la bonne planque AU PAYS DES CONS QUI PAYENT ….. bilan : ON NE CONSTRUIT EN
France EN DEFINITIVE UNIQUEMENT , JE DIS BIEN UNIQUEMENT POUR UNE IMMIGRATION PARASITAIRE QUI VIENT EXIGER SUR PLACE OU QUI VIENDRA …..Quand le pseudo ANGLOY ,le bien nommé Espilondo dégagera
d’ANGLET COMPLETEMENT DEFIGUREE ,IL N’AURA LAISSE DERRIERE LUI QUE DETTE A LA MODE DE SEUSESCU ET BETONNAGE IGNOBLE ,EMBLEME D’UNE COMPLICITE FLAGRANTE AVEC LA MAFIA ENTREPRISES PUBLIQUES ET
PROMOTEURS …..
UNE HONTE ,la France n’a pas besoin de construction immobilière , il y a LARGEMENT de quoi loger les Français de souche …..plusieurs rapport indépendants existent sur le sujet…
Venez visiter Anglet et sa principale industrie orduriere socialo-communau-stalinienne , industrie qui glorifie les RACAILLES CULTURELLES POURRIES…. Industrie en augmentation JOURNALIERE :
LES TAGS … EH OUI ANGLET COMME BAYONNE ET BIARRITZ SONT SALOPES DE TAGS .. GLOIRE A LA RACAILLE POURRIE….dont les maires se font un plaisir d’en faire des expositions …de pourritures tagueuses….

Claude Germain V 20/11/2012 22:19



Pouf 20/11/2012 20:06


Paris, intra-muros, je ne sais pas mais banlieue proche, les prix sont quand même plus acceptables... Maintenant, j'ai connu des voisins qui avaient acheté un appartement à Paris, qu'ils ont donc
gardé seulement quelques années : ils l'ont revendu et sont venus s'installer ensuite dans notre banlieue et ont pratiquement pu payer la maison ! Mais je me répète, c'était il y a 25 ans et
l'inflation leur a servi...Cependant vous oubliez 2 points importants, c'est que le bien acheté peut être transmis, en particulier si l'un des conjoints décède, le loyer peut devenir trop
important et en contrepartie les emprunts se trouvant remboursé par l'assurance, le bien appartient au survivant...le deuxième point, c'est les charges, en appartement, elles deviennent
insupportables et en cas de mauvaise fortune, la situation devient invivable, en maison vous pouvez "survivre"... Maintenant, je ne dis pas d'acheter n'importe où et n'importe quoi.

Epicure 20/11/2012 19:48


Acheter en province où les prix sont retés raisonables est une évidence, sauf si on est licenié dans une région pauvre en emploi: la maison ne vaut même plus ce que l'on a payé et sans inflation
elle a coûté cher. Le risque doit êtyre pensé en fonction de paralètres nombreux et totalement incomparables d'une professsion à l'autre et d'une Région à l'autre.


Fonctionnaire à Paris, je m'endetterais pour 30 ans et plus à n'import e quel taux...!!!!!!


Comparez ce qui l'est et on en reparle. Et surtout ne pas avoir à Vendre, quasi toujours à perte :calculs bien faits, honnêtement, maist pas pour Se Rassurer...!


Si vous êtes sûr de partir seulement les pieds devant, après 50 ans de jouissance, alors là plus de problèmes, ou presque....Mais depuis 30 ans, qui peut savoir cela, à part les fonctionnaires en
mutation définitive et les professions "vissées sous leur plaque": Notaire, Médecin, Avocat en Cour d'Appel (sinon, il doit déménager au diable si le Tribunal est supprimé...) Avocat d'affaires
qui habite n'importe où et travaille tout le temps où il veut  ou doit; magasin sécurisé: Quincaillerie en petite ville de province ou quartier important sans risque qu'un Monsieur Brico
n'arrive dans le coin...etc


Le coup de coeur et le beau coin, sont réservés aux riches héritiers et alors là la question ne se pose même pas. Si on peut attendre avec du cash une liquidation d'héritage ou vente à la
chandelle, alors c'est le pactole...

Pouf 20/11/2012 18:16


Cher Épicure,


Je ne partage pas votre avis...Mon beau-frère soutenait ce point de vue : bilan 30 ans plus tard, il paie son loyer, pour mettre en équivalence avec mon logement, 1200 € pendant que je ne paie
rien et que je pourrai planter des pommes de terre dans mon jardin comme nos gouvernants nous y amènent. Bien sûr, il y a eu des années pendant lesquelles il a été bénéficiaire, mais
peu...Évidemment, il faut acheter à un niveau de prix convenable et en fait nous n'avons remboursé que peu de temps plus qu'un loyer et cela s'est vite inversé. Je crois que le problème actuel
vient de l'absence d'inflation ( reconnue...). Je sais que ce mot ne plaît pas mais je lui trouve des avantages quand les salaires suivent. Le poids des mensualités diminue et les perdants sont
les détenteurs de capitaux "non actifs". Cela me paraît sain.

Epicure 20/11/2012 16:45


je l'avais prévu en 1990 et conseillais à un jeune homme de louer et de ne pas se mettre une corde autour du coup ...


Il n'aurait aujourd"hui qu'un apparttement modeste payé HORS DE PRIX (spéculation promoteur vendeur et frais de Notaire irrécupérables et hors normes absolues: inchauffable avec le voisin dans
votre chambre à coucher etc...et aurait vécu 20 ans de jeunesse dans une semi misère, avec un salaire déjà de 35% inférieur à ceux de ses parenst 30 ans plus tôt.. et il aurait dû, en
l'occurence,  changer de job et s'expatrier, sans bénéfice aucun puisqu'il aurait dû payer les crédits.... louer un autre appartement ailleurs, et louer le sien avec les risques qu'on
connait.(!!!) sans doute moins cher quye ce qu'il était obligé de louer ailleurs...Dans 20 ans, quand cet ex jeune homme aura 70 ans, il louera pour pas grand-chose ce qu'il voudra où il voudra
(au moins loin de centres de toute façon inaccessibles à 99,4% des gens (Paris St Tropez Monaco...)Et en attendant, il aura vécu et élevé ses enfants dans le confort.


Voici deux ans, quelle n'était pas ma joier de voir ENFIN un EXPERT dire cela à la Télé dans c'est à dire.....


Ah les cons...